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schangels
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Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne.
Catégorie :
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25.12.2007
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Voyez ces saintes que je ne saurais cacher

Posté le 29/06/2009 à 15:44 par schangels
Peut-on encore parler de défense de la civilisation française, lorsque les potentats de la République gesticulent à tout va derrière leurs pupitres de mauvais rhéteurs et nous interpellent face au danger du voile intégriste? A supposer que nous soyons encore une civilisation portée par des valeurs communes; à supposer que le contrat social vanté autrefois par Rousseau ou Rénan ait jamais servi de prétexte quelconque dans la construction de notre République.
En un mot: que dire de l'appel anti-burqa de nos ministres responsabilisés?
Peu importe le lexique en vogue: voile, tchador, hijab ou burqa ... poil aux bas de soie, inversés pour la cause. Mais la cause de qui, la cause de quoi, et la faute à qui?
La première concernée par cette vague de sympathie pro-religieuse, Fadela Amara, a déclaré que voile et burqa ne font qu'un et participent ensemble à la dégradation de l'image de la femme musulmane en France. Un peu fort de café (turc, sans doute), mais admettons. Puis au premier petit homme de France d'emboîter le pas à la précédente, clamant haut (autant que faire se put) et fort que la burqa n'a pas sa place en France. En un second mot: toute marque de prosélytisme religieux musulman serait proscrit sur notre territoire laïc, parce qu'il dégrade l'image de la femme et la réduit à une esclave d'un mari tout-puissant. Admettons encore.

N'y aurait-il pas une bonne grosse hypocrisie crasse derrière tout ce fatras de déclarations solennellement humanistes? S'il faut revenir un instant sur les arguments présentés contre cet excès d'islamophilie vestimentaire, revenons-y et démontons en groupe chacune de ces excuses bidonnantes:

Affirmation 1. Le voile (qu'il soit tchador, hijab ou burqa) est un signe de dégradation pour la femme.
Réponse. Dégradation de quoi? D'un signe de pudeur revendiqué par les porteuses-mêmes de ces voiles à longueur croissante? Si la foi exige un moindre respect des règles liées à la concupiscence, dissimuler son visage derrière le linge n'est qu'une marque de soumission à ce devoir religieux. Que ne ferait-on pas au nom du sacré, et d'autant plus si un bain d'huile bouillante vous attend dans le cas contraire et pour l'éternité de votre trépas à venir? De quoi y réfléchir à deux fois avant de céder aux charmes des jupettes façon tunisienne pro-occidentale ...

Affirmation 2. Si les femmes musulmanes disent porter ces voiles insultants pour le condition, c'est parce qu'elles ont été conditionnées par leurs maris et leur milieu patriarcal.
Réponse. Qui n'est pas conditionné par son milieu ambiant, que ce soit un père autoritaire ou une télé envahissante? Le refrain du discours émancipateur au service de victimes avilies, ou celui d'une quelconque prise de conscience d'un fait supposé établi ne peut qu'inciter d'autant plus la rancoeur vis-à-vis de laïcards trop sûrs d'eux pour être suffisamment sincères.

Affirmation 3. La République est laïque et ne tolère pas les signes de prosélytisme.
On y arrive enfin, maintenant que les arguments précédents sont rangés dans leur tiroir vermoulu et laissent place au vrai problème en cause: le caractère ostentatoire de ces voiles, d'autant plus voyants qu'ils servent à ne rien laisser voir de leurs porteuses. Mais qui peut interdire à un libre citoyen de montrer son obédience et ses formes de soumission personnelles, qu'elles soient l'affaire d'un particulier profane ou d'un général très sacré? Se soumettre à Dieu n'est pas interdit dans les lieux publics hors de toute administration républicaine, pas même dans un pays laïc comme le nôtre. Rien ne peut donc interdire maman Fatma ou soeurette Djamila de porter le linge noir dans chaque rue de France, que ce soit pour pousser le berceau de la fillette ou pour le caddie de la maman fatiguée.

Alors? Alors ceci: le linge dérange parce qu'il entre en contradiction avec nos aspirations individualistes et hédonistes. Le plaisir s'obtient par l'épanouissement sexuel et la conquête des regards d'autrui; impossible de conquérir quoi que ce soit sous une burqa ferraillée, donc pas d'émancipation personnelle en terre libératrice nommée la France. Le citoyen français est "libre", propriétaire de son propre esprit critique et maître de sa propre destinée parmi les autres membres du corps social. En conséquence de quoi le port des voiles est un obstacle à la libération de la femme musulmane? Clap de fin, merci les gens et vive la laïcité? Que dalle, sinon pour quelques politiciens en mal de point médiocratique et pour qui les discours très proprets sur la condition féminine servent toujours à temps de cache-misère populiste. Notez bien que je suis pour la vie et la paix, mais qu'il y a bien de quoi s'en tamponner le coquillage en attendant la fin du monde.

La vérité est que l'on n'aime pas ce que l'on connaît pas, et que l'on connaît trop mal la symbolique musulmane pour la prendre avec assez de recul éclairé. Dédicace à l'esprit des Lumières dont nous, Français, sommes censés être les dépositaires. La vérité est aussi que le discours débité depuis le début de ce blog ne fait qu'opposer à l'angélisme laïcard un relativisme de mauvais aloi et incapable de répondre à la véritable question posés:

Pourquoi ces voiles nous dérangent-ils?

Trêve de grandes raisons abstraites et d'ode à la condition de la femme en péril. Celle-là a déjà assez morflé dans le sens contraire à l'intégrisme incriminé ces derniers jours: la mini-jupe, le maquillage à tire larigot, les entrées gratuites en boîte sous garantie de tenues ras-de-la-touffe ... font-elles plus pour la femme qu'un voile destiné à dissimuler les corps d'yeux malveillants? La malveillance est attisée d'autant plus par le corps galbé et charnel de la femme. Raison de plus pour inverser la donne et glorifier le caractère moral de voiles aux conséquences vertueuses: aimer la femme pour ce qu'elle en impose, et non pour ce qu'elle expose? Pas sûr que les grosses dondons envoilées attirent la concupiscence des jeunes mâles en rût, dans notre chère France des droits de l'Homme un peu majuscule ...

La vérité est qu'une burqa choque pour ce qu'elle nous rappelle la condition de la femme talibane, où esprit critique et liberté d'opinion ne sont pas du dernier cri de muezzin.

La vérité est qu'un voile choque pour ce qu'elle contraste avec nos idées personnelles de la France: ces jeunes filles en fleur aux jupes portées par le vent, ces petites rues bien franchouillardes d'une époque où le drapeau tricolore signifiait encore quelque chose pour l'étranger.

La vérité est qu'un voile choque parce qu'il symbolise le résultat carrément inverse d'une politique d'intégration, prônée autrefois par les libéraux en mal de main d'oeuvre bon marché, ignorée de nos jours par des politiciens dépassés par les événements et plus aguerris aux questions de pouvoir d'achat que de civilisation.

La vérité est que ces saintes d'autant-plus-voyantes-qu'elles-ne-se-laissent-pas-voir se mélangent peu à la foule des fromages blancs et restent le plus souvent en comité restreint, sous l'autel protecteur de la famille ou des amis eux aussi immigrés. Isolement, méfiance, défiance.

La vérité est que la question de l'immigration n'a jamais été réglée cartes sur table; qu'elle a été imposée en termes de politique de regroupement familial et décidée pour des raisons pas très catholiques, pour la cause: une main d'oeuvre bon marché, qui plus est venant d'une population largement issue de sympathisants pro-FLN autrefois en lutte contre un territoire désormais rétributeur.

