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Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne. Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
25.12.2007 Dernière mise à jour :
03.07.2008
Le 14 février est effectivement jour de fête: la fête pour l'une, si l'autre ne l'oublie pas; une sacrée fête pour l'autre, si par malheur il l'oublie ou, pire, la dénie. Je m'explique, même si vous avez déjà compris l'essentiel de la suite.
J'ai déjà écrit plus tôt sur le sujet: cf. mon billet "Aimez-vous les uns (dans) les autres" ... mais je ne peux m'empêcher de consacrer un billet en ce jour de Saint Valentin. Pas tant pour consacrer mon temps à l'amour qu'à ce que l'on peut en faire en termes de fleuristeries et d'intentions altruistes.
Quel individu mâle peut décemment ne pas inviter ce soir sa dulcinée à un restaurant dont l'entrée ne descendra pas au dessous de la vingtaine d'euros? Car il s'agit bien d'euros et plutôt deux fois qu'une, lorsque le calin se paie une fois par an au prix fort et pour des raisons mixtes: fête des fleuristes, fête des bijoutiers, fête des serveurs (en termes de pourliches). Quel mal à cela? "Détournement commercial d'un principe sacré", diront les pisse-vinaigres et autres radins moralistes. Non pas qu'ils aient tout à fait tort, mais il y a certaines vérités qu'il vaut mieux glisser discrètement sous le tapis et c'est précisément là que je veux arriver: la signification non-littérale d'un grand nombre de nos actes de discours, parmi lesquels ceux proférés en période valentinoise.
Qui peut sereinement dire ce soir "pas de restaurant, chéri, ce n'est qu'une fête commerciale et notre amour ne peut être rabaissé à cette mascarade" sans être condamné à une semaine minimale de bouderie de la part de sa conjointe qui n'en pensera pas moins? C'est que des intentions sont souvent (euphémisme de bon aloi, ici) prêtées aux locuteurs derrière leurs discours, et pas parmi les meilleures: quiconque profère ce genre de morale anti-commerciale ne peut pas être disculpé de radinerie. Et pour cause: une même action peut être produite à partir d'intentions différentes et pour plusieurs raisons. Je n'entrerai pas dans ces subtiles distinctions analytiques entre action, raison et intention, et me contenterai de remarquer que l'intention de ne pas aller au restaurant ce soir n'est pas logiquement incompatible avec la raison de garder tous ses sousous dans la popoche.
Or, et je finirai par ceci, la femme attend de son homme qu'aucun de ses actions valentinoises ne soit logiquement compatible avec quelque mauvaise raison parmi lesquelles elle trouvera la radinerie, voire le désamour ...
En somme: les fleuristes ont tout à gagner ce soir, sans oublier les bijoutiers, parce que les raisons d'une saint Valentin, aussi douteuses soient-elles quant à leur pureté, condamnent le mâle à les accepter pour faire montre de bonnes intentions. Un acte sacrificiel, somme toute. Autrement dit, l'homme est obligé ce soir et de collaborer à cette parade commerciale pour montrer ses bonnes intentions envers sa dulcinée, et quiconque refuse de participer à cet attrape-nigaud annuel ne pourra pas nier de mauvaises intentions. Saint Valentin, Toussaint et Noël: même combat dont on ne peut se dispenser sans être deux fois plus suspect, et à raison. Le coq peut toujours prétendre le contraire, en vain: le sacrifice du porte-feuille au nom de l'amour plus fort que toutes les fins de mois difficiles aura raison (bonne ou mauvaise) de lui, qu'il le veuille ou non.
La rose aura beau sentir le billet de banque, ce soir, elle sera présente partout et au nom d'un rituel qui vaut toujours mieux somme toute que l'obligation de se couper un doigt par an au nom de sa mie ... Les roses seront souvent de pierre, ce soir, et c'est tant mieux: l'occasion pour moi de placer enfin un de mes morceaux préférés des Stone Roses, "Driving South" (je préfère la version non-live; mais autant choisir un clip animé plutôt que son contraire). Action!
