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schangels Description du blog :
Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne. Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
25.12.2007 Dernière mise à jour :
17.05.2008
A la vie, donc à la mort. Pour un flirt avec la fin mais sans jamais dépasser la frontière inévitable (le suicide) ... Ambiance:
Fight Club. Un "simple" film à consommer comme une future clope consumée ... une simple vidéo louée anonymement entre "Mon curé chez les nudistes" et "Les Bronzés 3", un samedi soir parmi tant d'autres soirées pizza-soda qui font roter puis digérer le tout dans une transe béate de futur padré gestionnaire ... non, c'est bien plus; mais on fait comme si c'était autant que le reste. L'habitude de niveler la valeur des bijoux parmi la masse de contrefaçons interchangeables.
Petit coup de saignée pour rappeler à l'ordre ... ou au désordre vertueux, bien plutôt.
Le décor du film, inspiré du roman de Charles Michael "Chuck" Palahniuk et produit par le réalisateur David Fincher: Jack (Edward Norton), employé pour une boîte d'assurance-accident, souffre d'insomnie chronique et ne supporte que moyennement sa petite vie rangée comme un caleçon savamment plié entre deux paires de chaussettes. Pourquoi ranger, et pourquoi se le demander? Le tort d'avoir pris conscience de ce jeu de dupes permanent et de chercher une issue salutaire à son rythme de vie machinal. Capitonné dans un studio hi-tech post-moderne de type IKEA, pour commencer; jusqu'au jour où son appartement flambe et le laisse seul face à lui-même. La cause de l'incendie? Tyler Durden, comme on l'apprendra dans la suite du déroulement. Vendeur de savons et spécialiste du dynamitage artisanal, la philosophie (au sens noble, non frelaté du terme) de celui qu'incarne Brad Pitt et qui incarne la voix intérieure de Jack se résume par ces concentrés de mise en condition nihiliste; pour ainsi dire:
Tyler Durden, la "petite" conscience très intérieure faite chef de meute au fur et à mesure de la chute brutale et du retour à la vérité vraie: nous baignons dans des illusions et des produits factices qui nous enveloppent d'une dignité apparente.
"Les choses que tu possèdes finissent par te posséder": plus facile à dire qu'à croire, à comprendre ou à tolérer. On peut croire sans comprendre, on peut comprendre sans tolérer, mais on ne peut tolérer sans les deux premiers. La scène de la soude fera basculer le personnage principal de l'autre côté du miroir aux alouettes.
Autre version du même message puriste: "j'ai, donc je suis", ou la fausse affirmation ironique d'un Goldman mercantile non pas mais humaniste tout de même. Ou l'art de croire à la dignité de l'homme même lorsqu'il n'a plus rien parce qu'il estime être encore et toujours quelque chose. Dit-on. Au-delà de l'être et l'avoir? L'anti-humanisme, ou la dignité morbide et active de l'homme qui sait qu'il n'est rien et s'abandonne en conséquence à condition de toucher le fond. Le cynisme du courageux qui assume sa déchéance et dit merde à celui qui le condamne. Respecter qui, protéger quoi et au nom de quoi? Bonne question qui peut faire mouche et surtout mal, mais pas d'inquiétude: billet sans conséquence et qui ne s'autodétruira pas dans les cinq prochaines secondes de votre lecture.
Nihilisme, primitivisme, fascisme, anti-consumérisme, cynisme, machisme ... les qualificatifs en "isme" de mes deux oreilles sourdes ne manqueront pas pour tenter de circonscrire la portée du roman et du film qui en a été tiré; et dont on oubliera la scène punk-romantique finale, où Marla la déjantée lubrique retrouvera son marquis de Sade refoulé moderne pour assister à la destruction des Tours Jumelles. Prémonitoire? Très peu importe, puisque le cinéma a ce défaut d'enjoliver pour ne pas trop effrayer qui les spectateurs qui les maisons de production dépendantes des investisseurs adeptes de la consommation. Retenons du moins la bande son finale et la bonne question sans réponse attendue des Pixies: "Where is my Mind":
Quand la hyène se mord la queue, elle continue d'avancer en spirale. Mais elle avance, encore et toujours. Debord l'avait dit, parmi d'autres pisseurs de violons: le Léviathan absorbe tout jusqu'à ses propres contradictions internes. Fight Club l'a illustré, aussi bien par le scénario enflammé que par les pompes à incendie qui l'ont accompagné et qui s'appelle l'industrie du cinéma. L'art de transformer la dynamite en savon, pour le coup.