La vérité est qu'il n'est jamais facile de composer avec des moeurs différentes voire contradictoires, et que l'immigration en masse d'un prolétariat condamné à des métiers de bas étage ne contribue en rien à une éducation suffisante pour apprendre à vivre ensemble. Dédicace aux donneurs de leçons humanistes qui peuvent d'autant en parler qu'ils n'auront jamais à essuyer ces bancs d'école en chute libre de résultats.
Pas d'humanité sans humanités, dixit Hugo pour qui un livre ouvert est une prison fermée. Peu sûr qu'une Playstation remplacera jamais le rôle éducateur d'une leçon de choses littéraire. Du voile incriminé au projet de civilisation à incriminer, il ne devrait y avoir qu'un pas de géant que quarante années de vide politique sidéral ont su élargir.

La vérité est que le discours des droits de l'homme n'est accepté que pour autant que l'homme en question nous ressemble en particulier et se distingue de l'autre, le barbare en puissance que l'on ne connaît pas et que l'on ressent pas le besoin de connaître sur notre propre sol de naissance. Sauf devant le fait accompli, pour le meilleur comme pour le pire.

La vérité est qu'il est parfois difficile de cohabiter lorsque nous ne sommes pas les décideurs de notre propre logement. Promiscuité qu'il s'agit d'accommoder par quelques discours fumeux en trompe-l'esprit, à grands coups de droit de l'hommisme commode et d'intégration depuis longtemps désintégrée par des quartiers regroupés sous forme d'ethnies tribales.

Et la civilisation, dans tout ça? Et l'émancipation des individus, dans tout ça? Sûr que le string ne risque pas d'être porté au pinacle par le premier petit homme de France. La vérité est la situation française nous dépasse depuis longtemps, et qu'il s'agit de s'y accommoder dans l'attente d'un grand projet commun. Lequel? Mais suis-je donc bête: la liberté, l'égalité, et la fraternité!
En attendant l'harmonie finale et l'arrivée de la paix sur Terre, gageons que les quelques excitations pauvrement rhétoriques de l'avant-soirée européenne auront su faire gagner quelques points de sympathie pour la forme, à défaut de convaincre un problème qui nous fait toucher le fond.
Que veut la France? Pourquoi en sommes-nous là? Que faire pour demain? A part trouver un boulot, se dégoter une âme soeur potable et éviter l'accident de charrette avant la cinquantaine bien sentie, le doute est profond quant aux moyens de justifier le débat sur la burqa et caetera.
Aux formations de légions de la vertu noirâtres, permettez une préférence marquée pour l'oeil d'esthète à tendance voyeuse mais pas trop perverse. Dédicace au technologique "Seventeen" de Ladytron, ou la formation industrielle de jeunes filles empruntées en défloraison systématique:

Vidéo Youtube



Goût hérétique de pêcheurs occidentaux condamnés à l'huile bouillante? Allez savoir. Tant que l'oeil envieux ne tourne à l'acte pervers, nous voila sauvés pour un temps. Le temps passé ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Mieux vaut quelque chose plutôt que rien, nous dira-t-on en guise de consolation. Amen. Dédicace à la condition juive, pour finir cette ode à la différence pas indifférente.


F&H


Consanguins et or

Posté le 30/05/2009 à 19:50 par schangels
La photo: Franck Ribéry. Ex-messin de raison, ex-boulonnais de coeur. Content pour l'autre, indifférent pour l'un.


C'est donc signé pour un an de plus, dans le bas-étage des petits stades aux petits matchs ... non pas qu'ils soient tous grandioses et inoubliables à l'étage du dessus, loin s'en faut; mais la manne des droits TV ne fait jamais trop de mal aux petits clubs en mal de recettes les fins de mois.
Note: pas un mot polémique du journaleux de service Sébastien Vuillaume, correspondant sportif du FC Metz pour notre canard boîteux local du Républicain Lorrain. Pas un mot sur les histoires bancales d'impayés de fin de mois, pas un mot sur la sorte de lutte des classes de riches installée dans les vestiaires grenats depuis quelque temps, semble-t-il ... connivence, ou ignorance? Incompétence ou complicité de silence, c'est selon.
Mais le mal n'est pas là, en ce lendemain de dernière journée où le Grand Est a pris un sale coup de gnaule frelatée dans la musette. Ni Metz, ni Strasbourg n'auront retrouvé leur place attitrée après un an de purgatoire liquéfiant. La cause? Une autre sorte de connivence venue du Nord, après que les Sang-et-Or du RC Lens aient laissé échapper trois points lors de l'avant-dernière journée. Trois points pour qui? Pour les voisins Boulonnais, pardi! Un joli service rendu à ce petit port nordiste, un petit miracle offert par le gros lensois au petit voisin de Bouligne-sur-Mer.
De la peu gracieuse accusation de débilité consanguine à la copulation nordiste fertilisante, il n'y a finalement que l'espace d'une saison ... de la banderole insultante des Boulogne Boys à la montée incroyable des boys de Boulogne, il n'y a qu'une centaine de kilomètres de distance.
Comme quoi les petits arrangements entre amis ne font jamais de mal aux amis; parole de Ch'tis. Le Grand Nord qui pavoise, avec pas moins de quatre clubs en Ligue 1 version 2009-2010 (Lille, Lens, Valenciennes, et Boulogne-sur-Mer). Le Grand Est qui compte ses deux plaies ... Comme quoi l'ancien pacte germano-autrichien du Mondial 82 a repris des couleurs vives près de la mer du Nord, en cette fin de saison où bien des gros bras ont été dé-boulonnés. Mais qui pour s'en indigner, sinon le président du RC Strasbourg écoeuré par ce petit jeu de dupes de la dernière heure?
Pas de doute que l'Alsace-Lorraine aura bien joué avec le feu au point de cramer leur saison, que le coup de pelle derrière la nuque ne sera pas venu d'une autre paluche que de la leur ... mais tout de même ... rageant pour le Grand Est, autre région victime d'un effet Ch'ti qui aurait la bonne idée de se faire plus discret à l'avenir. Merci pour nous, les grands du petit Est où seul le club au chardon surnagera parmi l'élite l'année prochaine. Voire Sochaux, mais on ne parle décidément plus du même Est si ce besoin est.
Qui donc lavera l'Alsace de cet affront, sinon le voisin Derrick et son mythique larbin de service à la touffe blondine? Paix à son âme et ses boulettes de viande. Rappelons-nous au bon souvenir de maître Horst docteur ès déprimes de début d'après-midi; un moindre réconfort, par ces temps qui courent contre nos fanions:


Vidéo Youtube




Fahne hoch? C'est du propre! La Fricadelle a gagné une bataille sur le Bretzel, certes. Patience ...


F&H

Une saison en enfer

Posté le 23/05/2009 à 00:06 par schangels
Une de plus, tout au moins ...

... à force de jouer avec un feu qui n'a rien de sacré, le club aura fini par brûler ses dernières cartouches de la saison 2008-2009 et épuisé son dernier espoir de remontée directe. Un minimum syndical même pas satisfait, au final. Un sacré gâchis, à défaut: des adversaires directs toujours assez polis pour perdre ou ne pas gagner lorsque Metz ne faisait pas mieux dans le même temps. Des nuls ou défaites accumulées à la pelle chez d'autres équipes pourtant moins étoffées: nuls de dernière minute à Boulogne ou à Vannes, défaites amères à Troyes ou Clermont, défaites étouffantes à domicile contre Boulogne (en août dernier), puis contre ... le même Clermont il y a un mois à peine. Trop de points lâchés entre-temps, et malgré toute la bonne volonté de concurrents directs pas mieux lotis. Un championnat au trio de tête un peu moins instable que le groupe des grenats blafards. Voilà tout, pour une fin des haricots qu'on n'a pas fini de sentir côté digestion incommodante. Accident industriel, un de plus. Et pas à moitié, cette fois. Le pire dans l'histoire de club, de mémoire de supporter de l'avant-dernière génération.

