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schangels Description du blog :
Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne. Catégorie : Blog Loisirs Date de création :
25.12.2007 Dernière mise à jour :
19.08.2008
Plus facile d'écrire sur l'accidentel que sur l'essentiel: moins de pression dans les doigts avant d'étaler les lettres sur l'écran ...
Quelques humeurs à la suite pour lâcher quelques impressions fugaces, mais pas moins argumentables ... l'humeur jaune vient de la bile et doit être libérée pour éviter la jaunisse, aurait dit un Galien refroidi depuis longtemps mais auquel je souscrirai à la parole assignée de par le fait ... plouf plouf.
Première humeur: une impression de gâchis immérité, depuis hier soir et la finale perdue par Chelsea en finale de la C1 (entendez: la Champion's League, ou crème ds crèmes en matière de tapage dans le ballon rond). Comment admettre une telle glissade juste avant d'amorcer et trôner sur un toit de l'Europe qui leur fzait la nique depuis trois ans d'affilée?!!! Glissade à double titre, puisque les Blues du quartier chic de Londres ont glissé en groupe suite à la glissade d'un des leurs, et pas des moindres: le malheureux John Terry devait envoyer son ballon sur le poteau droit, alors même qu'il avait on ne peut plus purement pris à contre-pied le géant batave d'en face (van der Sar, future star d'un soir). Oublions le raté final d'Anelka pour ne retenir que l'essentiel de cet accident à échelle industrielle: la finale de Manchester tiendra finalement au dérapage ridiculement inopiné d'un bon joueur au bon pied droit; pour quelques centimètres et par une réussite insolente qui fait d'elle une grande équipe victorieuse, la bande des Red Devils rentre au pays de la Factory. Avec une coupe aux grandes oreilles dans la soûte à bagages et un gardien aux non moins grandes oreilles tout auréolé d'un valeureux arrêt de l'ultime tir d'un mangeur de Danette antipathique mais qui, si la météo russkof n'avait pas fait encore des siennes pour maudire un peu plus le richissime expatrié Abrahamovic, aurait dû être battu à plates coutures sur le tir de Terry ... le sacre sur un minuscule coup de dés on ne peut plus hasardeux. La gloire pour les rouges, la guigne pour les bleus. Je suis vert depuis hier soir.
Ambiance: pas content d'une telle issue, d'où le coup de gueule de ce billet et l'occasion d'exprimer un joli coup de gueule tout droit issu de celle de Frank Black. Un petit lâcher de "Rock Music" comme aux plus belles années gueulardes des Pixies, pour la peine:
Non pas que je porte ce club de Monopoly dans ma poche, loin de là: le respect que m'inspirent des gaillards tels que le manager Ferguson ou le vétéran et désormais recordman des titularisations Ryan Giggs ne plaident pas en faveur des Londoniens de Stamford Bridge. Le fait est plutôt, et deux fois qu'une, qu'une consécration obtenue pour un détail asi insignifiant fait davantage de Chelsea des perdants que de "Manyou" des gagnants.
Le diagnostic? Une foutue politique des prolongations que le prix des billets de spectateur, la lourdeur des procédures logistiques pour organiser pareil événement et l'échéance du Championnat d'Europe des Nations au pays de la fondue germanique ne risquent pas de remettre en question.
Et pourtant: il fut un temps où les prolongations n'existaient pas et laissaient place à un match à rejouer en cas de résultat nul au bout des 90 minutes réglementaires. La chose se fait encore dans les diverses Coupes anglaises, mais nous venons de dire que ladite chose n'est pas transférable aux compétitions européennes.
Alors? Alors la meilleure des solutions pour éviter qu'une telle issue ne fasse des malheureux aussi inconsolables qu'immérités: la prolongation prolongée jusqu'à ce qu'une des deux équipes marque le but fatidique, et puis c'est marre!!!
Mais le but en or et ses effets paralysants sur deux équipes trop frileuses et dont les budgets ont beaucoup trop à perdre pour se ruer à l'attaque d'un but unique? Alors? Alors pas de but en or pendant les 30 premières minutes de ladite prolongation, puis une politique du but fatidique après et seulement après cette première demi-heure!
Qui dit mieux? Pas moi, d'autant qu'il me reste d'autres humeurs à étaler sur ce blog et un billet nostalgique à pondre sur le Canada et la ville de Nice. Lesquels se font attendre, mais il est plus facile de lâcher une perle sur un événement impersonnel que de lâcher les vannes sur des émotions personnelles. Dont non-acte, pour la non-peine.
Moralité: mieux vaut deux heures de prolongations et un épisode de série américaine repoussé à l'après-minuit sur TF1 qu'un triomphe acquis sur le compte d'un penalty bien tiré sur mauvais terrain glissant. Gloire et misère sur un coup de peau de banane ... trop ridicule pour être vrai. Quand le jaune s'écoule et me laisse vert, en attendant une histoire d'écoliers en culotte trop courte pour être vérace ...