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Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne. Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
25.12.2007 Dernière mise à jour :
17.05.2008
Bonne nouvelle pour ma pomme: je viens d'être accepté comme conférencier à une future conférence cosmoplanétaire sur la paraconsistance.
Version originale: "2008 World Congress of Paraconsistency", qui se tiendra en juillet à Melbourne. L'@dresse de l'événement: http://www.philosophy.unimelb.edu.au/wcp4/index.html
Est-ce la saga des truthmakers qui aurait mis la bonne puce à l'oreille et appelé les muses formelles à ma rescousse ...
... l'occasion de fêter en passant le passage au millier de visiteurs de ce blog, que je remercie pour leurs coups d'oeil furtifs, multiples et parfois intéressés au point de lâcher un bon commentaire sur la partie droite. A tous: merci, et que la fête cérébro-laryngologique continue tant que l'ensemble fonctionne!!!
Pour qui s'intéresse aux affaires de vérifacteurs et d'implication de la théorie de la vérité correspondance sur la logique paraconsistante, voici tout au moins le résumé de ma future intervention chirurgicale en terre aride:
*********************************************************************** Peut-il y avoir des "Véri&Falsifacteurs''?
L'article qui suit concerne l'ontologie dialéthéiste. En opposition à Priest, lequel a déclaré dans [4] que les propositions excédentaires (vraies et fausses à la fois) devraient être admises mais pas les propositions lacunaires (ni vraies ni fausses), il semble que ce soit le contraire dans une perspective ontologique: il a été dit dans [1] que les états de choses excédentaires constituent une idée saugrenue (p.108).
Nous étudierons les présupposés métaphysiques en faveur ou en défaveur de l'idée de vérifacteurs pour les propositions contradictoires, autrement dit: des véri&falsifacteurs.
Après un premier débat sur la manière de maintenir le principe du tiers exclu tout en renonçant à la bivalence, il a été dit dans [4] qu'un seul et même facteur ne peut pas être considéré à la fois comme un vérifacteur et un falsifacteur en raison de la Loi d'Incompatibilité, ainsi que dans [2] et [7]. Or les dialéthéistes pourraient aisément répondre que de tels fondements ontologiques des lois logiques sont injustifiés, ce que fit Priest dans [3].
En résumé, nous étudierons l'ensemble des présuppositions métaphysiques qui sous-tendent le rejet des véri&falsifacteurs:
(1) la loi d'incompatibilité, et ses prétendus "faits impossibles";
(2) la relation entre possibilité métaphysique et possibilité logique, ainsi que son impact sur la logique de l'imagination;
(3) la signification des valeurs de vérité dans un modèle, ainsi que la prétendue incompatibilité entre le dialéthéisme et la théorie de l'action (assertion négative contre dénégation, dans [6])
Un facteur inconsistant de ce genre devrait être acceptable si une distinction est établie entre vérifacteurs, falsifacteurs, et véri&falsifacteurs. Mais si tel est le cas, les dialéthéistes devraient accepter les faits généraux et rejeter l'atomisme logique s'ils veulent imposer le tableau ontologique de leur paraconsistance forte.
Références citées:
[1] Armstrong, D.M.: Truth and Truthmakers, Cambridge Studies in Philosophy (2004).
[2] Demos, R.: "A Discussion of a Certain Type of Negative Proposition", Mind 26(102) (1917), 188-196.
[3] Priest, G.: In Contradiction, Dordrecht: Martinus Nijhoff (1987).
[4] Priest, G.: "To Be and Not to Be - That is the Answer. On Aristotle on the Law of Non-
Contradiction", Philosophiegeschichte und Logische Analyse1(1998), 91-130.
[5] Schang, F.: "On how Truthmaking Negative Propositions", The Reasoner, soumis.
[6] Parsons, T.: ''On True Contradictions'', Canadian Journal of Philosophy 20(3) (1990), 335-354.
[7] Wittgenstein, L.: Tractatus Logico-Philosophicus (1921), en part. §6.3751
Comment finir un tel billet? Vous le savez aussi bien que moi: en musique, australienne de surcroît et de bon ton.
J'ai bien quelques noms de groupes australiens en tête, parmi les plus connus: ACDC, INXS, Midnight Oil, Silverchair ... je retiendrai deux morceaux parmi ceux-là.
ACDC, pour commencer: inévitable groupe branché sur un courant paradoxalement alternatif, parce que basé tel le bloc erratique sur un indémodable hard-blues criard. Ce fut, c'est, ce sera bon. Le morceau en question (un foutu choix en perspective, difficile de trancher sans sacrifier): mon préféré tout personnel, "Thunderstruck" (1990).