... une saison de plus à végéter dans l'enfer nauséabond de la Ligue 2 et ses matchs si souvent insipides, où l'écho trouve droit de cité dans les travées d'un stade souvent désempli et les cris d'enfants invités de force par groupements de cars entiers dissimulent tant bien que mal le vide d'un désamour en progression constante.
Traduction: Metz a osé gâcher ce soir sa dernière chance d'une énième ascension en Ligue 1, la seule à l'image de son palmarès et son histoire. Terrassé face au petit Ajaccio, qui plus et après six matchs d'affilée sans pouvoir décrocher une moindre victoire. La tâche n'avait pourtant rien de plus rude que lors des deux derniers supplices à domicile: 0-0 face au dernier de la classe, avant un 1-1 miraculeux face au 18e. N'en jetez plus. Le Graoully ne crache plus de feu et plus rien de sacré ne brûle autour de Saint Symphorien. Morne plaine.

Et maintenant? Un budget encore réduit de 15 à 11 millions d'euros. Une misère qui laisse croire à quelque bonne recrue flairée de dessous les fagots. Une ancienne tradition des années 80 et 90, perdue entre-temps pour d'improbables mercenaires synonymes de gabegie fatale: Padovani (accident industriel), puis l'Ukrainien déprimé Skatchenko, le Polonais transparent Zewlakov et le Coréen tout pourri nommé Han (gloire éphémère d'un Mondial 2002 trompeur) témoignent de cette absence de flair devenue chronique. Des actionnaires qui ne resteront pas pour la bonne odeur huileuse des casse-dalle made in Steinhof; pas plus que Serin, l'actionnaire principal de la métallurgie qui promettait plus qu'un nouveau stade et dont le nom de famille ne rimera pas plus avec philanthropie que mécénat. Des joueurs cadres forcément sur le départ: Cardy, Barbosa, Agouazi, voire le gardien helvète Vailati qui promettait pourtant ...

Et l'avenir? Un avenir qui sent plus celui de l'AS Cannes ou le Stade Lavallois que celui du RC Lens ou du ch'ti de Boulogne. Au mieux: végéter en Ligue 2 une saison de plus, en attendant quelque investisseur séduit par le plan d'Eau ou la place d'Armes (soyons fous: par le Centre Pompidou, tant qu'on y est). La fin d'une ère Molinari qui laissera sur un gros point d'interrogation: gestionnaire avisé ou thésaurisateur frileux, tout compte fait? Autant le sage italien forçait le respect pendant les périodes malignes où de juteux recrutements façon système D (Pirès, Pouget, Blanchard, Song, Isaïas, et j'en passe des plus anciens qui mériteraient bien leur bout de ligne) donnaient le meilleur à peu de frais. Puis vint l'accident après le zénith: une place de premier ex-aequo en 1998, à deux buts près; pas grave, car venait le petit Helsinki en guise de sandwich finlandais pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Une tuile, au final, pour une équipe de Metz revue à la baisse et incapable de faire la différence face à si faible adversaire. Le début de la fin pour la clique à Meyrieu: baisse dans le classement (pas difficile non plus, après avoir touché le plafond français), baisse dans le niveau de jeu ... jusqu'à l'impensable cataclysme d'une relégation historique (au sens péjoratif du terme, s'entend) en mai 2002. Après le pseudo-cataclysme lepéniste du premier tour des pestilentielles, et juste avant le séisme tricolore d'une pitoyable élimination au Mondial asiatique: un entre-deux grenat qui virait au cramoisi à l'odeur rance. Première relégation, après plus de 40 ans de bons et loyaux services continus en première division. La suite logique d'une descente aux enfers que notre Graoully n'avait pourtant plus l'habitude de fréquenter; l'ambiance du Quai de la Seille allait si bien à notre dragon favori, les soirs de fête populaire où l'odeur de bière Amos se conjuguait à celle des frites grasses pour mieux faire poireauter durant les bouchons solennels de sorties bien arrosées.

Et maintenant? Une ambiance morne, des gradins qui sonnent creux, des vieux toujours cons mais dont les affirmations péremptoires ne sont même plus contestables ... un fond de jeu transparent, basé sur une moindre puissance des attaquants sénégalais et un milieu presque trentenaire en dents de scie. Et Pouliquen, dont le ton et le métier promettaient tant et apporteront si peu au final? Si peu, pour le moins: deuxième année consécutive en Ligue 2, du jamais vu depuis plus de quarante ans côté Saint Symphorien. Et demain? Une gueule de bois vermoulue qui suinte déjà la crainte des lendemains de dettes à honorer.
Je me souviens d'une époque où, enfant joufflu aux idées préconçues mais toujours rêveuses à souhait, je ne pouvais imaginer que mon club grenat ose descendre et déshonorer la flamme orgueilleuse de son dragon d'emblème. Aucune raison de s'inquiéter pendant si longtemps, depuis les Bocandé, Kurbos et Micciche jusqu'aux Kubik, Calderaro, Gaillot et autres Pirès toujours assez forts pour assurer l'essentiel et offrir quelques plaisirs du samedi soir. Autre époque. Le temps d'une autre ère où le nom de Bosman ne disait rien à personne et les recrutements juteux n'étaient pas réservés aux seuls plus riches.
Saint Symphorien va sonner creux, encore, quitte à laisser la voix la plus forte aux inconditionnels grincheux à qui on ne la fera jamais. Foutus Cassandre de service que l'avenir ne risque pas de faire taire de sitôt. La Lorraine n'est vraiment plus grenat. La faute à un équipage qui coule en terre corse. Le signe d'une décadence progressive, inaugurée depuis un rendez-vous raté avec la Ligue des Champions puis confirmée avec la rénovation des tribunes Ouest-Est (syndrome récurrent de futurs résultats médiocres; demandez donc à Caen et Nancy version fin 90) et entérinée hier soir. Où est l'abîme? Déjà là pour beaucoup de supporters sans doute prêts à trouver un nouveau passe-temps les vendredis soirs d'hiver.
La Lorraine est rouge et blanche, qui va le rester encore un temps. Le chardon pour emblème régional, voilà qui a de quoi faire mal au postérieur délicat de frêles pèlerins sur leur chemin de croix de lorraine. Faute de mieux, côté Saint Symphorien.
Quelques souvenirs de poche, avant de panser l'avenir pas rose:


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Un soir purement historique, où le mémorable gardien Michel Ettore avait pu s'enquérir auprès du goguenard Schuster du jambon promis par la grande gueule allemande devant la presse d'entre-deux matchs.

Après le meilleur européen, les deux trophées de Coupe de France version 84 et 88:


Vidéo Youtube




Kasperczak à la barre et Laguerre aux soins (lequel entraînera le club local de Mondelange par la suite, pour les connaisseurs du coin), pour un vendredi soir capable de faire oublier une période sidérurgique peu glorieuse.


Vidéo Youtube




Une finale vue de mes yeux vus, contrairement à la première plus vieille de quatre ans. Une belle victoire face à un promu alors dévastateur, avec en prime une pointe écossaise nommée Eric Black et que les pépins à répétition auront gâché le séjour lorrain. Bien dommage, mais thank you so much for l'égalisation ...


Et maintenant? L'heure de dormir, avant de se réveiller ... en Ligue 1. Plus tard. "Ma Lo-rrai-ne est gre-nat ... et elle le res-te-ra" ... Quelqu'un aurait-il du feu sur lui, par hasard? Prière de partager, merci. Pour une fois que le stade avait trouvé musique d'introduction des troupes à la mesure du spectacle, celui-ci s'en est allé avec les derniers espoirs d'un kop condamné à l'extinction de voix provisoire. Tant pis pour le fond, insistons une dernière fois sur la forme ... honneur au diabolique "Hells Bells", contrepartie messine du Van Halen marseillais et autres "coronnades" venues du Nord:


Vidéo Youtube




D'autres sons de cloche sont à prévoir, du côté de la Seille. Sans doute quelque chose de pourri, sinon de légèrement avarié dans le royaume grenat; quelque courroux dans les vestiaires ou des fins de mois douloureuses à honorer. Bruit de couloir, rumeur colportée par un ami fiable et membre des Génération Grenat. La vérité tombera sous peu, avant même le passage des croque-morts de la DNCG.
Un moindre réconfort de circonstance: ne pas oublier que le football est un opium populaire destiné à diluer la conscience des masses dans une béatitude puérile qui stérilise toute velléité de résistance face à un Etat potentiellement oppresseur et oppressant. On marxise comme on peut, certains soirs où le ciel est bas. Et vive la démocratie participative ... et merde.


