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Nom du blog :
schangels
Description du blog :
Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne.
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
25.12.2007
Dernière mise à jour :
03.07.2008
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Supercalifragilistique

Supercalifragilistique

Posté le 06.02.2008 par schangels
On aura beau tous finir dans le même trou ontologique; on peut bien faire montre de bonne volonté et dissimuler de bonnes intentions derrière des productions lamentables ... il reste que certaines choses énervent toujours assez pour en faire perdre le sang-froid et le sens de la mesure. Faisons avec.

Rien de tel qu'une bonne mauvaise humeur pour sortir de la torpeur. Je n'aurai donc tenu ma main gauche en jachère qu'une petite journée silencieuse; la "faute" à cet autre Triboulet des Temps Modernes, côté rive gauche.
Pipi au lit ai-je failli faire hier matin ... non pas de peur ou d'excitation, mais de rire. Cali, ou la tête de saule pleureur au service d'une émotion d'écorchés du cortex: quand ''étreinte'' fait bien de rimer avec ''étron'' par le début. Le gentil militant des forces vives chante à la résistance dans son dernier chapelet de fonds de commerce et appelle à la révolte contre le parvenu présidentialisé. ''Ô le méchant président'', qui vend des centrales aux anciens mauvais élèves de la classe mondiale. Une première? Nain de nain, trop cultivé pour comprendre le sens de ''Rainbow Warrior'' et trop fin pour flairer le mot compte triple avec ''francisque''. Mieux vaut faire en sous-main que sous les yeux de toute la presse? Faire en catimini comme on passe les grosses commissions, à l'abri des regards indiscrets? Jolie morale de la mauvaise action en sourdine, moins mauvaise lorsqu'elle est dissimulée!
Comparaison non avenue entre l'ancien de Jarnac et le nouveau de Neuilly, suis-je bête: le gentil blogosphéreux a renié comme tant d'autres de son camp de laiteux concentrés la mémoire du Vieux, victime d'un de ces coups de Jarnac post-mortem: celui d'être dépossédé de son génie machiavélique pour céder la place à une gentille musiquette rosâtre. "Aimez-vous les uns les autres", nom d'un petit bonhomme aux cheveux gras travaillés. Et ta soeur, qui bat le beur pour mieux en tirer la crème par temps d'élections.
Cali pleure l'état de la France et plaint les générations futures. Tant mieux pour son producteur et son impresario. Tant pis pour le reste, dont je suis. Il y en a qui font voter les morts; Cali la pleurniche innove et fait voter les foetus. Respect à ce dernier rempart de la civilisation qui se respecte d'autant plus qu'il prend son nombril pour l'humanité. A quand un bouclier humain de la rue Solférino aux Champs Elysées? Dieu que l'on rigole jaunâtre en terre hexagonale.
Message à l'excité dégoulinant d'amour veau et de tendresse collante au point de laisser des traces sur les robes blanches de sa sainte nitouche pleine de fausse virginité: résiste celui qui subit une pression sur sa personne ou dont on attente à la vie, pour incompatibilité d'opinions ou d'humeurs. Ce qui revient souvent au même, et d'autant plus chez toi -permets-moi le tutoiement, t'es si sympa, voire cool- où le sentiment déborde à ce point que la joie incarne dans tes concerts de saltimbanques proprets ce que l'incontinence est au petit vieux de la maison de retraite des Lilas. Tes épanchements de souci de l'autre m'énervent à un point que j'en viendrais presque à plaider pour une misanthropie de salut public. De la contradiction naît la résistance, précisément, s'il s'agit de penser autrement et de ne pas enfoncer les portes ouvertes. On ne peut pas aimer tout le monde et tout le monde ne plaît pas à son voisin ... tu aimerais que le contraire soit vrai et je serais prêt à te démontrer qu'il n'y a rien de moins vrai.
Anti-performatif: plus on dit qu'on aime et moins on aime ... je le répète après un billet précédent (cf. Problème philosophique n°4). Rien de plus méprisable que ces débordements d'amour aussi mal maîtrisés que le caca par un sphincter usé.
Non pas que je cultive un faible pour les Rollex au poignet, les yachts à Bolloré et les gémissements de pin-up reconvertie un temps à la guitare sèche. C'est plutôt qu'à choisir entre le méchant décomplexé et le gentil complexant, mon choix porte sur la peste plutôt que le choléra. Le méchant ne donne pas de leçons ingrates, lui, qui profite de ce qu'il prend et n'a pas honte de ce qu'il donne faute d'avoir à donner.
Garde donc tes leçons de savoir-vivre pour tes groupies intermittentes, pleure sur ta voisine qui ne veut pas de toi et lâche la prise du politique si convenu qu'il parle à mon cul en raison d'une tête trop malade. Foutu lever matinal sur une nouvelle aussi consternante qu'insignifiante.
Voilà que mon fiel a fini son travail d'interaction réciproque. Je peux donc oublier les rots du gentil troubadour participatif et m'en retourner vers des souvenirs sonores bien plus salutaires. Passage du rose au rouge, de la gauche à l'extrême-gauche ...
... Les Thugs: non pas que j'apprécie beaucoup plus le gauchisme moralin; mais l'énergie était là, dans les mains brûlantes de ce groupe angevin tristement splitté. De bien bonnes mains surchauffées, de préférence à une gueule d'ange enfariné. Peu importe d'où le vent vient, tant qu'il sait rafraîchir la nuque. Le son plus que les paroles, l'impression plus que le sens souvent bien décevant et dont on se passe d'autant plus lorsqu'il éructe d'une face de cucul la praline.