INXS, pour terminer: moins transcendant et plus feutré que le précédent, ça va sans dire même si je viens de le dire ... un groupe qui a accompagné mes errements de lycéen pendant une courte période, mais suffisante pour avoir acheté plusieurs albums de leur pomme et dans lequel j'avais retenu le morceau suivant: "Just Keep Walking" (1980). Admirez le minois de jeunot punkie (tendance Punkie Brewster, s'entend) et les mouvements plutôt empruntés de Feu Michael Hutchence. Ca sent le rock de trop bon ton pour être vrai, mais le son passe bien et c'est bien là mon essentiel.
C'est bon, le crocodile? L'occasion de rappeler une de ces formules bien senties du Coluche des sentiers non balisés:
"Quand je vois un chômeur voter, ça me fait penser à un crocodile qui va chez le maroquinier".
A nous deux, Australie terre d'inconsistance!!! Pas besoin de pull en juillet, donc je prendrai des pulls en juillet. Logique.
Une colle pour les connaisseurs et historiens de la région (lorraine, s'entend):
A quelle famille appartient cet emblème sur la photo ci-dessus?
Dédicace au temps qui passe et au souci de bien faire entre-temps, probablement ...
A supposer que ce que nous faisons ici-bas résonne pour l'éternité, pour reprendre les termes de Maximus.
"Seize the day", "profite de l'instant présent", "cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie" ... le présent pris en sandwich entre un passé révolu et un futur dévolu. Que dois-je faire maintenant pour m'excuser d'hier et me préparer à demain?
Il est pénible de se rappeler aux mauvais souvenirs de ce que avons eu le tort de faire ou ne pas faire; il est pénible de se rappeler au devoir de ce que nous aurons à faire ou ne pas faire. Il est préférable de songer à ce que nous faisons, maintenant et sans spéculer sur l'avenir ni le passé. Question d'économie de moyens, rien de plus. Question d'avancer plus vite que la flèche de Zénon, aussi et surtout.
Parce que le temps file en proportion de l'âge de nos neurones; parce que le temps présent donne souvent envie de passer directement à l'avenir ou de retourner loin dans le passé; parce que ce genre de réflexions conduisent rarement à des résultats probants; parce que le souci de vivre le moment présent revient plus souvent à griller celui-ci qu'à en profiter vraiment ... et parce que je cherche depuis longtemps un moyen de passer ce morceau qui me restitue chaque fois la patate (pas ensembliste, celle-là) dans son intégralité, je dis: musique.
Il n'y a qu'un pas, du doigt tendu à la faucheuse; du moins lorsque l'on en assume les conséquences, ce qui est loin d'être le cas de tous les rebelles saeziens de 15 à 22 ans. Que le feu vive en nous, plutôt que dans les poubelles. Histoire de gagner une moindre bataille dans notre guerre déjà perdue contre le temps qui passe. Ouuuhhhh ...
Simple annonce concise et brève (possible, ici?) entre deux mails administratifs.
Pour les Lorrains câblés sur France 3: annonce ce soir d'un reportage sur les Archives Poincaré, un laboratoire de recherche en histoire des sciences et philosophie dont je ne donnerai pas davantage les coordonnées puisque:
- telle n'est pas la mission de ce blog
- telle ne serait peut-être pas le voeu de son directeur de voir la serviette mêlée au torchon
- te...le...vi...sionnnnn ... rules ... the ... na...tionnnnnn!!!
Le reportage passera donc tout à l'heure (dans un quart d'heure, à vrai dire et c'est pas peu dire que c'est pas trop tôt pour le dire) lors du décrochage régional quotidien de Soir 3, sans doute entre 18h55 et 19h.
Vous y apercevrez les big boss du labo, tandis que je sirotais peinard un café crème juste à côté afin de faire mieux passer le Glaireux et les 5 Picon de la veille. C'est que la journée en question méritait d'être arrosée en beauté, rapport à l'événement qui l'avait couronné à partir de 17h. Je déblatère par énigme, certes, mais c'est pour mieux ne pas éveiller les esprits qui s'en cognent et rappeler au souvenir d'une époque où la télé prétendait encore remuer les neurones, éveiller les consciences ou instruire les bonnes gens dont nous sommes. Un autre temps, voire un temps X si l'on en juge par les temps qui courent.
Mais voila que je m'égare encore, tel le cow boy joliment moustachu des frères Coen et ... l'annonce est passée, en interne archivé comme en externe bloggé.