Comme si l'homme descendait du singe sans savoir où aller une fois les pieds posés à terre; nettoyer le terrain au napalm avant de retomber parmi les lianes. Fight Club, ou la transition du singe apprivoisé et descendu de son arbre aux "singes de l'espace".
Quatre passages pris au hasard, éloquents parce qu'ils incarnent ce que j'ai tenté de comprendre dans cette pierre grisâtre:
- la scène de la rencontre entre Jack et sa conscience refoulée, Tyler Durden; un numéro de cynisme exemplaire sur l'ami à usage unique des relations de travail et le conditionnement des citoyens policés, jusqu'au détail près de visages apaisés dans les brochures d'avertissement en cas d'incendie.
- la scène de l'ex-étudiant en biologie, réduit à un sous-appartement misérable et que Tyler va menacer de mort s'il ne reprend pas ses ambitions de vétérinaire en main. Le plus beau jour d'une vie est sans doute celui où l'on frôle la mort. Parole de samouraï déchu. Apprendre à apprécier ce qui devient banal sous le poids des habitudes
- la scène chimique de la soude sur la main: exercice d'application par Tyler avec son moi de surface, Jack, qui doit apprendre à toucher le fond et assumer tout comme Marla sa condition d'être perdu pour mesurer à quel point il est libre; libre de faire quoi, et pour quoi ... pas de réponse, pas même dans la recherche d'une dignité confisquée. Anti-humanisme, un terme qui sonne bien et résumerait assez bien ce besoin d'action désorientée sans but mais sans fard
- le projet K.O. (Chaos?): provoquer les bagarres, libérer les autres de leur retenue civilisée; des exercices d'entraînement pratique à la provocation, à la violence gratuite (pas de but, donc pourquoi se le reprocher) et à la destruction des deux illusions régulatrices de l'homme civilisé: commisération, empathie.
La violence comme expression de la liberté illimitée de faire et défaire ce qui nous entoure, et nous-mêmes par la même occasion. Pas de sens, juste des directions prises au hasard. Se fixer un but, peu importe lequel ... n'importe lequel? Le goût de la vie, à condition de la risquer. A condition, aussi et surtout, d'être persuadé que les déguisements quotidiens n'ont strictement aucune valeur et constituent une perte de temps irréparable.
La bonne cause: celle de servir l'absence de cause, ou celle de détruire les causes illusoires quotidiennes. Servir La cause: la cause perdue, en connaissance de cause. Le nihilisme. Quitte à se lancer dans un gang paramilitaire destructeur, anti-social, voire auto-destructeur? Les limites d'un film sont de transformer en caricature dérisoire ce qui renie d'abord la facilité et ose affronter des questions angoissantes. Mais un film a ses limites, toujours.
Qui osera souffrir pour ressentir la vie, qui osera abandonner ses biens pour trouver son propre salut? Pas encore.
Mais plutôt que de saisir par soi-même ce que des dialogues apporteront bien mieux et sur un plateau, observons le contenu du plateau et faites-vous votre propre idée sur la saveur du produit. J'ai déjà la mienne, et je reviendrai plus tard sur la leçon de ce document sur pellicule. Citons à tout va, donc ...
"Il y a un adage qui dit qu'on fait toujours du mal à ce qu'on aime; mais il oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal."
On fait aux autres ce que l'on aime qu'ils nous fassent, malgré les apparences impérieuses du contraire.
"Marla: la petite écorchure qu'on a sur le palais et qui ne peut cicatriser que si on cesse de la lécher; mais on ne peut pas."
"- Quand les gens croient qu'on est mourrant, ils écoutent vraiment ce qu'on leur dit au lieu de ...
- ... t'attendre que ce soit leur tour de parler."
"Si on se réveille à une heure différente dans un endroit différent, pourrait-on se réveiller dans la peau d'une personne différente?"
"La capote, c'est le soulier de ver de notre génération: on l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance; la capote, j'veux dire, pas l'inconnue ..."
"Il suffit pas de se mettre une plume au cul pour avoir l'air d'un coq."
"Nos pères étaient nos images de Dieu; si nos pères nous ont abandonnés, qu'est-ce que tu en déduis à propos de Dieu? Tu dois admettre qu'il est possible que Dieu ne t'aime pas du tout. Il ne t'a jamais voulu; en toute probabilité, Il te déteste, et ce n'est pas ce qui peut t'arriver de pire. On n'a pas besoin de Lui; on n'en a rien à foutre de la damnation et de sa foutue rédemption. On est les enfants non désirés de Dieu, très bien."