Il y a des choses qu'on pense, souvent à raison, mais qu'il vaut mieux ne pas dire afin de ne pas éveiller de mauvais soupçons. Nous voilà sortis grandis de cet exemple d'attribution d'intentions douteuses en terrain illocutoire, rapport au jeu des significations non-littérales dans nos actes de discours quotidiens. Amoureux ou pas, gare à vos mots ...
suipadak...
Posté par Unefwanépacoutum le 14.02.2008
...avec toi...
Mais sur certains points seulement... partons du principe que le quotidien devenant ce qu'il devient dans la très, mais alors très grande majorité des couples, les habitudes s'installant sournoisement, arrive le train-train sans même siffler... le con !!
Résultat, ta mie (ou ton poux) tu l'aimes toujours mais bizarrement tu oublies de le lui dire... alors me voyant venir avec mes moonboots, tu vas me répondre derechef, "mais le dire une fois par an ça veut rien dire"!! Oui et non !!
La St Valentin peut ne pas être forcément et uniquement une manifestation de ta générosité financière, surtout si t’en as pas… et ce quelle qu’en soit la raison… ça peut être un repas sympa à casa, une soirée en tête à tête… pour ceux qui ont fait des mini-moi, les mettre en garde chez la famille ou des potes (bref s’en débarrasser pour la soirée quoi…) et passer un moment ensemble… faire preuve d’originalité, d’intérêt, de sollicitude, d’attention, de romantisme osons… bref, une occas de raviver la flamme ou simplement l’entretenir parce qu’on en a vraiment envie… pourquoi le 14 ? Et pourquoi pas ? Parce que si on ne le met pas, bah ça reste un jour comme les autres, un jour train-train sans fumée, avec une flamme qui s’éteint…
Bon, soyons clairs hein, la St Val n’a jamais, et ne le fera jamais, résolu les pb de couple… mais bon… un peu de romantisme dans ce monde de brutes…
De gustibus disputandem!
Posté par Fabien Egal le 15.02.2008
Les bons sentiments ne devraient pas avoir de date attitrée ou, s'ils en ont une, c'est pour nous rappeler au souvenir de ce que nous devrions faire mais ne faisons pas par paresse. Se rappeler de nos morts à la Toussaint, se rappeler de sa flamme peut-être faiblissante à la Saint Valentin ... pas de quoi pavoiser, si c'est là un moyen de corriger notre tendance si naturelle à l'inertie.
Je ne critique pas, à vrai dire: je me fous que les fleuristes s'en mettent plein les fouilles, le temps d'une soirée sacramentale ... je ne me suis intéressé qu'aux effets secondaires de cette procession sociale en termes d'actes de discours et de signification non-littérale des affirmations anti-St Valentin.
Il est vrai que je joue souvent avec l'implicite dans mes billets, d'où une possible confusion sur mes ... intentions écrites.
Un peu de tendresse, darling? Pour sûr, mais sans oublier pour autant d'appuyer sur ce qui peut faire mal à l'occasion et ressemble à des tabous modernes du genre: ne jamais dire à sa compagne que l'on ne veut pas collaborer à cette fête commerciale, faute de quoi ladite ne dira rien mais n'en pensera pas moins.
Ou lorsque l'on dit avec malice que les femmes disent "toujours" le contraire de ce qu'elles pensent ... rien d'autre que l'effet des significations non-littérales de nos actes de discours, dues en particulier aux conventions qui régissent le rapport homme-femme dans un couple.
Rien que du très théorique, le temps d'une soirée aux chandelles passée au microscope analytique.
Quelques grammes d'affirmations générales dans un monde de non-dits particuliers ne peuvent pas faire de mal, wahr nicht?
All you need is love, OU
All you love is need?
