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Nom du blog :
schangels
Description du blog :
Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne.
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
25.12.2007
Dernière mise à jour :
17.05.2008
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Hymne à la vie (donc) à la mort

Posté le 06.01.2008 par schangels
La vie est synonyme de mouvement; le repos est bon pour les morts. Or si le danger implique la mort, ne faut-il pas vivre sans danger? Raisonnement implacable en modus tollens: si A => B, alors ~B => ~A, où A est le danger et B sert à la vie.
Oui mais voila: la logique suppose que l'on accepte ses prémisses avant d'adopter la conclusion, et les jeux ne sont faits ici que pour qui assimile la vie à l'absence de mort. Mais répète après moi, sophiste endimanché: Tha-Na-Tos. Quand les contraires s'attirent, la morale se bouche le nez et les prémisses en prennent un coup. Dont acte ...

A tous ceux qui apprécient les courses de dératés et l'odeur du bitume surchauffé, je dédie cet hymne à la vie dangereuse et aux conséquences assumées qui s'en suivent. Débilité sans nom? N'insultez pas trop vite Feu Ayrton qui, toute sa carrière durant, n'a cessé d'aimer la vie sans se soucier davantage de ses points-retraite; on peut avoir le goût du sublime morbide sans détester l'existence, et ce devrait être une évidence pour qui ne confond pas vivre et survivre, quantité et qualité, longueur et densité ...
Je n'ai aucune attirance personnelle pour l'huile Motul et les vrombissements de moteurs qui détruisent les tympans. Mais je connais certains amateurs de la course des côtes d'Abreschviller parmi les visiteurs de ce billet et qui y trouveront leur compte. Qu'ils viennent donc expliquer leur adulation de la vitesse et de la force motorisée; ils en savent bien plus que moi à ce sujet et bien plus que certains prêts à les réduire à l'absurde sans même les avoir écoutés.
Pétons dans la soie quelques secondes, voulez-vous: le futurisme n'a-t-il pas servi de caution intellectuelle au mouvement et à l'action par-delà les raisons de se mouvoir et d'agir, quitte à oublier la classique opposition entre les prémisses de mort et de vie qu'elle dépasse? Nouvelle illustration éclatante du Aufhebung de la logique hégélienne, diront certains que bien peu comprendront. Idéologie amorale donc dangereuse sous roche, dira-t-on sinon et non sans raison. Mais des raisons existent de préférer la voie contraire, donc patience avant la censure.
Autre question pour les mordus d'itération:
Est-il si irresponsable d'être responsable de son irresponsabilité?

En attendant des réponses à ce problème philosophique pas peu sérieux (raison vs. action? simplification!), je lâche cette bombe à retardement du Sepultura nouvelle version: "Sepulnation".
Avis aux sceptiques: écoutez donc avant de railler la voix lourde et rauque du successeur de Cavalera. La puissance d'ensemble et la construction soignée des arrangements méritent que l'on s'arrête deux secondes sans réduire le tout à un produit de cro-magnons insensibles, sous le prétexte dissimulé et infondé que sensibilité=douceur. Question d'expression, rien de plus.

Image ou texte alternatif



Obrigado pour eux, même s'ils s'en cognent ...
"Viva la Muerte", comme dit un autre. Ou "Long Live Death", selon que le souvenir du Caudillo vous indiffère ou vous écorche les oreilles. Joli oxymore à méditer pour mieux le surmonter, dans tous les cas.