"C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce qu'on veut."
"Je vois une génération entière qui travaille à des pompes à essence, qui fait le service dans des restos, esclave d'un petit chef d'un bureau. La pub nous fait courir après des voitures et des fringues; on fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'Histoire, mes amis: on n'a pas de but ni de vraie place; on n'a pas de Grande Guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle; notre Grande Dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rock stars; mais c'est faux. Et nous apprenons lentement cette vérité: on en a vraiment, vraiment plein le cul."
"Faculté d'ignorer totalement ce qui est sans importance"
"Vous n'êtes pas votre travail; vous n'êtes pas votre compte en banque, vous n'êtes pas votre voiture; vous n'êtes pas votre portefeuille, ni votre putain de treillis; vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout."
"J'avais envie de loger une balle entre les deux yeux de tous les pandas qui n'étaient pas foutus de baiser pour sauver leur espèce; j'avais envie d'ouvrir les vannes de dégazage de tous les pétroliers et de polluer toutes ces plages françaises que je ne verrai jamais; j'avais envie de tout salir d'une fumée bien noire."
"Je suis le sentiment de rejet exacerbé de Jack."
"- T'étais où, là, Schizoboy?
- J'avais envie de détruire quelque chose de beau."
"Oublie ce que tu crois savoir. Arrête de tout chercher à contrôler, lâche-toi."
(Après l'accident de voiture volontaire) "Nom de Dieu! On a frôlé la vie, là!"
"Dans le monde tel que je le vois, on chassera des élans dans les forêts humides et rocailleuses qui entoureront les ruines des Rockfeller Center;
On portera des vêtements de cuir qui dureront la vie entière; on escaladera les immenses lianes qui envelopperont la Tour Sears;
Et quand on baissera les yeux, on verra de minuscules silhouettes en train de piler du maïs ou de faire sécher de fines tranches de gibier sur l'aire de repos déserte d'une superbe autoroute abandonnée."
Pétons ensemble, ô mes frères: le propre de l'homme civil est de fixer des limites à son libre-arbitre, quitte à les inventer de toute pièce. Kant parler de contradiction interne pour distinguer la bonne action de l'ivresse ... il y a des arguments logiques qui, parfois, pourraient ressembler à des prétextes savants maquillés de cohérence. Mais patience dans l'urgence des réponses existentielles: le Prussien a su développer, ne cherchons pas non plus l'autodafé sous le seul prétexte que Tyler sait se montrer convaincant sans rédiger une Critique de la Raison Pure. Technique de la Déraison Pratique, en échange et sans démonstration de cohérence à l'appui. D'où la plus grande respectabilité du philosophe réel allemand sur le personnage de fiction américain. Certes.
La philosophie: ou l'art de n'admettre que ce qui est démontré, quitte à inventer les prémisses.
Sinon? Quitte à assumer les coups salutaires, reste à supporter la douleur. Une affaire de pratique, en partie, mais ne sera pas philosophe qui veut en ce sens bien saignant du terme.
respiration
Posté par Simon le 11.03.2008
Allez, je me lance au commentaire, pas normal qu'un blog de cette qualité là qui vous prend 10 mn de lecture avant la pause n'engrange pas plus de commentaires (comme s'en plaint son auteur, dixit), bon, j'ai vu Fight Club sur une cassette vidéo en 2000 ou 2001, et j'avoue que ce visionnage me fait voir des choses que je n'avais pas bien vues (c'est vrai les deux tours à la fin ?), pour Goldamn, entre être et avoir, est-ce que qq'un a quelque chose à dire sur les restos du coeur et sur combien le dit Goldman est complètement dépassé par la machine, a essayé de gérer la Céline DIon qui prépare son Bercy géant du mois de mai (hey Céline, c'est pas Las Vegas ici !!), et Garou qui prépare le lancement de son album en anglais pour le même mois de mai..., les restos 20 millions d'euros de bénéfices : non pas pour des boîtes de cassoulet, mais pour des shows démesurés qui lancent un zénith à Nantes en 2007 et un zénith à Strasbourg en 2008, carrément, une machine économique, moi Fight Club ça me fait penser aux PInk FLoyd, 1975, Welcome my son, Welcome to the machine...
LOngue vie à ce blog qui vous redonne le goût de respirer et à tous ceux qui liront ce commentaire, passez jeter un oeil sur ce lien là qui vaut le détour, et toi ami bloguien, aurais-tu deux secondes aussi pour y jeter un oeil ? Promis je passe d'hebdo à journalier sur Schangels !!