Pour les retardataires intéressés: l'interview sera disponible en ligne demain. Pour les lecteurs de l'Est Répu: voir aujourd'hui page 2 ("Evénement"; tu m'étonnes)
Ce qu'on ne ferait pas pour prétexter la diffusion d'un bon Daft Punk, tout de même ...
Le nouveau fameux Allis Ubo m'a retourné le cerveau avec sa dernière colle sur les euros: comment reconnaître le sac des faux euros de 9g chacun si une seule pesée est autorisée? Comment reconnaître la fausse pièce si le poids obtenu ne peut pas distinguer entre les 4 pièces ou 4 sacs accumulés sur la balance?
De deux choses l'une: ou je suis bas du front, et je n'ai plus qu'à me louer le dernier Vercingétorix de Christophe Lambert pour le week-end; soit l'astuce consiste à ne pas s'embarquer dans des tergiversations arithmétiques et à trouver l'astuce ailleurs. C'est le cas de ces nombreuses devinettes vicieuses où la solution est partout sauf là où l'on attend, c'est-à-dire n'importe où sauf dans le domaine décrit par le libellé. Les sacs seraient-ils de couleur différente selon le poids de leurs pièces?
Nikamouk; je trouverais bien une parade en expliquant plus tard les raisons pour lesquelles je ne pouvais pas trouver la bonne réponse. Ruse de la raison en guise de "salut", donc.
Une "belle" solution, dit Allis (a.k.a. Ramone, wahr nicht? j'ai mes sources québecoises à ce sujet)? Traduction: une solution qui n'a rien de l'aridité algébrique ou du froid calcul arithmétique?
Je ne sais pas! Je tirerai mon épingle du sac en prétendant tout au moins que je sais que je ne sais pas; ce qui me fait une belle jambe mais rappellera quelques souvenirs de prises de bec convenues avec le fameux Allis, ces journées d'Archivistes où nous partions ensemble béqueter au RU avec les autres compagnons de la raison raisonnante ... bon vent (des Açores) à toi, Ramoneur des Contextes relativement opaques! Et n'hésite pas à me relancer sur d'autres énigmes, en attendant de trouver la solution à celle-ci.
Merci de ne pas me faire ravaler ma langue trop tôt; cogiter encore un peu je vais, avant la grande leçon inaugurale de ce soir 17h pétantes. Les intéressés comprendront. Pour les autres ... cherchez encore!
La musique adoucit les moeurs, dit-on; voire. Gageons au moins qu'elle fortifiera les synapses. Quoi de mieux qu'un bon "Headhunter" des Front 242 pour poursuivre la ... chasse aux pièces tronquées? Let's go, you proud Belgians. YYaaaa!!!
Patience avant la solution finale, donc. Que disent les autres? On est peu de choses, parfois et même souvent ...
Impossible de glisser aujourd'hui un billet consistant et de bonne portée. Trop d'obligations administratives à satisfaire, de coups de fil à passer, de documents à transmettre, de courriers à remplir ... de neurones à user en perte certes utile mais usante.
Comme j'ai besoin de ma dose d'interrogations quotidienne et ma banderille musicale de principe, je ferai coup double mais en coup en vent.
Une devinette, pour commencer. Je l'ai déjà posée à mon entourage proche et affectionné, donc merci à eux de ne pas vendre la mèche s'ils se reconnaissent. Pour les autres, donc ...
Mais qu'est-ce donc, mhh?
C'est meilleur que Dieu.
C'est pire que le diable.
Les pauvres en ont.
Les riches en manquent.
...
Un jambon à l'os virtuel pour celui qui trouve, mais surtout un gage comme à l'accoutumée. A vous de jouer.
Un indice? Disons que les Dire Straits en parlèrent dans un de leurs morceaux phares.
Autre indice? Le personnage en photo ci-dessus aurait refusé aussi bien d'en parler que d'en parler ainsi. Question de principe.
Une banderille, pour finir. Je ne sais pas comment introduire ou lier ce qui suit à une thématique de ce blog, mais une seule chose est sûre: j'ai écouté et regardé les images de ce morceau en boucle pendant des mois, perplexe devant les traits humains saisissants du petit bonhomme en action, dans le clip "Evil" qui suit de Interpol. Toujours ce rythme saccadé et ce mélange de basses-guitare qui donne un son à la fois agressif et reposant. Une contradiction qui fait du bien à mes oreilles, en tout cas.