F&H

Truthmakers III: Le Retour du Jedai

Posté le 06.01.2008 par schangels
Résumé de l'épisode précédent:
Aristote-Yoda pris en étau entre sa logique de la bivalence et sa métaphysique de l'indéterminisme des futurs contingents, le vieil homme a décidé de lâcher du lest, dit-on, abandonnant la bivalence sans sacrifier le tiers exclu pour autant. Mais les opposants au tiers exclu ont réduit au silence la parade non-vérifonctionnelle selon laquelle il serait possible de maintenir (pV~p) sans p ni ~p.
Face à l'impossibilité de rendre l'espoir au vieux sage, Bourne-Skywalker a repris le flambeau et porté un coup sérieux aux Forces Anti-Exclusives (les forces noires, pour rappel) en modifiant les propriétés de la négation: il suffit que la négation d'une proposition indéterminée soit considérée comme vraie, et la victoire sera assurée pour les Forces Exclusives dont Yodaristote est le garant fébrile.
Mais les forces noires ont répliqué par un schangels-mercenaire, dont l'attitude est comparable à celle distante de van Fraassen-Solo mais au service du camp opposé. Le grief porte sur le sens à donner à l'évaluation de Bourne-Skywalker, taxée de confusion dissimulée entre la valeur de vérité d'une proposition et celle de son assertion. Si ~1/2=1 mélange sans permission la valeur d'une proposition indéterminée et celle d'une dénégation correcte, le dernier baroud d'honneur des forces blanches se termine en eau du boudin, gloire à l'étoile noire et au masqué asthmatique ... fin de l'histoire.
Fin de l'histoire? Non.
Car Yodaristote a suscité des vocations, malgré l'oppression forcenée de l'intuitionniste Luitzen Egbertus Jan Brouwer (= l'Empereur!!!), et d'autres tentent encore de défendre le flambeau du tiers exclu après lui; après Bourne, un autre Jedai british est intervenu fin décembre sur les terres du Reasoner avec la ferme intention de détruire les bases de ma propre critique. Un travail de DCA futuriste qui paie? D'abord l'article, le commentaire de ma pomme viendra ensuite.

Référence: Mark Jago, "Bourne's Negation: No Equivocation", The Reasoner 2(1), 2008, p. 7


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Bourne et la Négation: Pas de Confusion
par Mark Jago

Bourne (2004: "Future contingents, non-contradiction, and the law of excluded middle muddle", Analysis 64(2), 122–8) s'est prononcé en faveur d'une logique trivalente, en vertu de laquelle les négations de propositions indéterminées sont vraies plutôt qu'indéterminées. Mais Schang (2007: "Truth and truthmakers: A reply to Bourne’s negation", The Reasoner 1(8), 5–6) prétend avoir relevé une confusion dans l'argument de Bourne, "entre deux sens distincts de la vérité (...) le premier concerne les vérifacteurs (...) tandis que le second concerne les porteurs de vérité" (Schang: 5). Je ne vois rien de tel.
Schang déclare qu'il y a une "différence bien marquée entre deux sens distincts des valeurs de vérité, selon qu'elles portent sur des états de choses ou des énoncés qui les expriment" (Schang: 5). Mais les valeurs de vérité ne portent ni sur des états de choses, ni sur des énoncés. Elles ne portent pas sur quoi que ce soit: elles sont plutôt les valeurs que prennent les porteurs de vérité, selon que le porteur de vérité en question a un vérifacteur ou non. Un vérifacteur, tel l'état de choses concret du fait pour Gordon d'avoir des problèmes, n'est pas le genre de choses qui peut être vrai (si l'on laisse de côté la théorie d'identité de la vérité). En réalité, la proposition que Gordon a des difficultés est rendue vraie par cet état de choses; il constitue le vérifacteur de la proposition.
En conséquence, la déclaration de Schang selon laquelle "la matrice [de Bourne] produit une confusion entre deux sortes de 'vérité', c'est-à-dire être vrai et dire la vérité" (Schang: 5) est infondée. Bourne expose son argumentation à un endroit en termes de dire, par exemple, "dire que ce n'est pas le cas que p revient manifestement à dire quelque chose de vrai" (2004: 124) mais c'est simplement là une façon d'exprimer l'idée que si p est évalué 1/2, alors la proposition que p n'est pas le cas, i.e.: ~p, est vraie. L'idée de Bourne a rapport aux conditions dans lesquelles les propositions niées sont vraies; elle n'a aucun rapport avec "le fait de dire la vérité".
Bourne n'expose pas son argumentation en termes de vérifacteurs, mais elle pourrait être formulée comme suit. Une proposition est vraie si et seulement si elle a un vérifacteur (de façon déterminée). La négation a la propriété suivante: p est vraie (de façon déterminée) si et seulement si p n'est pas vraie (de façon déterminée), c'est-à-dire si et seulement si p n'a pas un vérifacteur (de façon déterminée). Donc si p est évalué avec une valeur autre que 1, alors ce n'est pas le cas qu'elle a (de façon déterminée) un vérifacteur (il se peut qu'elle n'en ait pas une de façon déterminée, ou il se peut qu'il n'y ait pas de fait déterminé dans un sens ou dans l'autre), auquel cas ~p est évalué avec 1. Cette ligne d'argumentation peut rencontrer des résistances, et ce n'est pas mon intention de la défendre ici; mon but est simplement de montrer qu'elle ne produit pas la confusion déclarée par Schang.