F&H

Polon(i)aiseries dans le colis mateur

Posté le 04/05/2009 à 12:00 par schangels
(Cible en vue, ci-dessus: la ville de Łódź, située dans la voïvodie ou division administrative de ... Łódź. Simple; tout le contraire de la prononciation. Pour situer la ville, encore plus simple: visez la fléchette sur le plein milieu du pays)


Mélangeons quelque peu les neurones aux hormones, ou le sec à l'humide l'espace d'un billet à l'odeur slave et pour le plus grand bien d'une âme (?) et d'un corps (!) enfin réunis sous l'autel du charme si sensuel.

La Pologne ("Polska gola", pour les intimes du ballon rond sans silicone), ou l'autre pays injustement méconnu de la spiritualité devenue bouclier civilisateur alliée à la beauté si racée des filles du pape. La Pologne, ou ce petit bout de terre fertile en idées vives si souvent menacé dans son identité par deux gros voisins trop pluriséculaires aux coudées franches et pour le moins fracassantes. La Pologne, ou ce trésor de splendeurs enracinées qu'il m'est à nouveau donné l'occasion d'admirer le temps d'une conférence bien moins enivrante. Pour des yeux extérieurs, du moins. Certes, mais que ne ferait-on pas au nom de la science pour moitié intéressée à ce qui l'entoure, pour l'occasion ...
Considérant la caution semi-spéculative que ce blog est censé apporter à la population virtuelle, autant laisser une moindre trace de ce que j'irai baver proprement au milieu de quelques philosophes, linguistes, psychologues et cognitivistes sûrs de leur fait réunis l'espace de 3 jours à Lodz. Ecrivez: Łódź. Prononcez: "Woudj".
Voici, pour la caution riche en concepts aussi lourds que le métal silésien:


Titre:
"Au-delà du mythe fregéen. La valeur des valeurs logiques"

Résumé:
Deux des principaux thèmes sont examinés dans cet article, à savoir: les mythes de l'objectivisme et du subjectivisme en philosophie du langage, d'une part; le concept de vérité en philosophie et dans le langage, d'autre part. En un mot, l'objectif est d'utiliser les valeurs logiques comme de simples objets algébriques au sein d'une approche information-théorétique de la signification.
Un des mythes les plus marquants de la philosophie analytique contemporaine est l'"Axiome de Frege" paru dans [1], et tel que Suszko l'a baptisé dans [8]. Il a été décrit par Prior de la façon suivante (dans [5]):
"La théorie à laquelle le nom de Frege est spécialement associé est une théorie qui a de quoi passer pour assez fantasque, exprimée d'ordinaire comme une théorie en vertu de laquelle les énoncés sont des noms de valeurs de vérité."
Par opposition à ce mythe objectiviste des valeurs de vérité selon Frege, une résurgence des idées de Peirce a insisté sur le rôle de l'usage en vue de déterminer la signification des expressions dans un langage. Le résultat de cette division théorique est une opposition générale entre deux conceptions de la sémantique: une sémantique référentielle réaliste (Frege, Davidson), selon laquelle la signification d'une expression est donnée par son référent; une sémantique anti-réaliste basée sur l'usage (Dummett, Lorenzen), selon laquelle la signification d'une expression dépend de la façon dont elle est utilisée au sein d'une discussion dépendante du contexte.
Cela veut-il dire que l'avantage formel de la calculabilité (vérifonctionnalité, définitions récursives), qui prévalait dans la sémantique référentielle, devrait être abandonné par quiconque rejette le mythe fregéen de la signification? Cet article veut répondre par la négative: un espace libre existe pour une sémantique formelle basée sur l'usage, où la valeur logique d'un énoncé n'est pas son référent présumé mais l'information qu'il transmet. Appelons "Sémantique des Questions-Réponses" (symboles: SQR) la sémantique formelle correspondante ([6]): une logique multivalente non-fregéenne située dans la lignée des produits de matrices (Jaskowski in [3], Prior), où la signification d'un énoncé est un n-uplet ordonné de réponses fermées (oui ou non) à des questions correspondantes. Le procédé technique est une sémantique algébrique composée de valeurs logiques, mais les concepts classiques de vérité et de fausseté sont rejetés dans le métalangage et remplacés par deux valeurs basiques de l'affirmation (oui = 1) et de la dénégation (non = 0).
Si la pertinence d'un modèle théorique s'évalue en fonction de sa capacité explicative, un échantillon de problèmes philosophiques sera présenté afin de justifier la pertinence de SQR. Il comprend:
(a) la signification de la négation logique, ainsi que son rapport étroit avec la théorie des oppositions (in [4]);
(b) les forces illocutoires et l'analyse logique des actes de discours (dénégation, implicature scalaire in [2]);
(c) le changement de signification, et l'utilisation d'opérateurs dynamiques pour des ensembles de croyances (in [7]).

Notions clefs:
affirmation, changement de croyance, dénégation, implicature, négation, opposition, SQR, valeurs logiques

Références
[1] Frege, G.: "Negation", in M. Black and P. T. Geach (eds.), traduction des Philosophical Writings of Gottlob Frege, Blackwell, Oxford (1960)
[2] Horn, L.: A Natural History of Negation, Univ. of Chicago Press (1989)
[3] Jaskowski, S.: "Recherches sur le système de logique intuitionniste", in Actes du Congrès International de Philosophie Scientifique (1936), 58-66; reprinted in S. McCall (ed.), Polish Logic (1920-1939), Oxford University Press (1967)
[4] Moretti, A.: The Geometry of Logical Oppositions, thèse de doctorat, Université de Neuchâtel (2009)
[5] Prior, A.N.: Time and Modality, en part. Ch. 6, Univ. d'Oxford (1957)
[6] Schang, F.: "Truth-values are not the whole story (A question-answer semantics for paraconsistent speech-acts)", Proceedings of WCP4, soumis.
[7] Schang, F.: "Belief revision from an algebraic perspective (A four-valued dynamic doxastic logic and its applications within n-valuation)", Proceedings of LOCCOL08, à soumettre.
[8] Suszko, R.: "The Fregean axiom and Polish mathematical logic in the 1920’s", Studia Logica 36(1977), 377-380


C'était la caution.
Côté cour: une moindre visite de la ville, malgré le mal que l'on peut en dire en termes de quartiers insalubres ou de pollution coriace due au passé lourdement industriel du coin. L'avenir dira si cette ville plantée au beau milieu de la Pologne mérite le détour pour d'autres raisons qu'une conférence de philo-linguistes à forte coloration cognitiviste semi-modérée ...
"Alles klar", pour ce qui est du résumé ci-dessous? J'en doute, mais ne doute pas que la question ci-contre profite au bien acquis il y a peu sur Deezer: une petite perle germanophone signée par des électrons libres made in Outre-Quiévrain au beau milieu d'un billet sur la Pologne. Vive l'Europe, d'autant plus si elle se fait en talons aiguilles et lingeries si saillantes:


Vidéo Youtube


(Note explicative, rapport à l'histoire douteuse de lingeries ci-dessus: le clip officiel a été "désactivé sur demande" ... de puritain(e)s sans doute scandalisé(e)s par les jolies poulettes aimantées par une barre de fer centrale dans le clip officiel; vache maigre, ici, et une pauvre image centrale faute de mieux ...)