S.
respiration
Posté par Simon le 11.03.2008
Allez, je me lance au commentaire, pas normal qu'un blog de cette qualité là qui vous prend 10 mn de lecture avant la pause n'engrange pas plus de commentaires (comme s'en plaint son auteur, dixit), bon, j'ai vu Fight Club sur une cassette vidéo en 2000 ou 2001, et j'avoue que ce visionnage me fait voir des choses que je n'avais pas bien vues (c'est vrai les deux tours à la fin ?), pour Goldamn, entre être et avoir, est-ce que qq'un a quelque chose à dire sur les restos du coeur et sur combien le dit Goldman est complètement dépassé par la machine, a essayé de gérer la Céline DIon qui prépare son Bercy géant du mois de mai (hey Céline, c'est pas Las Vegas ici !!), et Garou qui prépare le lancement de son album en anglais pour le même mois de mai..., les restos 20 millions d'euros de bénéfices : non pas pour des boîtes de cassoulet, mais pour des shows démesurés qui lancent un zénith à Nantes en 2007 et un zénith à Strasbourg en 2008, carrément, une machine économique, moi Fight Club ça me fait penser aux PInk FLoyd, 1975, Welcome my son, Welcome to the machine...
LOngue vie à ce blog qui vous redonne le goût de respirer et à tous ceux qui liront ce commentaire, passez jeter un oeil sur ce lien là qui vaut le détour, et toi ami bloguien, aurais-tu deux secondes aussi pour y jeter un oeil ? Promis je passe d'hebdo à journalier sur Schangels !!
S.
Lien
Posté par Simon le 11.03.2008
et dans mon empressement, j'en oublie le lien en question que voici :
http://contreculture.org/
lookeré1secondefoi
Posté par Jetavédikejele le 12.03.2008
c'est chose faite...
connaissant un peu tes gouts musicaux, je conçois que les 1ères notes t'aient transporté...
je ne peux envisager un film sans parler de certains détails qui ont pour moi leur importance...
techniquement donc, à l'ouest rien de nouveau, des plans fixes longs, quelques travellings en hauteur et une voix off pour créer une certaine ambiance... une atmosphère voulue glauque avec quelques paradoxes d'esthétisme pur comme la scène de la grotte qui est rejouée 2 fois d'ailleurs... des images très sombres en majorité, quelques sinuosités musicales par moments pour amplifier...
coté traitement, une fois encore je trouve que l'on reste loin, très loin de ce que ce film aurait pu servir... ce n'est pas tant dans les sujets traités mais surtout dans la façon dont c'est fait...
tout d'abord une mise en place de la situation longue, très, trop longue… se permettre se genre d’effet, faut en maitriser le jeu à la perfection ce qui n’est pas le cas là…
la suite de scènes faisant appel aux diverses maladies est mal venue, mal traitée… il n’y a même pas de cynisme… le réal n’a pas osé aller sur ce terrain là et c’est bien dommage… on reste sur un mode superficiel tout en se croyant incisif… on sent pourtant un désir de choquer de faire plus, mais sans oser franchir ces fameuses barrière qu’il va nous faire croire avoir franchi par la suite… Cf la scène de Cloé, condamnée en phase terminale et qui n’a qu’un désir, baiser une dernière fois… ça, il aurait pu prendre le temps et le courage de développer ne serait-ce que le temps de 2 prises supplémentaires…
Je reste sur cette opinion que je t’avais donnée, avec la même déception, à savoir une belle tentative de traitement de divers sujets, le tout bien trop légèrement survolé… c’est dommage, il y avait vraiment matière à faire… mais pour ça il ne faut pas être frileux… et ce n’e sont pas quelques passages à retenir qui feront de ce film une œuvre… à mon sens…
De plus près :
« Quand les gens sont mourant, ils sont vraiment écoutés »… dommage de balancer ça sans aller plus loin, à croire que ces vérités n’ont pas eu d’écho du scénariste au réalisateur…
Le partage des groupes de discussion entre Jack et Marla… ça, voilà un passage qui vaut le coup… c’est à la fois abjecte et humain… ça c’est bon !!