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Jago-Jedai a-t-il dissipé les derniers doutes instillés par le mercenaire des Forces Anti-Exclusives que je suis?
Précisons: mon mot d'ordre n'a pas tant été de porter le coup final au tiers exclu que de rejeter tout discours qui ne me semble pas conforme à la métaphysique du vénérable Yodaristote. Peut-on parler de vérité d'une proposition négative en l'absence de faits, ou de quelle sorte de "fait" parle Jago-Jedai lorsqu'il soutient la valuation de Bourne-Skywalker?
Réponse dans le prochain épisode. Un épisode qui suit dans la chronologie de mes billets mais précède dans l'ordre des idées, tout comme la série que je pastiche depuis plusieurs jours... Titre du prochain épisode: "Truthmakers IV: La Menace Fantôme". Rapport aux conditions d'assignation de vérité que revendique Yodaristote et que les jeunes Jedais précités semblent avoir perdu de vue dans leur argumentation.
A moins que le combat ds jeunes n'ait plus rien du sens indiqué au départ par leur maître, auquel cas la métaphysique qui sous-tend leurs valuation n'est pas la même et doit être mise au claire.

Qu'en pense Chad? Littéralement rien à foutre, bien trop occupé à gagner le respect de ses subalternes et l'affection des caissières:

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F&H

Philosophie poétique?

Posté le 05.01.2008 par schangels
(Photo ci-dessus: ceci n'est pas une instance de Pierre Bellemare; c'est que les Erscheinungen sont souvent trompeuses)

Une annonce vient de tomber sur un site de jobs et conférences philosophiques. Elle concerne la poésie comme mode d'exposition en philosophie.
Peut-on inclure cette forme d'expression en philosophie? Evidemment oui, évidemment non:

Evidemment oui,
Pour qui ne limite pas la discipline à une affaire d'argumentation rationnelle déterminée par un ensemble de règles bien définies. Carnap considérait la métaphysique comme une "mauvaise poésie" qu'il fallait dépasser, au sens radical d'éliminer (cf. R. Carnap: "Überwindung der Metaphysik durch logische Analyse der Sprache", Erkenntnis 2 (1931-1932); mais il y a sans doute là une mauvaise foi de scientiste ou un manque cruel de charité (et je ne parle pas de la chrétienne, ici). On parle après tout d'une philosophie de la littérature ou de ceux qui, déçus par les règles rationnelles du discours, prétendent trouver des voies plus efficaces dans la poésie et les aphorismes. Toute "idée" ne serait pas dicible, mais cela ne signifierait pas qu'il faille la taire; il s'agirait plutôt de lui trouver une autre forme d'expression que l'enchaînement logique dont nous avons hérité de la philosophie occidentale.

Evidemment non,
Pour qui considère que "tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" (ndr: obligation d'écouter un album de jazz en boucle pour ceux ignorent l'auteur de cette formule) et que toute idée mal exposée ne mérite pas d'entrer dans le giron des arguments proprement philosophiques. Qui peut dire s'il a vraiment compris Heidegger ou Nietzsche, je veux dire: sur la base de quelles règles de compréhension dans leur discours? Tout n'est peut-être pas réductible à un mode d'emploi récursivement énumérable d'énoncés protocolaires; mais il reste un trou béant entre la confusion dans la clarté et la clarté dans la confusion, et rien ne montre que la confusion dans un texte philosophique doive dissimuler autre chose que du vide intégral. Suspicion comparable à celle du néophyte devant une croûte potentielle, et que les spécialistes intronisés ont beau jeu d'étouffer vite fait bien fait en termes de manque d'expérience. L'expérience de quoi? Le problème demeure ...