Un bon mélange de rock répétitif et de voix hautes qui rappellent en vrac celle des Doors, de Joy Division et de Divine Comedy.
Il était temps que je dépose une vague ondulatoire de ce groupe, dont j'avais écouté le morceau qui précède en boucle lors d'une descente universitaire à Aix-en-Provence. Si je dis: camembert, essuie-glaces, Cassis, calanques et "tu bluffes, Marconi", les anciens protagonistes de ce voyage de conférenciers comprendront le rapport ...
L'agnostique que je suis (par la faiblesse des choses) a une note à vous soumettre, concernant la religion chrétienne et ses textes. A prendre ou à laisser, selon votre degré de bigotterie que j'imagine très faible, mais là ne sera pas le problème.
Dans le Sermon sur la Montagne de l'Evangile selon Saint Matthieu (5.3), on aperçoit cette phrase qui a de quoi donner du pain sur la planche aux exégètes chrétiens:
"Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux"
Loin de moi l'idée de vouloir promouvoir une religion sur une autre, mais seulement d'illustrer l'ambiguïté typique des textes sacrés.
Je vois au moins deux manières d'interpréter cette seule et même phrase, sans compter les autres où l'on parle d'un Dieu secoureur des esprits fragiles face au(x) malin(s). Tout dépend de la virgule implicite à placer dans la phrase principale. Ainsi:
(1) heureux, les pauvres en esprit
(2) heureux les pauvres, en esprit
Dans le cas (1), les pauvres en esprit sont heureux; dans le cas (2), les pauvres sont heureux en esprit. La différence n'est donc pas mince selon la place de la virgule: soit il faut être simple d'esprit pour être heureux, soit il faut être pauvre pour être intelligent. Toute proportion gardée bien sûr sur la signification propre du fait d'être pauvre en esprit, mais je schématise pour la cause. Aucun rapport entre les deux formules, donc, sinon un seul et même contenu de départ.
Comment choisir, sinon en recoupant dans les autres psaumes et recherchant une cohérence globale entre les différents textes. Quand on dit qu'il y a à boire et à manger dans les textes sacrés, c'est que leurs auteurs ont à ce point joué sur les sous-entendus, les paraboles et la polysémie que tout le monde finit par y trouver son propre compte. Le philosophe Lessing ne m'aurait pas contredit s'il était là, dont l'analyse de la Bible parlait de plusieurs niveaux de discours selon l'intention de l'auteur et les capacités du lecteur. Il ne faut pas prendre une histoire biblique à la lettre: ce n'est pas parce que tel événement insensé ne s'est pas produit ou peut être dédramatisé par une explication scientifique que le sens originel du texte ne vaut plud tripette. Il faut être bien bas du front pour devenir athée sous le seul prétexte que l'histoire est à dormir debout. Elle fait surtout dormir ceux qui ne la comprennent ou ne veulent pas la comprendre, mais Dieu ne fait pas la quête Lui-même et d'autant moins s'Il n'existe pas. Et peu importe, devrais-je répéter pour ceux qui ont encore le billet du "volontarisme doxastique" en tête. Mais je m'arrête là, conscient que la distinction analytique entre la portée d'un quantificateur ou d'un opérateur modal n'est pas née d'hier et se confirme jusque dans les textes du Testament.
Chaque pot a son couvercle, chaque texte a son interprète ... herméneutique, quand tu nous tiens ... la charité part voir ailleurs si elle y est.
Malheureux, les riches en esprit? C'est vrai que le bulbe est souvent douloureux lorsqu'il chauffe trop souvent et en quantité déraisonnable. Qui n'a pas entendu parler des ailes brûlées d'Icare, à force de vouloir satisfaire ses ambitions de toucher le soleil et de ne pas tenir compte des propriétés physico-chimiques de la cire. Descartes savait, lui (cf. seconde méditation métaphysique) ... Voila une bonne occasion de passer un morceau de circonstance et d'honorer ceux qui m'ont épaulé pendant l'âge ingrat de l'adolescence sévèrement pubaire, à cette époque où tout se brouille et se termine toujours en séances intensives de Biactol. Je veux parler d'Iron Maiden et de son "Flight of Icarus". Mais parce que ce morceau n'est pas mon favori et que les compagnons de Dickinson ont été mis à l'honneur par le cinéma français, j'opterai plutôt pour ce coup de coeur en direction de Bernie Bonvoisin et ses impressionnants "Démons de Jésus". Ecoutez et vous comprendrez le rapport avec la Vierge de Fer, à défaut de cirage antique:
"La vengeance est un plat qui se mange froid", a chanté Lio et insinué le texte sacré bien avant la mangeuse de bananes crémeuses. Mais Bernie a d'autres vérités bien senties en tête, entre un air de Mesrine et une cause anti-sociale à défendre. RIP pour plus tard.