« Les objets que nous possédons finissent par nous posséder », ça c’est de philosophie de boudoir… petite figure de rhétorique mais encore ? ça ne pousse pas bien loin… concrètement ça nous amène où ? le SDF est plus heureux et épanouit que le châtelain ? hmmm ? Sauf qu’à l’ère où l’Homme n’avait rien, bah… il n’avait rien… et il s’est mis à créer et il a progressé… faut pas tout confondre… il y a le mercantilisme, le besoin et l’épanouissement… là on reste dans le subjectif, sous entendu, l’objet enchaine l’homme et l’enclave… ce qui n’est pas une vérité (absolue ou pas) à mon sens…
Un Edward Norton au top de sa forme, je tiens tout de même à le souligner… toujours très impressionnant ce type…
« S’améliorer soi-même c’est de la masturbation… se détruire… » Alors là, dans le genre lieu commun on est bien…
« Marla, au moins, elle, tente de toucher le fond… » Idem on est dans de la pseudo provoque sans origine ni destination…
Passage de la bruler chimique : « Tu vis le plus grand moment de ta vie et tu t’en évades !! » encore une fois, on sent un désir d’aborder des questionnements pertinents et profonds mais ça reste désespérément superficiel… pour preuve la suite du dial « nous sommes les enfants refusés de Dieu → savoir au lieu d’en avoir peur qu’on mourra un jour (qu’elle remise en question !!) → c’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire ce que l’on veut !! » Alors là, dans le genre grosse connerie qui ne veut rien dire c’est bien !!!!! Moralité pour être libre de faire ce que l’on veut (faudrait déjà envisager que ce puisse être possible) il faut être à poil ?? Poussons cette superbe logique à son paroxysme… Marié, 2 enfants, ta femme part faire des courses en te laissant avec vos 2 petiots tranquilles à la maison… 2h après, tu lui tel complètement défait… l’ainé de vos petits vient de passer par la fenêtre du balcon du 8ème étage où tu vis… tu pousses soudain un hurlement, en prenant conscience que le nourrisson est toujours dans le bain… imagine ce qu’il est devenu… ta femme raccroche en te disant qu’elle arrive… elle se tue dans l’accident de voiture qu’elle a occasionné à cause de sa vitesse… Well !! Tu n’as plus rien… tu as tout perdu… tu es libre… libre de faire ce que tu veux…
« La TV nous a appris que l’on serait des stars de ciné, des millionnaires etc… mais c’est faux !!» si t’es con au point de croire ce que te dit la TV, alors là oui, y a un gros pb…
« Dans la logique de Tyler, il y a la faculté d’ignorer totalement ce qui est inutile » Sauf que pour Tyler, TOUT est inutile puisque ce n’est qu’une conscience et non un corps… petit détail d’importance il me semble…
« Je n’ai jamais eu d’accident de ma vie… On a frôlé la vie là (joli)… c’est donc ça que ressentent les victimes que je récence ? » retour à la case départ… la sensation que tout le film a été fait pour arriver à ce point de chute là…
Maintenant, plus philosophiquement parlant, avec mes maigres moyens bien sur… ça lui a apporté quoi à Jack tout ça ? Fallait-il vraiment de tels extrêmes pour apprécier la vie ? Et l’amour puisque ciné US oblige on se tape en plus le gnangnan mielleux du sentiment bien « loukoumesque » du final…
Non, décidément, beaucoup de bruit pour rien… désolée de ne pas accrocher même après ton argumentation et une 2ème projection…
???
Posté par une barbe le 28.04.2008
Et bien et bien....
Un débat intéressant sur ce film si intriguant
En tout cas, vous avez aussi bien l'un que l'autre une argumentation béton, vos commentaires ont vraiment du sens.
Il ne me semble pas qu'à ce niveau je peux jouer dans la meme cours que vous mais
de mon point de vue je pense que Simon tu vas un peu loin dans ton désintérêt pr ce film. OK tu n'as pas accroché mais tu banalises quand meme beaucoup ce film qui pourtant propose un scénario hors du commun et une réalisation impressionnante. Bon après je n'ai pas lu le livre donc je ne peux rien dire de plus. En attendant ne me dis pas que l'originalité et la forme de ce film ne t'as pas intriguer et ne t'as pas fait te questionner...
Certes Thyler a un esprit critique assez ferme et souvent illusoire, mais il laisse place au libre-arbitre pour lutter contre le fatalisme quotidien.
Pour le reste vous avez assez débattu je n'ai pas envi de reprendre les détails, en tout cas vos commentaires m'ont plu, beaucoup de reflexion et meme si je ne suis pas en accord avec simon, il a su me convaincre sur certains points.
Bel article !