... qui est de savoir s'il existe d'autres formes d'argumentation ou, à la rigueur, d'autres modes de pensée (kézako?) que l'argumentation basée sur des règles élémentaires logiques, et peu importe laquelle (tant qu'il y en a au moins une pour diriger nos pensées et ne pas laisser dire n'importe quoi). Logique et analogie ont servi de pain quotidien aux dialogues clairs et d'autant plus puissants de Socrate ... à moins que tout esprit de système ne soit que l'expression d'un manque de probité, et que la capacité à se taper des volumes entiers de Hegel, Heidegger ou Deleuze ne soient réservés qu'à une minorité d'esprits éclairés.
On en revient au fameux problème du Ménon de Platon: de même que la vertu, peut-on dire que la philosophie s'enseigne au sens d'une poursuite de la vérité, et sommes-nous tous également appareillés pour suivre la route? Les démocrates contre les aristocrates, les élitistes contre les élitaires (merci, Jack) ... ce choix revêt plus d'enjeu dans ses conséquences a posteriori que dans ses raisons a priori.

En bref: voici l'annonce made in England


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Forum for European Philosophy
Centre for Literature and Philosophy, University of Sussex

PHILOSOPHICAL POETS
A Free One-Day Conference
Saturday 9 February 2008
10:00 am - 5:00 pm
Chichester Lecture Theatre
University of Sussex

Professor Angela Livingstone, University of Essex
BORIS PASTERNAK: WHAT IS ART IF NOT PHILOSOPHY IN A STATE OF ECSTASY?
Professor Joe Friggieri, University of Malta
MONTALE'S METAPHYSICS
Hilary Lawson
THE POETIC STRATEGY
Professor Simon Critchley, New School for Social Research
A FEW POEMS BY FERNANDO PESSOA, ONE BY WALLACE STEVENS AND A BRIEF SKETCH
OF A POETIC ONTOLOGY
Professor Ulrich Schoedlbauer, Fern University Hagen
APPROACHES TO PHILOSOPHICAL POETRY
Dr. Nicholas Bunnin University of Oxford, Chair
PANEL DISCUSSION & QUESTIONS

PHILOSOPHICAL POETS draws inspiration from Three Philosophical Poets, the 1910
volume in which George Santayana discussed Lucretius, Dante and Goethe. Our presentations and panel discussion on modern poets will explore different ways
that poets can be philosophical poets, that poetry can be seen as philosophy
and that philosophical and poetic analysis can be related in understanding the
works of the featured poets. We shall have readings of some of the poems we
discuss in English and the original language.

Further information about the Forum for European Philosophy can be found on the
website: www.philosophy-forum.org. Further information about the Centre for
Literature and Philosophy can be found on the website www.sussex.ac.uk/clp/.
Conference details are posted at these websites.

To book a place, contact: Katerina Deligiorgi

Messages to the list are archived at http://listserv.liv.ac.uk/archives/philos-l.html.
Prolonged discussions should be moved to chora: enrol via
http://listserv.liv.ac.uk/archives/chora.html.
Other philosophical resources on the Web can be found at http://www.liv.ac.uk/pal.

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Le débat sur le mode d'expression de la philosophie me rappelle un morceau mémorable de Deleuze extrait de son abécédaire: un commentaire pour le moins cinglant sur Wittgenstein:

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Mon avis sur la "chose", indépendamment de ce que Deleuze a pu dire par ailleurs et que j'ignore totalement: c'est là une caricature ridicule de Ludwig assimilé au positivisme logique du Cercle de Vienne. Cercle que sa probité lui a toujours interdit de rejoindre, en vertu de son principe paradoxal consistant à ne jamais admettre la vérité de "propositions philosophiques" (dépourvues de sens, en vertu de la bipolarité du Tractatus; on pourra revenir sur ce sujet pour qui le souhaite via les commentaires)
Le commentaire que j'ai moi-même laissé sur le site You Tube m'avait donné droit à des réponses pas piquées des hannetons de la part de deleuziens patentés.
A vous de "jouer".