Mais je ne terminerai pas sans finir sur un extrait bien plus en phase avec le thème si religieux de la course à la vérité et de ses conséquencees néfastes pour l'esprit humain. Faut-il apprendre l'humilité et rester dans l'ignorance pour vivre heureux? Il est vrai que bon nombre des vérités font très souvent mal à entendre, et je pense ici à ce personnage mathématicien dont les recherches mathématiques auront eu "raison" de sa personne. Pour qui n'a jamais entendu parler du film "Pi", un essai noir et blanc de Daren Aronofsky (1998). En voici la présentation, doublée d'un accompagnement trip-hop qui vaut le détour:
Une ode structuraliste sur la maîtrise du monde en équations numériques et sur le prix à payer des quêtes menées à tout prix.
Le mieux est l'ennemi du bien, expression qui ne cesse décidément de revenir sur ce blog. On fait avec ce que l'on a, mais tout l'art consiste bien plutôt à comprendre ce que l'on ne peut avoir. Le sens d'une vie patauge entre ces deux modalités imprécises. Pas le temps de détailler, entre deux passing shots de Tsonga et un match de ping-pong à préparer.
Bien plus pauvre en esprit, certes, mais le sport a des conditions d'usage telles que l'intellect fait mieux de reste à l'écart lorsqu'il s'agit de gagner. Une autre vérité sur le sport qui me fera repasser par la case Hegel. Un billet qui se fait attendre, mais pour la cause ...
Antonin Artaud avait déliré en son temps sur la signification morbide du caca. Je n'irai pas jusqu'à méditer sur son symbolisme et me contenterai d'en rire, ici.
J'ai pleuré à me pisser dessus, lors des quelques cinquantes premières fois où j'ai pu voir cet extrait ... l'effet de surprise s'est quelque peu estompé entre-temps et l'on finit par prévoir les coups pétaradants, certes; mais j'insiste tout de même pour vous passer cette scène d'anthologie dont le principe comique ne sera pas au goût de tout le monde. Il l'est en tout cas pour moi et certains de mes proches collaborateurs ... wahr nicht, Mann (dédicace au premier intéressé venu du Nord)?!
Je vous laisse apprécier le spectacle, tiré du pastiche de "Mon beau-père et moi":
J'ai gardé la version originale, pour que les paroles des humains ne viennent pas "polluer" le sonate pour chasses d'eau du félin. Pas la peine d'expliquer pourquoi cette scène m'a éclaté, je vous laisse juge.
Viendra le jour où le cinéma ajoutera l'odeur à l'image ... et où les vendeuses d'avant-projection proposeront dans leur corbeille du spray Air Wick entre une boîte de pop corn et un paquet de Twix.
"Mes relations? Un tiers mondains, deux tiers mondistes"
Indice, chez vous: Niels0F
Il n'y a souvent qu'un pas entre mondanités et tiers monde, d'autant plus lorsque l'on passe par la case des Restos du Coeur. La cantine des laissés pour compte et sans comptes, susceptible de relancer la carrière d'un artiste dépassé ou aspiré par un vide d'inspiration sidéral.
Non pas que l'on ne puisse pas faire d'une pierre deux coups: relancer ses ventes de disques et la production de soupes réchauffantes pour SDF en mal de chaleur; mais l'amalgame est ainsi qu'il reste difficile d'être totalement admiratif devant la procédure globale. Tant mieux s'il faut écouter de la soupe pour financer de la soupe, tant qu'elle finit là où il faut. Mais jamais n'aurai-je sans doute le "courage" d'acheter un de ces albums gnangnans ou Goldman passe à Cabrel qui relance sur Calégero avant de conclure par Cali qui saute sur Ruiz. Je préférerais tant payer mon tribut national et faire patte blanche devant une juste imposition, comme le voulait la IVe République ... cette chère quatrième hyperinstable dont la Constitution prévoyait néanmoins un devoir d'assistance publique pour mendiants, clochards et SDF selon votre humeur taxinomique.
Une pièce ou deux représente si peu dans un jour, tandis que la multiplication du peu débouche parfois sur du beaucoup; et peu importe si le clochard (mon terme à moi) en use pour se caler la panse ou se remplir le gosier. Je serai toujours mal placé pour donner la leçon de morale, car le petit bourgeois locataire a ceci de pratique qu'il vit moyennement sans rien trop devoir à personne. Qu'il se dispense donc d'en imposer aux autres. A votre bon coeur messieurs dames ou, faute de mieux: à votre bon sens.