Cf. un billet précédent sur cette question, sur laquelle j'attends toujours de possibles commentaires avisés ...
macho man
Posté par Cépakensensunik le 15.02.2008
Je ne suis pas très fan de la Saint-Valentin, mais je sens obligée de défendre cette fête. On a vraiment l'impression à te lire que les choses ne se font que dans un sens : l'homme doit offrir des cadeaux, des fleurs, le restaurant, etc. Bref il doit selon toi raquer pour avoir une "récompense" qu'il peut avoir gratuitement toute l'année, ou s'il ne joue pas le jeu, il aura la soupe à la grimace !
Je trouve que ça révèle d’une part une vision fausse et désolante de la femme : la femme n’est pas vénale, en tous cas pas plus que l’homme… C’est très surfait comme idée.
En plus, les choses peuvent aussi se faire dans le sens inverse, et pourquoi madame n’inviterait pas monsieur. Non, ça n’arrive pas que chez les féministes extrémistes !
Et d’autre part, plutôt qu’une fête commerciale, ça peut aussi être juste une journée un peu plus romantique à condition de faire travailler son imagination… (Sans forcément ouvrir son porte-monnaie, si c’est vraiment ça qui chagrine) mais pour ça, il faut un peu d’investissement personnel… Juste assez pour dire qu’on tient à l’autre, et réciproquement.
L’échange, c’est le principe de fonctionnement du couple, non ? Mais à mon sens, l’échange n’est pas forcément monétaire ou monnayable ! Et non, je ne vis pas dans une secte alter mondialiste…
Déjà, ton billet « Supercalifragilistique » m’avait vraiment déplu par certains côtés (il ne s’agit pas tant de la position politique que tu défendais, mais plutôt des arguments fallacieux sur lesquels tu t’appuyais : « Le méchant ne donne pas de leçons ingrates, lui, qui profite de ce qu'il prend et n'a pas honte de ce qu'il donne faute d'avoir à donner » - non mais, tu es sourd ou aveugle, il me semble qu’il n’y a pas plus grand donneur de leçon !) , mais là, la vision sous-jacente de la femme et des relations humaines en général me laisse plus que pantoise, je dirais déçue !
Remettons l'église au milieu du village, svp
Posté par Supermachoman le 15.02.2008
Chère "adversaire" du dernier billet susmentionné (pas de mauvais jeu de mots; ou plutôt si, tiens, puisque je suis un machiste forcené):
Merci pour ta réaction sanguine, quoique mesurée et bien raisonnée; cela vaut mieux que l'indifférence générale, mais je m'empresse d'apporter quelques correctifs à tes remarques bien senties.
1. Je ne pense pas en termes de vérité ou fausseté ABSOLUE, mais en termes de PROPENSION ou DISPOSITION; il y a des tendances qui se dégagent dans nos comportements quotidiens, et je tends à parler de l'une d'elles plutôt que de certaines autres. Si cela déforme l'image d'ensemble que toi-même défends, alors tu m'en verras désolé mais tu peux toujours te rattraper en me taxant de l'argument-massue: machiste = méchant = gros con de base qui ne comprend pas les subtilités de la chose. Même effet paralysant que "facho", "raciste" ... voire "sarkozyste" désormais, mais je survivrai.
2.L'attention délicate peut venir de la femme, évidemment, mais j'ai pris dans mon expérience ces cas de demoiselles impatientes d'être gâtées ces soirs de Saint Valentin et qui, bredouilles, l'ont bien fait sentir à leurs étourdi de compagnon. C'est une généralité ou probabilité qui se vérifie souvent, pas une vérité absolue qui s'impose toujours. Encore une fois, et j'insiste sur la vérité nuancée de mes billets. Tant pis si tu prends tout au premier degré, je ferai également avec ...