F&H

Gallagher & Cie

Posté le 05.01.2008 par schangels
"La Perfide Albion, toujours nous le mettra dans le fion".
Pardonnez la crudité de la formule, mais elle s'impose à moi lorsque je me rappelle la condition musicale de la France actuelle face à la resplendissante créativité de nos voisins d'Outre-Channel. Si la culture (autre notion qui me fait servir mon revolver virtuel lorsque je l'entends débité à tort et à travers) est le signe de la vitalité d'un pays, alors merci pour eux qui se portent très bien. Pardonnez si je ne suis pas d'humeur à cocoricoter sur un fumier qui me sert de trône laxatif et que j'appelle l'exception culturelle. Elle me fait une si belle jambe, celle-là ...
Passons plutôt à la britpop, ce qui nous fera des vacances l'espace d'un billet.
Courte, mais bonne parenthèse en l'honneur des deux frangins nonchalants, insultants, insouciants et non moins touchants (au sens de décapant, s'entend; et sûrement pas de larmoyant, comme d'autres que vous devez sans doute déjà deviner):
- le chanteur Liam, de son vrai prénom William John Paul (né le 21 septembre 1972 à Burnage, banlieue de Manchester);
- le guitariste Noël, né le 29 mai 1967 dans la même ville mythique.
Je m'associe au plaisir de beaucoup d'autres par le biais de mon petit préféré: "Go Let It Out", tiré du quatrième album "Standing on the Shoulder of Giants".
Les deux a(l)colytes donnent l'impression de se détester, mais cela ajoute encore à la postérité du groupe.

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Ville mythique, pour le moins: comment expliquer la pléthore de petits génies minimalistes issus de l'Angleterre industrielle? Appelez-moi le jour où la France produira un équivalent de la Factory et nous trouvera une contrepartie tricolore à: Joy Division, les Buzzcocks, Durutti Column, New Order (of course), les Happy Mondays ... et je ne cite que les cas mancuniens, ici. On passera Kasabian, Kill the Young, Blur et tout le bon garage (semi-pop) rock qui sent bon la pinte, les fish&chips et la désinvolture si distinguée dont les Britishs ont su faire leur marque de fabrique.
Et nous, dans tout ça: Sanseverino, Cali, Benabar, Olivia Ruiz, et ... et merde, tiens.

Question polémique: le génie serait-il sorti des rues sans la crise industrielle, le chômage de masse, le tatchérisme et la crise de civilisation? En d'autres termes: aurait-on pu accumuler autant de bonheur musical sans malheur existentiel? Hegel is still alive ...

Petit concentré d'anglitude dont je ne me lasserai pas de sitôt: "Please find enclosed my fucking finger in your nose", so to say. Hou wheee, come what may ...


Happy Mondays: "24 Hour Party People" (le film éponyme vaut son détour)

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Joy Division: "Transmission" (film biographique sorti récemment: "Control")

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Un petit crochet amusé par le ska et les fabuleux pinteurs de Madness: ce classique dont vous connaissez tous le titre.

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Un dernier crochet complice du côté des ex-ennemis n°1 d'Oasis: Blur pour les mobs branchés vs. Oasis pour les prolos de ManCity? Faites comme chez vous, on en profite.

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Je m'arrêterai là, pour l'instant.
Les Anglais ont décidément quelque chose dans le son et la tête que nous ne serons jamais foutus d'assimiler. Question de culture? Il y a de quoi sortir son révolver de dépit. Patrick Eudeline ne devrait pas dire ni penser le contraire, me semblera-t-il.
La recette: moins de moraline, plus de peptine. Moins de beaux sentiments, plus de bons ressentiments. La fête dans les têtes, quoi.
C'était bien la peine de relancer Charles VII pour entendre du Calogéro et De Palmas à longueur de temps, exception culturelle oblige. Shit again, tiens ...

Rock&roll-mobs!!!