Préciosité stylistique ... quand elle vous tient au point d'étouffer le bon sens et l'inspiration sincère. Un problème que n'a pas connu cet autre sujet d'étude à venir si humain, plus grave et vibrant qu'une "simple" affaire de signification formelle. Fin du billet polonais, en attendant donc cette autre question autrement plus consistante et si compliquée à débrouiller parmi le flou ambiant du brouillard mancunien:

Qui fut réellement Ian Curtis? Ou pour taper dans l'os mou des vitreux de Paris Première: fut-il plus que CE qu'il fut? Comprenne qui voudra comprendre ce qu'il veut. L'apanage des questions où le ton fait toujours plus que la musique et dénude le roi au point de lui faire choper une grippe porcine en moins de deux coups de vent mexicains.
Manchester. autre ville industrielle aussi enfumée que le fut Lodz, à sa façon. La Factory et Tony Wilson en moins, pour le moins ...
Tentative de réponse hypothétique à la fin du périple, en vue de régler un problème de portée existentielle et bien matérielle (celle-là).


"Pozdrawiam serdecznie"
(traduction de la maison: F&H)

Elle a conquéri la platitude ... ou la platoure? Je ne sais ni ...

Posté le 07/04/2009 à 12:00 par schangels
La moutarde a de quoi monter au nez des plus raisonnables d'entre les adipeux du bulbe rachidien, lorsque de telles profanations de la pensée sont éructées en public conquis d'avance. Après un discours aussi discutable que le veut et cherche toujours son auteur, notre Jeanne d'Arc du Poitou bravitudinal a donc refait des siennes le week-dernier et décidé comme une grande qu'elle n'est que par la taille de pardonner un continent au nom d'une nation dont elle n'est ni la représentante morale, ni le chef d'Etat.
On dira ce que l'on veut du discours de Dakar de Sarkozy, lors duquel le petit nerveux a parlé de l'Homme Africain (substantialisation suggestive, d'emblée) comme d'un paysan soumis au rythme cyclique de la Nature. Quelque chose dans le genre ou à peu de choses près, et peu importe puisque "tout ce qui est excessif est insignifiant" (dédicace à Talleyrand, qui en savait un rayon pas voilé sur les nuances diplomatiques) et là n'est pas le propos de ce billet du jour pas clair ...
On ne tire pas sur les ambulances, fussent-elles à la tête de l'Etat. On tirerait plus volontiers sur les grandes gueules enfarinées pas foutues de respecter le génie national de la langue qu'ils charcutent sans gêne. On tirera donc sur la Royal mal nommée, dont chaque sortie publique tient plus de la constipation verbale douloureuse que de la confession responsable d'un "homme" d'Etat. Homme d'Etat qu'elle est d'autant moins, puisqu'elle n'a pas été élue. Ce qui n'empêche manifestement pas la belette (rapport à son profil proéminent ... dédicace aux féministes embusquées) d'ouvrir son claque-Chabichou lorsque bon lui semble. C'est-à-dire tout le temps, partout et tant que cela peut attirer les caméras sur son doux visage de faux-derche si pleine d'humanisme que ça déborde à plus savoir quoi faire du souvenir ému de Bob Geldof. Le fait du week-end: madame nous fait le plaisir de "s'excuser auprès du peuple africain" pour les paroles déplacées de son président jugé irresponsable lors d'un discours officiel à Dakar le 26 juillet dernier. Pour le coup, difficile de contester le côté contestable d'un discours mi-paternaliste, archi-généraliste et proche du "Y a bon Banania" dont le protagoniste aurait pu se passer. A moins que l'art de la provocation justifiable ne soit devenu son art consommé, mais peu importe encore une fois.
Tamponnons-nous le coquillage bigarré des effets pleurnichards ou post-coloniaux, et revenons plutôt sur l'effet d'annonce de la gourdasse (appelons une chatte une chatte, et les Aubristes ne s'en porteront pas plus mal loin s'en faut). Je dis: de quel droit cette dame représentante de rien d'autre que son séant mal assis se permet-elle de demander les excuses à un continent tout entier? Pour rappel théorique (histoire de créditer ce coup de sang coagulé d'une once d'abstractions apaisantes), l'excuse est un acte de discours dont l'énonciation exige que le locuteur ait autorité à le faire. Tel le curé qui, lui, est bien en droit de déclarer mari et femme un couple devant un saint autel dont la grande perche hyper-frustrée est la bigote refoulée ... ne proclame pas qui veut, d'une part; ne demande pas pardon qui veut, non plus.
L'ex-candidate de préciser, soulagement non dissimulé du côté de ses auditeurs jusque-là médusés, que cette demande n'est pas officielle et ne fait qu'exprimer la bonne volonté issue des profondeurs d'un gentil peuple français dont elle serait ... comment dire ... le héraut à l'oriflamme frappé d'une devise circonstancielle: "Fra-ter-ni-té"!!! Y a pas bon des fraternités qui méritent leur coup de ceinturon sur la croupe arrière droite, non pas pour rendre la justice déjà mal en point mais tout au moins pour soulager d'une situation médiocratique toujours plus détestable. L'OTAN par-ci et Carla sous les spots? Miss Béni-oui-oui par là, pleine de bonnes intentions dans son soutien-gorge rembourré d'anti-sèches diplomatiques tapées par un clone social-démocrate de Steevie Boulay.
Médiocratie, démocratie participative, Guignols de l'Info? Trois flèches empoisonnées d'un même combat pourri par la démagogie et l'ignorance élevée au rang d'innocence salvatrice ... quand les politicards ventrus se targuent d'avoir leur marionnette avilissante placardée avant les gogos du 20h; quand les politichiennes battues se battent la coulpe pour additionner les points favorables dans les sondages IFOP-SOFPress-Pif Gogo-Gadget-au-Bobo ... il n'y a plus qu'à attendre l'arrivée d'un Messie hypothétique pour remettre l'église au milieu du village et condamner la confrérie des Caresseurs dans le Sens du Poil ... ou la future invasion de la France par cette Perfide Albion qui, lasse de nous voir régresser dans le palmarès des nations éloquentes, viendrait enfin nous débarrasser de la girafe égocentrique via un grand bûcher des vaniteuses.
A moins que la rombière ne la ferme tout simplement et attende son tour dans le jeu des chaises musicales, plutôt que de jouer au jeu du tonneau vide qui fait le plus de bruit afin de se faire mieux entendre que tous les autres (et parmi les plus raisonnés, s'entend, quoique jamais assez).
Du paternalisme gênant à l'angélisme sans gêne, il n'y a qu'un pas: le mauvais, et un but commun: exister. Exister, c'est-à-dire apparaître sous les feux de la rampante pour ne jamais se faire oublier du plus grand nombre des opinants du chef. Lesquels auront beau coller leurs globes vitreux sur des déclarations de presse du dimanche matin succédant à des veilles trop arrosées que ça ne les fera pas plus sursauter que les rodomontades d'une mégère pas assez apprivoisée. Plus rien ne saurait faire sursauter le Français moyen, de nos jours. Sinon le maintien de Domenech le Sourcilleux à la tête de la bleusaille. Mais c'est une autre histoire ... encore que le goût du médiocre s'y retrouve aussi bien.

Un peu de musique pour adoucir les moeurs, qui en auront bien besoin par temps médiocre ambiant. Pavement, tel le pavé dans une mare boueuse où règne une rainette insipide. La dérision est la politesse des cyniques? Alors soit; et en Dolby "Stereo" qui plus est, nom d'un chien (rapport aux cyniques, suivez un peu):

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Conclusion? Le mot de la fin à Audiard: "Quand on n'a rien (de sensé) à dire, ...". La suite dans ta face de blogosphéricultrice, ou bien?