3. Sarko donneur de leçons? Ma foi oui, et alors? Est-une raison pour suivre le même processus ridicule dans le sens inverse? Cali le gentil chanteur aux paroles en bois et qui professe son devoir de résistance sur un air de "No Pasaran" ... JE ME MARRE, JEEEE MMEEE MARRRREEE!!! Pardon, mais c'est la passion qui prend ici le dessus sur ma raison. Relis stp ma remarque sur la résistance et les conséquences que ce concept implique en termes de courage face à l'adversité et de danger pour sa propre vie. Quel rapport avec ce chanteur larmoyant, sincèrement?! Ce doit être mon machisme amoral qui déforme ma vue des choses, une fois encore. Pas grave, ce blog préfère le kaléidoscopique au synthétique. Tu ne comprends pas? Normal, tu es une femme? Ouhhh, putain de machiste, va! Eh oui, c'est que l'on ne (vous) redresse pas aussi facilement les idées à coup de billets durs ...
4. Autant j'ai pu donner l'impression très fausse que notre cher président ne donne jamais de leçons de morale ... confusion dans la lecture ou l'écriture, je ne sais pas mais, évidemment, je ne conteste pas son côté hautain ...
... autant je me défends de prendre une quelconque position politique sur ce blog puisque de position je n'en ai pas qui se traduise en termes de parti politique dominant (du genre "choisis ton camp, militant"). Ni UMP, ni PS, ni LCR ... ni FN, si tu veux savoir et au cas où tu souhaiterais me placarder d'un autre titre péjoratif que celui de machiste. Tu as mal lu mon billet en m'attribuant des positions politiques et prenant ce prétexte pour taper sur mon billet calophobe. Mais ainsi va le jeu des logomachies, et je ne te contesterai jamais le droit d'en user comme tu l'entends sur ma plaque tournante ...
Moralité? "Vous les femmes, vous le charme ..."
La femme n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle est colère. Aphorisme typique du machiste qui se respecte, n'est-ce pas? Sache que j'assume cette vérité bien sentie pour ma part; si cela te donne une raison suffisante pour confirmer ton accusation, alors la voilà: je te l'offre sur un plateau d'argent.
"Vous les femmes, ..."
A+?(qui rime avec phallus, as-tu noté; diantre, je suis donc un machiste inconscient et jusqu'au bout des billets!)
Cherie cétafète...
Posté par taforgotten... le 15.02.2008
...aujourd'hui, ramène tes fesses !!
là au moins, tu eus été crédible en macho... pffff t'assures pas un kopeck... oups, suis-je bêteuuuh c'est vrai que comme tout macho qui se respecte les kopeck y restent dans ta pocket...
ah là là n'est pas macho qui veut, ça se travaille ça monsieur !!
Assumer ce que l'on n'est pas, ne pas assumer ce
Posté par Supermachoman (à deux cents) le 15.02.2008
A l'attention de la précédente messagère qui fait rien que m'embêter par ses sarcasmes tourne-en-rondeurs: je ne suis pas un macho, ou du moins ne le suis-je que lorsqu'il s'agit de placarder les chieuses gourmandes de cadeaux et autres rituels officieux qui décorent les bouts de phalanges.
Je ne peux pas assumer ce que je ne suis pas, désolé. Et tant pis si, par un jeu de dialectique mal maîtrisé, je me retrouve accusé de ne pas assumer ce que je pense ne pas être au final ...
... il y a des torts qu'il est bon de redresser, à supposer que ce soient des torts. Mais je précise que la précédente accusatrice ne m'avait pas convaincu, en attendant la preuve que je suis vraiment un porc de machiste...
Retourne travailler ton droit, jeune dissidente à la rose (métaphore qui me rappelle là une ancienne pub des années 80 pour du dentifrice, soit dit en passant).
Tandis que je m'en retourne à des affaires philosophiques plus calmes, mais d'autant plus sincères et honnêtes.
Il faut savoir assumer ce que l'on n'est pas, tout autant que ce que l'on est. Je ne joue pas le jeu de la surenchère, tel un Jean Genet de pacotille condamné à devenir ce qu'on le faisait paraître.
Je suis ce que j'essuie? Jeu de mots facile et faux: je ne dois pas être ce que l'on dit de moi, crédibilité de bloggeur oblige. Ré-si-sttaaanncceee ... Je-me-marrrrre.