F&H

Ni dédit, ni à dire

Posté le 05.01.2008 par schangels
Il y a des formules qui feraient mieux de ne jamais sortir de la bouche malfaisante de leurs malheureux auteurs, le plus souvent anonymes et c'est tant mieux pour leur matricule.
Les bonnes citations ne doivent pas cacher les moins, bien moins bonnes dont on se coltine la répétition à longueur de journée.
Première exemple de psittacisme dont Britney Spears (joli minois, toutefois) ou Nikos Alagias doivent sans doute se réclamer:

"Be yourself"

J'utilise la version anglaise pour mieux insister sur l'indigence de la formule; car c'est devenu un procédé commode et courant que de formuler en anglais (tellement "cool" et "dans la vibe", donc je "kiffe grave ma race" rien qu'en l'écoutant) ce qui friserait sinon le ridicule dans notre Muttersprache.
Qui n'a pas reçu un jour damné de sa vie cette fameuse recommandation existentielle destinée à ne pas modifier sa "nature", et son comportement "naturel" en présence de la personne convoitée? Le mieux est l'ennemi du bien: voila une formule bien plus adéquate en la circonstance et que l'on doit officiellement à la sagesse populaire.
Mais non: il s'agit de rester tel que l'on est ... or qui est capable de vraiment savoir ce qu'il est? La nature humaine n'est peut-être qu'une fiction permanente, et qui a lu un peu de Rousseau a entendu parler d'une autre notion plus ... existentielle: la perfectibilité, c'est-à-dire la capacité de tout être humain à devenir autre que ce qu'il est en l'état.
La génétique et, surtout, la force de l'habitude peuvent bien nous prêter quelques dispositions durables dans notre caractère, mais rien de substantiel au point d'en devenir notre "nature".
"L'existence précède l'essence", cela vous dit forcément quelque chose ou plutôt quelqu'un (quoique les deux se valent, vu la trogne de l'auteur en question)?! Ce serait tant mieux, vu l'inflation galopante qui sévit actuellement. Double sens, ici: l'essence augmente aussi bien dans les barils que dans les bars à "speed-dating", et le but du jeu est de toujours surenchérir sur les produits dans les deux cas de figure.
A toutes les statues du commandeur qui recommandent de ne rien changer et d'être tel que l'on est, je demande donc de fermer le claque-merde ou, mieux, de se demander si leur formule à l'emporte-pièce a seulement un sens.
Je ne vois que celui-ci: pour plaire à la personne convoitée, la meilleure des attitudes consiste à ne pas vouloir en faire trop sous peine de déraper. Ou à ne pas emprunter une attitude inhabituelle si l'on n'en mesure pas les conséquences attendues. Trop plein de ton dans la musique ou trop peu de suite dans les idées nuisent à l'emploi, pour résumer.
Le proverbe populaire ci-dessus est donc bien plus approprié pour la cause, et je ne manquerai pas de revenir sur la justesse de cette "sagesse populaire" dans de prochains billets. Histoire de montrer que la doxa snobée par les pédants est loin d'être aussi irréfléchie et versatile que l'on s'ingénie souvent à le dire (à défaut de le penser vraiment, c'est-à-dire avec de bonnes raisons à l'appui).

"Sois ce que tu deviens", ou "deviens ce que tu es"?
Les deux, mon capitaine: je ne baigne jamais deux fois dans la même humeur, ou pas exactement du moins ...
Parce qu'il fallait dire ce qui est à dédire. Dont acte.
Avis aux lecteurs probables de ce billet: n'hésitez pas à m'envoyer vos propres suggestions de formules vaseuses toutes faites; elles seront clouées au pilori, comme il se doit et pour des raisons d'oeuvre de salubrité publique.
Amen

Le meilleur moyen de découvrir ce que l'on est vraiment, c'est-à-dire: ce que l'on est en mesure de ne plus être par la suite, est souvent de rester seul pour faire le point et ne pas trop se frotter aux jeux de société: trop de pression tue les bonnes impressions ... tout ceci pour placer tant bien que mal "We Stand Alone", un de mes morceaux favoris de Covenant (électro scandinave).