Je conclurai en rappelant au souvenir pas trop ancien de mon billet sur le socialisme à quarante ans; dédicace au Cali quadra(dé)génaire. Je rappellerai aussi que la Jeanne d'Arc pleine de bravitude ne fait pas encore la pluie et le beau temps au pays de la rose et que d'autres cadres savent mettre de l'eau bien plus subtile dans une piquette de rigueur pour militants de base: je reconnais autrement plus de mérite aux Védrine et Moscovici qu'à l'illuminée du Poitou.
Finissons cette pantalonnade par une bonne note finale des Thugs: ''Allez les Filles'':

Image ou texte alternatif



Bien d'accord sur le mot d'ordre, même s'il a de quoi sentir le convenu en période de parité de principe; dédicace à mes deux muses numériques de Nice et de Montréal, que je remercie pour leurs interventions qui pétaradantes qui cogitantes. Merci pour ta colle d'hier, Geneviève; pas encore trouvé la suite logique du videur, mais je ne dirai pas plus mon dernier mot ici que pour la logique directionnelle de Rogowski. Suis mon regard!
''C'est quand le bonheur?'' Et ta soeur, bis ... J'ai bien une idée sur la réponse, mais on la devine assez pour qu'elle se passe d'être dite. Réponse qui rêve tout bas de certains voeux de silence par matins de réveil difficile. La faute au paillasson larmoyant. Peut-on demander à une paillasse d'essuyer ses propres larmes?

F&H







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:: Les commentaires des internautes

nickel
Posté par Claudiogène le 21.02.2008
J'étais déjà passé par là grâce à "la muse de Nice" et ne m'y arrêtais plus... trop intello, trop compliqué pour mes petites neurones.
Mais là, je trouve écrit l'essentiel de ma pensée concernant ce personnage dégoulinant qu'on n'a pas le droit de critiquer sous peine d'être un insensible.
Merci d'avoir tout dit à ma place.

chrome!
Posté par Gonzo le 21.02.2008
Tant mieux si des passagers tels que Claudiogène se retrouvent dans mes commentaires interlopes: il s'agit avant tout de glisser quelques formules bancales mais bien "senties" (c'est le mot) entre les idées générales et les impressions plus personnelles qui les accompagnent. Le vieux Frege aurait parlé de "coloration" du sens des phrases, pour mentionner ces sensations internes qui collent à certains de nos jugements et dont les mots sont souvent trop abstraits pour s'en imprégner.
Essayons de jouer avec ces couleurs par le langage, mais sans la faire trop intello ... plutôt sensiblo, si possible.
Que les voyageurs interloqués par ma lourdeur passagère me regardent si possible comme un rodeur interlope, bis; et la partie de ce blog sera gagnée.
Il s'agit de laisser une trace commune, surtout pas de militer pour une cause personnelle!
Aux entendeurs, salut ...
F&H
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