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GBzé ...
Posté par ... donc tator le 15.02.2008
Pour résumer le fond de ta pensée, tout mec qui se doit a tout intérêt (essentiellement sexuel) à casquer le jour de la Saint Valentin.
Ben laisse-moi te dire que tu as bien tort, car moi, la nuit dernière, j'ai bien baisé, et pourtant, je n'ai pas dépensé un centime, pas de resto, etc.
Ensuite, il y a plein de gens qui ne baisent pas (ou peu) durant l'année et qui ne baisent pas plus à la Saint Valentin, même lorsqu'ils font tout ce que tu dis qu'un mec a intérêt à faire ce jour-là.
Enfin, je crois qu'avec la vision que tu as de la Saint Valentin (mais je suppose que tu as une vision semblable sur Noël, sinon tu ne serais pas cohérent), tu es plus disposé que bien d'autres à tomber toi-même dans le panneau des marchands qui s´en mettent plein les fouilles. C´est au machos comme toi que le côté commercial de cette fête est destiné. Mais si on suit ton raisonnement, c'est pour le plus grand bonheur de Mme Schangels. Alors ça va ...
tu m'en vois ravi, vraiment!
Posté par je me sens seul avec mes propensions ... mais je fais avec! le 15.02.2008
Chère Virginie Despentes précédente:
Ravi que tu aies bien baisé sans dépenser un sou, même si "coïté" eut été de meilleur aloi sur ce blog animalier.
Je me permettrai simplement de rappeler une n+1-e fois que le sexe n'était absolument pas sujet à controverse dans mon billet, sinon dans l'interprétation que vous en avez faite. Je m'intéressais au thème détourné des actes de discours non-littéraux et aux effets dangereux de certains ACTES DE DISCOURS lorsque, pour quelque raison que ce soit, le compagnon refuse la soirée procédurale du 14 devant une compagne qui, si par malheur elle s'avère être susceptible et rancunière, le lui fera bien sentir par la suite.
Je répète: affirmation probabiliste qui n'a pas valeur de vérité absolue ou nécessaire, bon sang de bois et je pense encore à d'autres termes pour calmer mon envie de ne pas me répéter d'un commentaire à un autre.
Tant mieux si tu as bien baisé, donc, mais on sort ici du sujet, si tu me permets toutefois cette expression spatiale et sans esprit chagrin ni point trop machiste pour l'occasion.
Il y a des impressions, trompeuses ou pas, qui ont des effets dévastateurs et ne font que confirmer le rôle des PERFORMATIFS: transformer les états de choses à partir d'actes de langage.
Me comprenne qui voudra, qui pourra ou aura le temps de suivre les semi-aphorismes d'un néo-machiste brocardé. Pas grave, tant que les clous ne sont pas rouillés.
A vos accusations, je répondrai plutôt par un pb de distinction bien plus intéressante parce qu'impersonnelle entre raison, intention, et action.
Intentionnalité et/ou sexualité: j'ai choisi mon camp et vous le vôtre, apparemment.
"Vous les femmes, vous le charme ..."
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Moi aussi, ravi pour elle
Posté par Créon le 15.02.2008
Mais enfin! Si pour quelque raison que ce soit, un compagnon donne motif à susceptibilité ou rancune à sa compagne, et si elle s'avère susceptible ou rancunière, il est évident qu'elle le lui fera bien sentir par la suite, mais cela vaut pour n'importe quel jour, pas juste le 14 février!
Or, tout ton raisonnement repose sur cette prémisse que parce que c'est le jour de la Saint Valentin, il y aura quelque chose de spécial comparé aux autres jours dans les mesures de "rétorsion" de la compagne ou du compagnon vis-à-vis de l´autre. C'est n'importe quoi. Raisonnement faux de part en part.
komdéfeuilDotone !!!!
