Nom du blog :
schangels Description du blog :
Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne. Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
25.12.2007 Dernière mise à jour :
17.05.2008
Hommage soit fait aujourd'hui, en ce jour de 1er mai où l'on éteint les machines et pose le marteau-piqueur pour se reposer en famille. Pour ma part: je prépare une conférence à venir pour le Canada, plus précisément Québec, avec Greg Restall, da Costa & Cie en guise de lectures sur la question de la négation et des actes d'acceptation et de rejet au sein des inférences logiques.
Serais-je donc en train de travailler en ce jour de farniente symbolique? Non, je ne travaille pas, pas du moins au sens où le mot "travail" devrait être pris pour restituer la symbolique première de ce jour férié couleur rouge métallique.
Le terme "travail" vient du latin "tripalium", qui signifie "trois pieux" et désignait un instrument de torture caractéristique d'un bon nombre de tâches laborieuses et harrassantes. C'est à ces victimes du travail à la chaîne, des labeurs interminables et de l'exploitation d'un temps jamais libre que je consacre ce billet modeste et associe ce jour de la Fête du Travail considéré comme libération provisoire des bras au service du reste: l'amour des siens, la cogitation synonyme de dignité à trouver ou retrouver loin du casse-tête quotidien des regroupements grégaires ... j'ai cette chance de ne pas avoir à m'user la paume des mains et à ne pas user ma santé à petit feu; j'ai cette chance d'être payé pour des tâches 'tectuelles qui n'ont pas vocation à me détruire mais, tout au contraire, à embellir et parfaire quelques-unes de mes préoccupations personnelles. Du gagnant-gagnant dont les victimes du travail au sens propre, roboratif et lobotomisant n'ont pas la chance de profiter, et j'en ai encore conscience.
Hommage aux gueules cassées, aux morts des grisous et des suicidés du stress, à tous ceux qu'une activité sans fin précise et synonyme de leur propre fin a finie par prendre pour de bon et retirée du domaine de l'humanité. Avec ou sans majuscule, peu importe.
Je n'aurai pas l'audace high-post-moderniste de marquer le coup par un tube envoûtant des Charlots ou de Henri Salvador; pas de "Merci, patron" ou de "Le travail, c'est la santé" pour consacrer la partie musicale de ce billet symbolique. D'autant moins que la seconde de ces évocations du travail comme labeur aliénant ne sut y répondre que par une lézardise typique du sudiste ventripotent, spécialiste du Ricard posé sur la bidoche entre deux parties de belote ou de pétanque et pour lesquels je cultive l'indifférence la plus manifeste. Les pêcheurs de l'Antiquité avaient su trouver d'autres passe-temps entre deux voyages en mer, loin de ces paresses débilitantes synonymes de "temps de cerveau humain disponible" proche de celui du spectateur moyen de "Attention à la Marche". J'opterai donc bien plutôt pour un tout autre souvenir sonore, celui de Killing Joke et d'un "Love like Blood" porté sur le mythe néo-réaliste du travailleur besogneux d'un temps révolu. De par chez nous, en tout cas:
Quand certains partent spéculer sur la paraconsistance au Canada, d'autres n'ont d'autre recours que de passer des yaourts sur un tapis automatique ou de serrer des boulons dans des usines à la chaîne. J'ai conscience de cet écart, et cela ne changera rien à l'affaire.
Bonne fête à ceux qui en ont besoin. Point, sans faucille ni marteau reposés et remplacés depuis belle lurette par le clavier et la synapse.
philosophie
Posté par marie laurence le 01.05.2008
tes textes sont très philosophiques, c'est rare de voir ce gere sur les blogs mais cela fait du bien Lien vers mon blog
TonChifreDeMedLà
Posté par HeuCéLourding le 04.05.2008
l'image ne s'est pas affichée, j'ai du réactualiser la page et pof, perdu mon com... en bref, je sais que ton post est plus humain que le mien... je suis restée à la périphérie toi tu es entré dans le cercle... bien, très bien même... je voulais surtout connaitre l'origine de la tradition en fait... mais j'en ai pas moins zappé le coté humain... dommage...