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F&H

Coup de pub au Goulu nancéien

Posté le 05.01.2008 par schangels
Il y a ceux qui mangent pour vivre, et ceux qui vivent pour manger. J'avoue me situer bien plus dans la première catégorie, contrairement au personnage qui suit ...
Petite escapade vers un homme au fourneau, j'ai nommé Pom Pom Pidou: cet énergumène sarcastique a pris pour principe de railler ma mosellanité ... si tant est que cette appellation administrative ait vraiment un sens. Disons plutôt que c'est le sud qui se moque du nord, le feu contre la glace, la guimauve contre la frangipane, le plomb contre le Stahl et ... jeux d'un grand enfant qui ne cassent pas trois pattes à un canard mais parfois mes couilles, lorsque le café crème du matin sent le Saint Marc de percolateur mal nettoyé.
Plus sérieusement, Pidou (je ne divulguerai pas son appellation officielle sans autorisation expresse de sa part) est un joyeux luron à la fourchette plus rapide que son ombre (pas difficile, en même temps) et au décapsulage de Coca Light aussi discret que devait l'être un déplacement de prince Stanislas sur parquet craquelant.
Notre ingénieur en chef a donc décidé de se lancer, lui aussi, dans les confessions de blogueur mais sur un tout autre sujet que les miens: la cuisine, la ripaille, la bonne bouffe ... associez-y l'ami Meintz et son oenologie spirituelle (cf. "Coup de pub à Le Baron"), vous trouverez de quoi organiser des soirées pour le moins raffinées et odorantes. J'en veux pour preuve une excellente soirée vins&fromages dont il fut récemment l'un des protagonistes; le parquet de notre Khmer non-rouge local doit s'en souvenir encore.
Moselle ou Meurthe et Moselle, jazz ou électro-punk, peinture ou ratures, bobo ou beauf? Ne choisissez pas, prenez donc les deux.
Ci-jointe l'adresse toute indiquée pour les papilles:

http://20six.fr/onsfaitunebouffe/

Aurai-je le droit un jour d'afficher la photo rebelle (Bernie lycéen) de l'intéressé sur ce billet? J'attendrai son autorisation expresse, une fois encore.
Salutation distincte, de la part d'un "beauf grenat".
"Ma Lo-rrai-n'est Gre-nat ... et ell-e res-te-ra"

En l'honneur de notre grand amateur de jazz à l'honneur, je ne peux terminer ici que sur quelques notes musicales que le traumatisé des années 80 saura apprécier. En commençant par le grand jet-setter laqué (façon J-L David) Sandy Marton, piano-guitariste injustement oublié de nos jours et qui a dû faire le bonheur auditif des golden boys de son adolescence abhorée. Rien que pour toi, Pidou. Savoure ...

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On terminera par une note plus personnelle, cela dit. Avec mon cher Jimmy Sommerville dont, petit à petit (c'est le mot), j'ai appris à apprécier la voix et le pas de danse. Le meilleur de Jimmy sera pour plus tard toutefois, dans un de mes crochets nostalgiques. On se contentera pour ainsi dire de ce superbe "Tomorrow":

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Le fait est que Pidou n'a vu dans les années 80 que frime, fric et insignifiance; je n'y ai vu que bon samples, bonne humeur et bonnes rythmiques primitives (rien de péjoratif dans ce qualificatif: j'aime le minimalisme et j'y reviendra dans un futur billet). Question de madeleines, périmées pour lui et délicieuses pour moi. La différence d'âge expliquant ceci, les sarcasmes n'empêchant pas cela. Et peut-être me ferais-je comprendre un jour ...
En attendant: "à table!"


F&H

Citation du jour: qui a dit ... (10)

Posté le 04.01.2008 par schangels
Qui a dit:

"Plaire est une éthique d'épicier"

Indice: circuit fermé.

A l'heure où les épiceries ferment boutique pour laisser place aux hypermarchés, où Schumpeter a relanché la Machine à Baffes pour un siècle au moins et où l'"on" cherche à obtenir toujours mieux toujours plus loin et dans tous les domaines: salaire, sexe, spiritualité de mes deux, etc. (pleins de directions en tête, aucun sens en vue), ce n'est pas peu de le (re)dire ...