On fait comme on peut pour être un tant soi peu différent, le temps d'une vie; il y en a qiu se brûlent le dard et meurent très vite, puis d'autres qui misent sur la durée et s'emmerdent très tôt. Je situerai la troisième qui suit entre les deux: une sorte d'incarnation moderne des leçons de prudence et de morale doucereuse selon Horace, interprétée par une grande sauterelle qui me plaît autant par le physique que par ses mots d'esprit légers et pertinents. Sans jamais frapper fort ni faire mal, puisque l'intéressée se donne un rôle de défenseur de la classe moyenne progressiste adaptée à son milieu ambiant et respectueuse de la loi du milieu.
Je veux parler ici de Zazie: un grand bout de femme qui me plaît mais dont je n'achèterais pas les albums pour autant, car faut pas pousser pépé dans les orties. Pas assez de riffs, pour le moins, pas assez de rythmiques samplées et pas assez de distorsions musicales pour ne laisser place qu'à des accompagnements en instruments à vent et pianio de salon. Trop de voix, trop peu de sons. Pas pour moi, ce style rattaché au style variété. Je retiendrai cela dit quelques titres accrocheurs: "Tout le monde", "Des rails" et le "Rodéo" que voici, où j'ai apprécié les contre-temps de la boîte à rythme. Un détail de l'accompagnement, mais auquel j'attache le plus d'importance au final.
La morale est très convenue: les mâles flambeurs sont des salauds qui ne respectent pas l'intégrité morale et physique de la gent féminine + la drogue c'est pas bien et ça tue à petit feu. Qui a dit qu'harmonie et longueur allaient de soi ici-bas. Bref ...
Là n'est pas l'essentiel, que je situerai plutôt dans l'art consommé par la chanteuse de sauter d'une rime à un jeu de mots en toute légèreté. J'applaudis, en toute discrétion.
Ce n'est pas toujours dans le chant anglophone et les sonorités de son de cave que l'on trouve de quoi se remplir les oreilles. Il aura été dit que la grande pensionnaire des Enfoirés me tape souvent dans l'oeil. L'exception qui confirme la règle, en somme: tout antisémite a son Juif, tout anticlérical a son curé ... tout anti-mouches à merde à sa sauterelle, dira-t-on pour ce billet dont la principale revendication serait l'imposition sur les ménages moyens pour le droit à l'assistance publique. De quel droit, et à quel titre: pourquoi payer pour des clodos qui n'en fichent pas une rame, pourquoi débourser pour des assistés qui refusent sciemment de retourner au travail ... Argument choquant, mais pas totalement invalide et c'est là que la bonne conscience devrait prendre congé pour régler ses comptes une fois pour toutes. Il y a des cas trop désespérés pour remonter la pente seul, mais il y en d'autres aussi qui ne demandent que la paix sauvage et une bonne soupe par temps froid. Pas de règles, pas de tout fainéant et de tout martyre. Pas plus qu'il n'y a de législation parfaite, de toute façon. Qu'importe: tout le monde accordera qu'il y a des morts de froid difficiles à justifier par le goût du travail et la civilisation de l'effort. La vertu peut bien s'accorder deux-trois écarts et gérer quelques contradictions au nom de ceux qui la récusent. On est humanistes, ou on ne l'est pas humanistes. Nous aimons nos prochains? Alors montrons-le monnaie sonnante et trébuchante. Une assistance financée, des repas offerts par les soins de l'Etat ponctionnaire et des consciences qui se soulagent sans avoir à supporter les bras dessus bras dessous de chanteurs désengageants. Que la solidarité fasse son boulot dans la discrétion des feuilles d'impôt, sans chichi et sans prime-times sur TF1; ou qu'elle ferme sa gueule pour de bon et que l'on cesse de prendre la France pour ce qu'elle n'est pas. Tapez 1 ou 2, selon vos affinités électives; le mien est signé puis cacheté stampel en main, la tête de Marianne en haut à droite plutôt que la face de Cali en bas à gauche. Question de méthode et de cohérence, somme toute.
Pour un service de salubrité publique, enfin: supprimer les albums sans goût d'artistes sans inspiration. Enfin moi c'que j'en dis: que peu n'importe le flacon que lorsqu'il y a l'ivresse. Pas dans ce pudding télévisuel chanté par des comiques au coeur sensible mais à la voix de routier fumeur de Gitanes maïs.