F&H

La tête dans l'Etoile Noire

Posté le 22/03/2009 à 12:00 par schangels
(Photo : cet homme n’avait pas toujours raison, donc il avait parfois tort)

Tout juste revenu du pays des Helvètes depuis huit jours, la tête n'est en pas moins restée dans les abstractions partagées par l'ami Alessio ... et les autres camarades de jeux algébriques, parmi lesquels un mathématicien amateur de faisceaux made in Grothendieck et un linguiste versé dans les adverbes aspectuels. Indigestes au premier abord, au second parfois aussi, toute cette mayonnaise difficile à ingérer en quelques minutes n'en devient pas moins un assaisonnement de choix et onctueux à souhait pour qui sait patienter afin d'en tirer le meilleur.

Le jeu des oppositions n'en a pas fini de susciter plusieurs questions, parmi notre groupe de chercheurs qui espèrent encore trouver quelque pépite parmi leurs activités quasi-fétichistes (au sens légal du terme). Imaginez donc qu'un modèle général puisse être utilisé pour rendre compte de la majorité des phénomènes linguistiques ou scientifiques au sens large ... à croire bien vite que tout est structure ou que les structures sont dans tout, au point de flirter avec la démesure et de tomber dans l'excès qu'un certain Wittgenstein avait dénoncé à sa façon, après une première partie de carrière rythmée par sa théorie du langage-tableau et qu'il abandonna brutalement dans la suite de ses Recherches Philosophiques. Une démission de principe un peu trop rapide pour être prise au sérieux: d'un langage considéré comme un ensemble de combinaisons réglées comme du papier à lettres, celui-ci devient ensuite le spectacle insondable d'une statue de Glaucon perdue au fond des eaux et que les dépôts du temps auraient rendue indéchiffrable. Entendez: impossible à déchiffrer et à résumer par quelques principes au service d'une théorie de la signification. Searle s'y est bien essayé, dans une théorie des actes illocutoires censée contenir la majorité de nos actes de discours au sein d'une pragmatique formelle. Du bla-bla schématique pour certains, un travail prometteur pour d'autres et emblématique de l'exercice de modélisation: une schématisation. Quel mal à cela, sinon celui de simplifier sur une carte un chemin dont les détails ne seront jamais saisis au détail près? La routine pour tout scientifique qui n'ignore pas le caractère révocable de ses propres états généraux.

Un autre certain auteur, Friedrich Nietzsche, a prétendu que

1 "l'esprit de système est un manque de probité"

Tellement pratique pour jeter l'éponge face au moindre mystère du quotidien. On supposera par charité que le philosophe blâmait avant tout l'esprit scientiste de son époque, où le modèle scientifique voulait souffler plus haut que son étron et toucher la réalité ultime vraiment vraie et mieux que tout homme de la rue. Une fois cette caricature de mauvais aloi jetée aux oubliettes d'une époque révolue, la soutenance d'Alessio a su aiguiser mon sens des oppositions et des expressions négatives d'opposés. N'en déplaise à Big Moustache, je corrigerais sa sentence sans détour par un plus modéré

2 "l'esprit de système est une présence de non-probité",

où le manque est synonyme d’absence.
Pour qui aurait suivi la soutenance d'Alessio sur les oppositions logiques, la nuance existe entre les deux citations précédentes: la présence de non-probité est subalterne à l'absence de probité, partant que la présence est la négation de l'absence et la non-probité la négation de la probité. Soit AB le code logique associé à l'expression "absence de probité", où A = "absence" et B = "probité". Alors la "présence de non-probité" correspond à la transformation de type -A-B, où les tirets indiquent une opération de négation sur le terme qui suit. Pour compléter la liste des opérations négatives, donne le contraire tandis que produit la contradiction. Je résume, pour les étourdis encore présents sur ce billet qui vire au pur délire formaliste (mais j'assume):

Opposition: relation entre deux expressions de structure

Contrariété: relation d'opposition entre AB et A-B
Contradiction: relation d'opposition entre AB et -AB
Dualité: relation d'opposition entre AB et -A-B

Pour finir, vu que mon ordinateur vient de perdre la boule et ne reconnaît plus les accents circonflexes ni les lettres du clavier ...

3 ... "si l'esprit de système est une présence de non-probité, alors l'esprit d'anti-système est une présence de probité."

Moralité : si l’esprit d'anti-système est signe de probité, l'esprit de système en est simplement dépourvu et ne devient pas le vice incarné pour autant.
Dédicace aux amateurs d'étoiles qui y laissent leur tête, avant de revenir sur Terre mieux armés:

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Un hommage aux deux artistes expatriés, aux enfants de l’Air plus célébrés loin de leur pays d’origine et prophètes de la techno-pop de l’autre côté du continent. Idem pour Phoenix et Mirwais … à croire que les as francophones du beat onirique se sont donné le mot pour nous laisser avec la "meilleure" croûte francacophone périmée des imitateurs de crypto-crasse pro-Brassens made in San Severino, Cali et Tutti Quanti. Voilà qui est dit, juste pour médire.


Qui a compris un traître mot de ce billet aux accents quasi-surréalistes (sans parler de mon clavier qui a pété son câble) ? Excepté moi, et encore … quoique si, qui pense m’être compris. En mot comme en 10² : les structures sont autour de nous, parce qu’elles sont en nous. Donc elles sont autour de nous … et caetera, dixit Piaget ou à peu de choses près.
C’est par où, Sainte Anne ? Merci. Encore bravo au nouveau docteur ès logiques tendance philo.

Structurellement vôtre,

F&H
("pas les petites boules roses, naâââânnnnnnnnnnnn!!!!!")

ÔÔÔÔppositions!!!

Posté le 04/03/2009 à 12:00 par schangels
Depuis le temps que le concept d'opposition mérite sa place sur ce blog barré aux quatre vents (d'Ouest, surtout). L'occasion est belle de marquer le coup ...

... Coup de pub et de coeur: l'ami et camarade de chambrée (lors des séjours de colloque à l'étranger, s'entend) Alessio Moretti défendra sa thèse de doctorat de logique (et philosophie) le vendredi 13 mars à Neuchâtel, Espace Agassiz.
Titre de la thèse: "The Geometry of Logical Opposition", ou comment (re-)penser le principe d'opposition logique à partir de représentations géométriques algébriquement définies. Petit topo sur l'animal logique ...

... titillé tout d'abord par les travaux du philosophe français Robert Blanché (1890-1975) sur le concept d'opposition et son hexagone logique, le travail d'Alessio s'inscrit dans une histoire de relations d'ordre structuraliste. Le concept d'opposition trouve sa source dans les travaux d'Aristote, où l'on trouve quatre type d'oppositions logiques distinctes: la contrariété, la contrariété, la subcontrariété, et la subalternation. Une parenthèse honnête voudrait que l'on insiste pour commencer sur le rôle essentiel joué par la notion voisine de dichotomie dans le débat philosophique sur le Même et l'Autre, ou l'Un et le Multiple. La dichotomie fut à l'honneur dans le Sophiste de Platon, mais l'histoire de la philosophie situe le début de la logique à l'oeuvre d'Aristote. A tort, ou à raison? Parenthèse fermée, pour l'instant du moins.
Pétrifiée des siècles durant autour de ce dogme des 4 oppositions, Robert Blanché a réinvesti le terrain délaissé et montré que le "carré d'Apulée" (vers 123 ap. Jean-Claude) - du nom du philosophe latin à qui l'on dut la première représentation géométrique des oppositions logiques d'Aristote (384-322 av. Jean-Claude) - ne constituait en rien la panacée du genre: un hexagone logique existe, qui relie dans un même polygone les oppositions de la logique modale et introduit pour le coup la notion philosophique intermédiaire de contingence (= ni nécessaire, ni impossible) dans le débat logique.
A Blanché le mérite d'avoir réveillé les philo-giciens connaisseurs de leur sommeil dogmatique et découvert cette structure hexagonale qui inclut le carré initial. A Jean-Yves Béziau (directeur de thèse d'Alessio) le double mérite d'avoir proposé une fusion de trois hexagones distincts: classique, paracomplet, et paraconsistant (j'expliquerai en aparté, pour les bloggeurs curieux) et discerné trois types de négation distinctes au sein de cette nouvelle structure promise. L'idée d'une théorie générale de la négation via la théorie des oppositions prit ainsi consistance. A Moretti, enfin, l'ultime mérite d'avoir donné forme à l'intuition de Béziau et trouvé pour ce faire une méthode générale de construction géométrique, capable de développer un nombre n indéfini de structures polygonales aux paramètres bien définis. La théorie des n-oppositions était née: N.O.T., astucieux acronyme anglophone qui évoque très bien ce dont il parle, sous l'impulsion de travaux annexes menés par le mathématicien Régis Pellissier (participant au workshop du 14) et le linguiste flamand Hans Smessaert (membre du jury, vendredi prochain).
Les questions sans réponse actuelle abondent: Y a-t-il d'autres types d'opposition que les quatre points cardinaux d'Aristote? Comment penser le dépassement de ce nombre quasi-transcendantal? Re-penser la transcendance par immersion dans les structures géométriques, savant et délicat compromis entre un savoir logique fini et un savoir mathématique in(dé)fini ... le décor est planté, l'enjeu est fixé, reste à l'assumer. A Alessio le tour de jouer ...