Posté par Tavérézon... le 15.02.2008
Manifestement tu déchaines une passion Babe !!
Malheureusement, je craints que tes arguments ne soient pas entendus, pour la simple raison qu'ils ne sont pas compris... ne comprend pas qui veut mais qui peut... de plus, comme tu le soulignes, ramener ce post sous la ceinture est un signe singulier d'immaturité, et la panacée d'un dial vide et totalement contre productif... en plus je te parie un resto que notre "détracteuse" (si tant est qu'elle en soit une) n'a pas plus baisé qu'un SDF jouant au casino... mais ça, c'est une autre histoire... bref, chronique d'un dial à 2 cents en si bémol pour une frustration cachée derrière un pseud... c'est beau le net... ça en permet des choses...
Et je parie heu… aller soyons fous une nuit de folie avec Schangels (hors St Valentin !!!!!) sans resto, mais je fais la soumise tu fais l’homme viril hein !!! Bon j’dec… gâchons que la prochaine remarque insipide sera « alors pour résumer quand on n’est pas d’accord avec vous c’est qu’on ne comprend pas ? Tout de suite les remarques désagréables… bla bla bla… »
Me concernant… ouais !! Mon seuil de tolérance vis à vis des boulets est négatif… alors la Valentine frusto-comblée au lieu de perdre ton temps sur le net à te battre contre des moulins à vent, pourquoi tu ne retournes pas copuler… puisque nul besoin de 14 février pour ça?
@ bon entendeur…
"bah pourquoi?", "bah pac'que!": même combat
Posté par Platoche le 15.02.2008
Toutes ces humeurs mêlées me rappellent un sketch des Guignols, où notre JPP national faisait remonter son entraîneur de Platini depuis un 4-4-2 de circonstance jusqu'à l'explication de la vie en termes de spermatozoïdes ...
Je préciserai simplement à Créon que mon raisonnement ne reposait pas sur la vérité d'un soir mais, bien au-delà, sur la vérité d'un acte de discours dont la signification non-littérale (je cache des intentions douteuses derrière une raison de mauvaise foi) s'applique tous les jours que Dieu fait ou défait les couples sur un divan ... sur lequel je ne me suis pas vautré dans mon billet initial.
Dédicace à tous ceux qui n'ont pas aimé ce que j'ai écrit. Je ne demande pas la charité (au sens significatif du terme, version Davidson), tout au moins une relecture du billet de départ et une distinction plus avisée entre ma remarque de nature performative et vos histoire de cul amortie sans rose dans le verre de table. Certes et tant mieux pour vous, je le répète, mais ce n'était pas mon sujet qui, lui, s'ingéniait tant bien que (surtout) mal à dériver d'un rituel amoureux à une affaire de langage.
Bien!!! Je souhaitais de l'animation sur ce blog. Me voilà servi.
Vive la France ...
Note: merci à ma salade de fruits niçoise pour sa douce défense de mes petites côtes; l'union fait la force, même s'il n'est pas question de rembarrer qui que ce soit ici à coup de répliques mal senties et argumentées.
Car oui, comme l'aurait dit Cali si mieux que moi: Tooo-llléééé-rraaaaaannnncceeee
Vive la France (bis)
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Modération
Posté par Soupe à la grimace le 15.02.2008
Ouah! Comment elle m'a cassée, Brice de Nice!
Et dis, Schangels, j'ai une suggestion. Est-ce que ce n'est pas possible d'activer une fonction de filtrage des commentaires? Comme ça, ton amie niçoise et toi pourrez décider comme bon vous semble avant postage qui fait perdre son temps aux autres et qui fait vraiment une contribution intéressante à ton blog.
Autre suggestion également valable: peut-être que tu pourrais écrire tes billets et laisser uniquement Brice de Nice faire les commentaires, non?
Après, c'est toi qui vois si c'est dans ce genre de sens que tu veux faire aller ton blog ...