La reconnaissance du ventre devrait avoir ses limites artistiques, non? Pour que l'on en sorte grandis plutôt que grossis.
J'ai eu le grand plaisir de retrouver hier soir un vieil ami Brasilien perdu de vue mais que la fortune a placé de nouveau sur mon chemin, ou peut-être l'inverse. Voila qui m'a donné l'occasion de taper une bonne bouteille de Bayley's avec lui et un pongiste de ses camarades passé entre-temps. Sa blonde était partie plus tôt pour une soirée entre copines ou autres, tant et si bien que nous nous retrouvions autour d'un nectar crémeux et des discussions de mâles plein la bouche. Rien de très graveleux, car le camarade Brasilien a de la distinction et sans avoir besoin d'en rajouter.
Et puisque l'ami meusien me rappelle à ces si bons souvenirs musicaux que j'ai insérés dans ma mémoire entre une tranchée des Baïonnettes et un jeu éléctronique portatif à piles plates, je profite de l'occasion pour lâcher le très fameux "Big In Japan" d'Alphaville (1983). Numéro 1 dans plusieurs pays à l'époque et, surtout, l'un des premiers 45 tours que moi et mon frère écoutions en boucle sans discontinuer, assis en chien de fusil dans le petit salon et les imageries cérébrales en action. Synthés Bontempi et batterie samplée: vorwärts toute!
Mais avant de nous lancer sur une thématique des pays de l'Est et de la situation géopolitique des anciens satellites soviétiques ... ou plutôt sur un comparatif esthétique des filles slaves ... définitivement, oui ... le hasard de la discussion m'avait fait lire la liste indéfinie de sa filmothèque où je trouvai notamment le titre d'"Eyes Wide Shut". Indifférent je reste à la beauté frigorifiante de la blonde Kidman, mais cela n'enlève rien à l'intérêt du problème que ce film avait soulevé à sa sortie (1999). Ambiance ...
La Saint Valentin approche, tant mieux ... pour les serveurs et leurs pourboires, tout au moins. En l'honneur de ce soir improvisé où il faudra raquer plus pour obtenir plus, je pose cette question fameuse dont je ne me lasse décidément pas. Merci à son auteur en noir de l'avoir posé:
Préféreriez-vous que votre conjoint couche avec un autre en pensant à vous, ou qu'il couche avec vous en pensant à un autre?
Pas simple de répondre, même si une tendance naturelle pousserait notamment les hommes à répondre par la seconde formule: vive la viande, et tant pis si notre AOC d'un soir ou plus a la tête ailleurs pendant qu'elle y passe ... réaction pleine de testostérone à laquelle les femmes s'opposeraient en choisissant la première option: plus cérébrales dans leur jouissance, les femmes, moins matérielles et plus calines, les femmes ... vrai, faux? Je ne sais toujours ni, sinon que cette bien bonne question pose le problème de la relation souvent conflictuelle et compromettante (double sens) entre sexe et amour dans un couple.
Je vous laisserai relire un ancien billet sur les aventures d'Eros en terre post-moderne, un peu étourdi par toutes ces vapeurs polluantes où fric, confort matériel et souci de performance des muqueuses viennent se mélanger à de simples clins d'oeil et de jolis regards furtifs de départ.
Comment aimer celui ou celle que l'on désire, comment désirer celle ou celui que l'on aime?
Les sentiments sont comme les fleurs, dira le poète sur sa colline cent fois balisée par l'IGN du coin: leurs couleurs s'estompent avec le temps. Mais notons que la feuillle d'automne ne manque pas de charme et réveille les sens par ses odeurs aigres lors des vents de septembre. Les couples savent prendre des allures charmantes et complices qui remplacent aisément les parties de jambes en l'air des premiers temps de mise en chauffe de la turbine amoureuse. Ou quelque chose dans le genre, tant que la réunion grégaire n'est pas due à la triste peur d'être seul ou la honte du qu'en dira-t-on si ma solitude prend des airs de repoussoir angoissant.
Comme a dit l'autre boudin rouge, bien placée pour le dire: "à 20 ans, tu choisis; à 30 ans, tu es choisie; à 40 ans, t'as plus le choix" ... d'autant plus que le choix se fait d'autant plus rare lorsque l'on insiste d'autant plus à gagner la partie grégaire par quelque moyen que ce soit.