... Au départ était le point, opposé à rien et équivalent à lui-même; puis vint le segment, opposé d'une seule façon (par contradiction) à sa négation "classique"; le carré s'imposa dans l'ordre chronologique, composé de deux segments reliés et que tous les manuels de logique élémentaire reprennent sans plus de modération que d'esprit critique à son égard. Mais le caractère quasi-transcendantal de cet objet mathématique était un leurre, et la soutenance d'Alessio aura pour but de démontrer les règles générales de structuration géométrique des oppositions. Située entre les concepts logiques, les relations mathématiques et le modèle géométrique, la thèse de Moretti n'est pas de moindre ambition mais subit à ses dépens l'obsolescence du concept d'"opposition" en philosophie de la logique moderne. C'est qu'on ne jure de nos jours que par la notion de conséquence, et quiconque ne se prosterne pas devant la vieille dame subit une forme d'ostracisme intellectuel dont l'opposition logique est la victime de choix. Objectif post-doctoral à venir, pour ma pomme: museler la gueuse aux canines coriaces et montrer que le concept de conséquence peut être expliqué à l'intérieur même de la théorie des oppositions. Dualité, si je te tiens ...

A quoi bon une théorie des oppositions, et que peut apprendre le philosophe de cette façon de penser la logique? A tous ceux peu convaincus par l'intérêt du travail et habitués aux répliques du genre: "C'est beau, ces dessins, mais à quoi ça sert": réponse de Jacobi à Legendre, si besoin est de rabattre le caquet aux censeurs victimes d'un nombril proéminent. Voici:

"En 1830, Jacobi avait 26 ans. Il échangeait une importante correspondance scientifique, en français, avec le très respecté Legendre. Comme beaucoup de jeunes mathématiciens allemands de l'époque, il était attentif à ce qui se passait en France. Voici ce qu'il écrit dans une lettre à Legendre, quelques semaines après la mort de Fourier, le 4 juillet 1830 : M. Poisson n'aurait pas dû reproduire dans son rapport une phrase peu adroite de feu M. Fourier, où ce dernier nous reproche, à Abel et à moi, de ne pas nous être occupés de préférence du mouvement de la chaleur. Il est vrai que M. Fourier avait l'opinion que le but principal des mathématiques était l'utilité publique et l'explication des phénomènes naturels ; mais un philosophe comme lui aurait dû saisir que le but unique de la science, c'est l'honneur de l'esprit humain, et que, sous ce titre, une question de nombres vaut autant qu'une question de système du monde."
Kapiert?!!! Hoffentlich, même si j'en doute ...

Pour les autres esprits de bonne volonté, la porte suissesse vous sera ouverte. Les amateurs de négation et de fractalisations en tous genres seront les bienvenus, en ce vendredi 13 (ouuuhh) qui marquera sans aucun doute la dernière ligne d'un chercheur franco-italien fier de ses contradictions internes (féru de psychanalyse, pour la peine) et auquel le titre de docteur est d'ores et déjà promis, sans ... contrariété aucune. Quant à ses subalternes d'un jour, dont je serai avec joie, ils embrayeront la ripaille d'un soir de gloire par un mini-workshop (atelier de travail, pour les francophiles sourcilleux dont je suis aussi) sur les oppositions.
Comme quoi le voyage a du bon: puisqu'Alessio et moi avons "découvert" à Nice (le pays de la socca) une parenté évidente entre le carré d'Aristote et les quaternes du Groupe INRC de Piaget (explications disponibles par commentaires interposés), je tenterai d'approfondir cette filiation et de trouver de nouvelles voies à explorer dans ce registre.
Indice personnel: ADN logique.
Note personnelle: Piaget (1896-1980) est natif de ... Neuchâtel. A suivre ...

Gageons que la passion des débats entraînera quelques convulsions d'un jury possédé par l'enjeu. Et plus, si affinités cérébrales:

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Avanti, ragazzo!!! Dernière ligne droite, avant l'envol d'un préposé docteur au divan déjà bien travaillé par les courbes de ses multiples conquêtes féminines (si, si!).
Avis aux amateurs, plus d'informations vous seront données sur l'heure et le lieu de l'événement (au sens de Badiou, mais je me comprends).


F&H
Pour l'honneur de l'esprit humain, dixit Jean Dieudonné

Citation du jour: qui a dit ... (22)

Posté le 09/02/2009 à 12:00 par schangels
Qui a dit:
"Le nucléaire? Je ne suis ni pour, ni contre; bien au contraire."
Indice, chez vous: bonnet blanc, blanc bonnet.

"Va savoir après ce qu'ils pensent, ces gens-là", a dit Coluche au sujet de cette citation étrange.
C'est bien le problème! La réaction naturelle face à cette formule est d'en pouffer de rire parce qu'elle ne semble pas avoir de sens. N'en a-t-elle vraiment pas et, si c'est le cas, pourquoi?
Pas si facile de deviner ce qui nous donne une raison de railler l'auteur de cette citation aux accents burlesques, et d'autant moins lorsque l'on sait le malin plaisir que prend tout Français moyen à moquer la corporation du gaillard en cause. De bonne guerre; à juste titre, ici?
Qui trouvera le "coupable"? N'hésitez pas non plus à donner votre propre sentiment sur l'absurdité présumée de la formule, sans oublier aussi et surtout de justifier votre point de vue. Je donnerai ma propre version dans un prochain billet, à condition que la bonne réponse soit trouvée d'ici là. Avec pour objectif charitable celui de montrer que la citation peut avoir un sens et n'est pas si absurde qu'il y paraît tout d'abord. Un problème d'interprétation de la négation, pour résumer ...
Interlude musical, d'ici là et pour insister tout en douceur sur le difficile art de manipuler les mots sous l'emprise de la pression qui populaire qui féminine.

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Souvenirs, tendres souvenirs d'un âge d'innocence perdu au nom d'une raison impérieuse qui s'incruste entre-temps et à son propre titre ...
En bref: à vos claviers (injonction de fortune, pour la forme) et n'oubliez pas: l'avenir est pour demain!


F&H

FFF(F) = Fédération Française de Fist (Fucking)

Posté le 02/02/2009 à 12:00 par schangels
(Précisions pour les anglophobes: fist = "poing", fucking = "empoignade charnelle", fist fucking= "dis, mémé, c'était comment la Libération?")

Mais comment ont-il pu???