Philosophie en fête
Posté par Créon le 15.02.2008
Dis-moi, Schangels, t'aurais pas non plus quelque chose dans tes tiroirs contre la fête des mères? Je sais pas moi, disons pour illustrer la distinction entre "usage" et "mention", ou entre "
sens" et "dénotation", ou un autre truc philosophique super sérieux que tu aurais envie de bien pourrir?
aimons-nous les uns après les autres
Posté par Hémon le 16.02.2008
Cher Créon.
Merci pour tes suggestions instructives et qui, sans doute, contribueront à une meilleure respiration de ce blog déjà bien étouffé par des commentaires croisés et parfois passionnés. Surtout hier, où ce fut décidément la fête des Schangels après celle des Valentin.
Je répondrai à tes trois remarques principales:
1. Il n'est pas interdit de faire un billet sur la Fête des Mères, en effet! Quand on sait que cette célébration fut intronisée par le maréchal Pétain sous le régime de Vichy, dans un but légèrement différent de celui actuel. Mais aucune critique historique en vue, toutefois. Je ne crois pas que l'effet serait le même que pour la saint Valentin: l'effet d'un acte de discours et sa signification non-littérale n'est pas le même entre un compagnon et sa compagne qu'entre une mère et son enfant. Mais merci pour ta suggestion ma foi fort intéressante. Je le note.
2. Ma chère Antigone niçoise a le sang chaud, tu l'as remarqué, et ne fait pas de fioritures lorsqu'elle estime qu'un bloggeur ne respecte pas le principe du blog ou cherche à casser par tous les moyens le protagoniste qu'il a dans le collimateur. Je n'en ferai pas de même car, je l'ai dit et je signe, ce blog n'est pas ma propriété et reste ouvert à tous. Quitte à laisser des gens vous insulter ou jouer du sarcasme pour le simple plaisir d'humilier un tant soit peu celui ou celle pris(e) en grippe ... c'est la vie et la règle du jeu, sur cette toile dont je ne suis pas le maître et ne cherche pas à le devenir. Même pas sur ce blog; tu peux donc être rassuré, Créon: lâche-moi des "babycass" autant que tu le souhaites, et je répondrai pour autant que tes remarques seront pertinentes, i.e. poseront des objections constructives à l'ensemble; d'où ma dernière note ...
... 3. Désolé si je te donne l'impression de "pourrir" des thèmes philosophiques dignes d'intérêt, tels que la distinction sens/référence, la distinction mention/usage, la distinction extension/intension (cf. mon billet doux sur les patates) ... mais pourquoi ne pas tenter une application de ces principes dans la pratique du discours quotidien.
Le plus intéressant, et je suis tout aussi sérieux maintenant que dans ce qui précède, serait que tu m'expliques pourquoi mes billets ont tendance à "pourrir" ces thèmes de la philo analytique. Je n'y perdrai pas au change si tu fais cet effort d'explication. A moins que ton seul but soit ici de jouer le rôle d'un Thrasymaque dandy, auquel cas tous nos dialogues seront viciés par avance et je n'aurai plus qu'à te laisser poser tes piques sur ce blog grenat ...
A toi de voir, on est en démocratie (cf. un autre billet moins doux sur ce même régime). Permets-moi de ne pas répondre à tes attaques, dans le cas contraire où tu ne chercherais pas vraiment pas dialogue mais bien le conflit ouvert; c'est que le temps compte pour tout le monde, et moi y compris. Donc pas de perte de temps pour des réponses sans interlocuteur véritable.
Se faire rabaisser ne fait jamais de mal, à condition que le rabaisseur puisse justifier sa manoeuvre ... question d'étalons pour mesurer et de raisons valables pour tailler en pièces. Cela vaut pour moi aussi, qui me suis essayé à cet exercice sur le député bourguignon et le chanteur aux paroles en bois.
Bien à toi, Créon. Et peut-être viendra le jour d'un billet sur la Toussaint, ce jour béni où l'on rappelle au souvenir de tous les ayants-droits à leur sépulture ...