Il y a des coups de foudre ou des rencontres inopinées (pas de mauvais jeu de mots, non vraiment) qui se font par le plus grand des hasards et auxquels on attribue de la magie par ce qu'ils ont eu d'improvisé, précisément.
A vous maintenant de trouver l'alchimie idéale entre baisodrome et osmose complémentaire des phases lunaires et terrestres ...
... le serveur n'en a cure, qui n'aura pas la poche moins remplie ce 14 février que tous les autres. Heureux garçon de restaurant qui retrouvera plus tard sa poupée en sucre d'orge, après que les autres se soient gavés avec son assistance et au nom d'une Eros menacée d'obésité. Y a des régimes de faveur qui se perdent en rites expiatoires; mais ne défonçons pas de nouveau les portes ouvertes. Toujours pas de mauvais jeu de mot, non vraiment.
Chose promise, chose due: Sijavéssu m'a posé une colle pas si évidente hier soir, celle de trouver une "oeuvre audiovisuelle" qu'aucun autre visiteur de ce blog ne connaîtrait sinon moi. Ou presque, mais c'est à elle d'imposer et à moi de disposer en l'occurrence. Une règle de probabilité élémentaire voudrait que j'aie d'autant plus de chances de gagner qu'il y aura d'autant moins de passagers furtifs ici ... mais je préfère le trafic intense, quitte à perdre mon pari.
Je me lance: je pose que personne d'autre que moi n'a vu ni entendu le morceau "Cannon", du groupe de jeun's nommé "Self".
C'est la première fois que je mate ce clip, et j'avoue ne pas retrouver du tout les images que je m'étais faites de l'histoire racontée ici. Mon scénario imaginaire: un clown triste, baissant la tête devant son miroir ampoulé lorsque les coulisses se vident et le laissent seul avec ses désillusions; une rafale de vent à chaque intro d'un riff bien senti; un héros de bande dessinée aux yeux tendres, monté sur le dos d'une ogive et volant dans les airs avant que la bombe n'explose en confettis ... des images privées qui n'ont strictement rien à voir avec ce clip qui pue à plein nez le Sum 41 et la rage calculée de yankee faussement déchaîné par la mélodie. Merci tout de même pour leurs notes, j'en ai fait mon imagerie toute personnelle.
Sorti en 1995, j'ai écouté en boucle cet album alors que je débutais mes études de philo universitaire et que j'étais perdu entre le brouillard de l'ex-lycéen encore perdu dans ses multiples questions sans réponse et un futur pas plus clair que l'eau de la Seine. Mes oreilles ont croisé ce morceau en écoute libre à la Fnac, puis j'ai craqué et décidé d'acheter ce CD dont le mélange de riffs bien gras et de sons électroniques plus légers donnait une bonne impression d'équilibre fusionnel. J'ai apprécié sur cette piste le jeu d'aller-retour de la gratte électrique, l'accent mis sur les plaintives (traduction: les notes en bémol) et le jeu de sample en arrière-fond. Sans négliger la voix de jouvenceau du chanteur, dont le ton mi-candide mi-faussement rebelle colle si bien à la jeunesse française du tournant 18-20 ans. Un choix tout trouvé puisque j'étais alors planté sur mes 19 ans, indécidé entre la douceur des mélodies et la puissance des instruments. J'avais donc trouvé un bon compromis dans cet album coloré et sans prétention cosmo-socialo-politique aucune. Anglo-saxon, quoi.
Pour résumer. Le leader de ce groupe dont je n'aurai jamais rien entendu d'autre que ce qui suit a su mélanger des genres de rythmes assez variés, mais pas trop ... un court flirt avec le jazz sur la piste 9, sur laquelle je ne me suis donc pas apesanti vu qu'il n'y a presque rien de plus ennuyeux, insignifiant et insipide pour moi que la musique de jazz. J'ai bien des proches qui pensent absolument le contraire, mais cela reste pour moi une musique d'intello qui ne m'inspire rien d'autre que l'indifférence et l'ennui. Idem pour Joe Satriani, en passant: les riffs d'intro sont souvent accrocheurs, avant de se perdre dans un flot de partitions virtuoses qui tiennent plus de l'exercice de style que de l'émotion sonore.
Gagné, ou perdu? Quelqu'un a-t-il déjà entendu ce morceau, ou suis-je l'un des seuls à avoir décroché les écouteurs publics de la Fnac pour déguster ce morceau en privé?
A vous de me le dire ... qu'est-ce que le gage d'un gage perdu? A vous de me le dire aussi, dans le cas très improbable où je ne tiendrais pas celui-ci.