Dans la série: "ça fait mal! où ça, au coeur? non, plus bas", j'appelle la Fédération Française de Football à la barre (bien contondante à souhait). Laquelle fédération tendance très "con-" n'a rien trouvé de mieux à faire que jouer sur la corde facile du politiquement-on-ne-peut-plus-correct par les temps qui courent l'Obamania d'un propret surmoi.
Mais quel tête d'étron sorti du fessier d'une dégénérée doublée de consanguinité zoophile a pu financer cette chose, ce truc, ce "machin" (vocable gaullien, car l'heure est grave), cette erreur de la culture sur soi mortifère??? Réponse: Escalette, ou l'acteur-mort-né dans le dépôt de gerbe inodore qui suit (script = "yes, we will").
Voyez plutôt, puis convenez-en:

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La chose a été lancée dans le but à peine avoué d'exhorter les quelques fanatiques cocardiers restants en vue de la campagne de qualification pour la prochaine Coupe du Monde 2010. Non seulement une telle parodie d'humanité ambiante dégage une impression générale de pessimisme pour gagne-petits incapables de croire en leur chance de qualification. Car pourquoi diffuser sinon une telle fiente infecte, dans le cas contraire où les Bleus seraient sûrs de leur force et de leur avenir? Mais de plus, le résultat pitoyable est si contre-productif qu'il couvre un peu plus de ridicule une Fédération pour névropathes cycliques auxquels l'idée viendrait à point nommer d'ouvrir les fenêtres et dissiper l'odeur de naphtaline de leurs maison de retrait pour vieillards indignes.

Rappel des méfaits:
- 3 juillet: le Politburo ... pardon, le Conseil Fédéral maintient Raymond le Sourcilleux pour éviter un jeu de chaise musicale et conforter la position d'apparatchiks sur des sièges anti-éjectables où de vieux culs mous et blets ont trouvé un pli qu'ils se refusent à céder.
- 6 septembre 2008: la France perd en Autriche (l'autre pays du non-football) sur le score pas peu insultant de 3-1 ... ohne zusätzliche Kommentaren ...
- 11 octobre 2008: Gourcuff sauve la tête de Raymond "Monsieur Soleil", égalisant d'une frappe magistrale des 25 mètres après un début de match cataclysmique
- 12 octobre 2008: le Conseil maintient Raymond la non-Science à son poste de sélectionneur de mes deux
- ??? 2009: la FFF lance la chose ci-dessus aux yeux de citoyens bleusards hébétés, médusés, pétrifiés, décontenancés, troués par derrière et scotchés par devant (ondes négatives de la grosse cathode complice obligent)

Comment ne pas souhaiter un nouveau faux-pas de l'équipe à Guignol et une dégringolade finale, après "ça"? Encore que la chose serait salutaire si elle nous épargnait l'entrevue profonde d'un Thuram à lunettes qui rendent intelligent avec son maître à panser les plaies Nelson Mandela ...
Je ne vois qu'une explication plausible à cette campagne de pub tristement tragique: la FFF est manipulée par des clowns tueurs venus d'ailleurs, dans le but à peine secret de détruire l'image du football français sur notre planète Terre ... pas mieux. Une piqûre de rappel à l'ordre, histoire de prendre conscience du danger rampant qui menace notre football national:

Vidéo Youtube


("Les Clowns Tueurs Venus d'Ailleurs (VO: "Killers Klowns from Outer Space"): réjouissant film d'horreur comique sur les bords de 1988, soit dit en passant pour qui cultive la clownophobie et croit avoir reconnu un ancien membre des XTC avec le batteur des Dickies; cf. un ancien billet de ce blog et son clip "Making Plans for Nigel", pour rappel)

"Allez, la France"? Mais où? Le festival du rire est à Montréal, pas à Johannesburg. Pour info.
L'avantage de la France est que "chez elle y a tout ce qu'il faut: outils, et matériaux": la Fé-dé-ration (par temps de pénurie) aura donc tout loisir de se le carrer bien profond après nous l'avoir mis dans l'os public.
Exception culturelle, quand tu nous tiens (ça peut faire mal par où que ça passe) ...


F&H

Citation du jour: qui a dit ... (21)

Posté le 29/01/2009 à 12:00 par schangels
La citation est à la mode, par les temps qui courent. A défaut de temps ou d'inspiration, autant faire avec celle des autres ...

Ed Hifiant a un fils "spirituel": comment s'appelle-t-il?
Jugez-en par la nature de ses propos, dignes de Murielle Hoquent ...

Qui a dit:
"Il est frappant de constater que, en France, les veuves vivent plus longtemps que leur mari."
Indice, chez vous: cousin des papinades

Rien d'inventé ici, rien que de l'authentiquement vrai. Et tant pis pour son auteur, plutôt habitué du genre par la faiblesse de la tâche qiu l'incombait tristement au point de plier l'échine jusqu'à plus sol.
A la décharge de l'accusé ... pardon, de l'auteur: sans doute entendait-il par sa formule ubuesque qu'il y a plus de veuves en France que de veufs. La faute fatale à son utilisation du pronom possessif "leur", qui laisse entendre que les maris en question sont toujours les maris desdites veuves. Difficile de vivre plus longtemps que leur femme, par le fait ...
En d'autres termes et pour mieux couper les tiffes en 4²: soit V la relation de veuvage, et soit a et b les individus qui satisfont cette relation: une femme (génétiquement parlant) et un homme (peu importe lequel), ou une femme (maritalement parlant) et son mari (donc pas n'importe lequel)?
Pas clair.
Les ambiguïtés courantes de notre langue ont sans doute fait en sorte que le triste auteur voulût dire par V(a,b) que l'individu a est plus souvent une femme qu'un homme, mais sans pour autant que a soit la femme de b. Lorsque a est dans la relation V de veuvage par rapport à b, l'idée charitable serait que a est plus souvent un individu femelle qu'un individu mâle lorsque la relation V est vérifiée sur le modèle du territoire français. En termes formels, cela signifie que V(f(b),b) est plus souvent vérifiée dans le modèle français que V(g(a),a) (où f(b) et g(a) sont des fonctions qui décrivent la "femme de b" et le "mari de a").
Tout le monde suit, ou je recommence depuis le début?

Moralité: le ridicule de la formule vient selon moi de son apparence sombrement truismatique(!): "les veufs (indépendamment de leur sexe) vivent plus longtemps que leur conjoint" est une proposition logiquement vraie, car les veufs ne seraient pas tels dans le cas contraire. Soit > la relation de plus grande longévité; alors >(V(b),b)) correspond plus ou moins au sens prêté naturellement à la formule évidemment vraie ci-dessus. D'où le ridicule de sortie, qui n'est pas loin d'avoir tué son auteur et a atteint en tout cas sa réputation publique à défaut de son physique privé.
Mais nuance sensible il y a entre (1) V(f(b),b) et (2) >(V(b),b). Que peut vouloir dire l'auteur, ici? Peut-être pas (2), ne serait-ce que pour le sauver du ridicule. Plutôt (1), qui signifie que les veufs sont plus souvent des femmes que des hommes. Formule maladroite, quoi qu'il en soit et dont le problème vient une fois encore de l'usage du possessif. Dire que "les veufs sont plus souvent des femmes que des hommes" serait bien moins choquant et plus raisonnable de la part de l'accusé de maladresse verbale ...

"Charité bien ordonnée commence par soi-même", comme dirait l'autre moins soucieux de caricaturer ses adversaires que de balayer devant sa propre porte logique. A moins que l'auteur ne soit simplement débile et croit sincèrement que l'expression >(V(a),a) puisse être fausse. Impensable pour un QI même médiocre ...
Tout ça pour dire enfin et une fois pour toutes que les mots ont tout intérêt à être choisis avec précaution lorsqu'ils peuvent être sujets à caution. Très chère, celle-ci, au point de faire dans l'absurde involontaire.
Mieux vaut terminer par de l'absurde bien volontaire, celui-là, digne du baron Otto Derisoir: celui des Bloodhound Gang et leur réjouissant "Uhn Tiss" sur fond de sample bien feutré à souhait:


Vidéo Youtube


(Grimace d'anthologie au compteur 1:27)

Groupe fortement recommandé pour les amateurs du genre absurde et pas moins rythmé. Hm-hm-hm, baby. Ti-gili-gili-di-di ...


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