F&H

Barbarismes

Posté le 04.01.2008 par schangels
Hobbes comme Sartre entre deux feuilles de chou (cf. "Après BHL, Pierre Desproges") n'ont cessé d'affirmer à leur façon cette vérité sociale, à défaut d'être nécessaire: l'enfer, c'est l'autre. Et l'autre, c'est le barbare ou celui qui ne partage pas nos propres pensées.
Frege comme Wittgenstein s'en retourneraient dans leurs tombeaux gavés d'épitaphes: l'autre est-il si différent, donc si dangereux de moi et indisposé à améliorer mon propre sort ici-bas?
C'est que l'on a toujours l'impression de perdre une partie de soi avec l'autre, et ce sentiment d'annexion partielle vaut autant pour les individus en rut que pour les peuples en lutte.
Tout ceci pour en arriver à cette scène grandiose: la rencontre entre la Rome civilisée et la Germanie barbare, refusant de laisser ses forêts aux mano de la plus puissante civilisation de l'époque (la scène se passe en 167 après Jean-Claude sous le règne de l'empereur-philosophe, Marc-Aurèle). Pétrifié alors sur mon strapontin quand le simple chef de tribu Germain s'en vint narguer Rome du haut de son rocher en guise de promontoire, tête de messager infortuné en main, j'étais en compagnie de deux poulettes dont une à forte, très forte poitrine (mais étonnamment cucul la praline pour son âge physique) et une autre indifférente à la scène mystifiante. J'ai frissonné d'admiration désemparée, à l'idée qu'un ou deux de mes chromosomes puisse venir de ces barbus du Nord ...

Action en VO, malheureusement (on ne peut dissocier nos sentiments de la Muttersprache qui les exprime):

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L'ordre contre le désordre, l'intelligence contre l'ignorance, le feu contre la glace ... "Le barbare, c'est celui qui croit à la barbarie", a dit l'anthropologue Lévi-Strauss. Pas convaincu que ce genre d'appel à la tolérance serve jamais de guide dans nos actions, mais admettons: la tolérance a cela de confortable lorsqu'elle n'engage en rien le lecteur de salon.

Je ne peux résister à la tentation d'une autre lutte mortifère pour des idées communes:

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AOUUUUHHHHHH!!!
Une question de testostérone, rien de plus? Histoire de charrue et de boeufs inversés, comme toujours. Epoque révolue d'un temps où l'individu avait quelque chose à défendre. Pas facile de rêver encore, lorsque le sacré a rendu l'âme et souffert d'un traumatisme technologique à échelle continentale.
Pas glorieux d'assumer cette ère du vide où tout nous est ouvert, surtout le ridicule. Assumons la fin des grandes illusions dans nos sages petites vies ... attendons.


F&H

Billet sur l'Humeur

Posté le 04.01.2008 par schangels
La réponse à venir de Jago à ma contre-attaque contre les Forces Exclusives (pour ceux qui sont déjà largués, cf. "Truthmakers II: l'Attaque du Clone") m'a laissé songeur: pas en ce qui concerne le contenu de sa réponse, mais concernant le jeu d'objections-réponses-et-contre-objections auxquels se livrent sans cesse les ouailles de la communauté philosophique.
Pourquoi fait-on de la philosophie; je veux dire: pour quoi? On parle parfois de la recherche idéale d'une sorte de concorde intersubjective, point utopique revendiqué par Peirce et qu'on appelle plus simplement l'accord parfait. Ce point n'existe pas, dit-on, et tant mieux pour le commerce des éditeurs. Mais quand bien même: est-ce bien la concorde que les jouteurs de concepts recherchent avant tout et derrière eux?
Mais il s'agit souvent et sans doute de faire de l'épate en société, de pointer le cursus au tout-venant et draguer avec son bac+l'âge de mon grand-père sur des airs de "une bibliographie grosse et longue comme tu les aimes, bébé".
Il y a ceux qui vivent comme ils pensent, ceux qui pensent comme ils vivent ... et il y a tous les autres dont je suis, à l'exception d'aucun.

Laissons-nous bercer un instant par l'évocation d'une douce harmonie universelle:

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Pour d'autres plus sceptiques et, donc, plus corrosifs, qui dit philosophie dit avant dit logomachie; car "débat" rime avec aussi bien avec "ébats" que "combat", ne l'oublions pas.
Ne doutons pas non plus que, derrière la carapace de chaque débatteur à la mine contrôlée et aux lèvres pincées, se dissimule tant bien que mal un torrent d'insultes potentielles: qui n'a pas eu en face de lui un contradicteur devenu point de mire en l'espace de quelques secondes? La question est posée, et je doute bien que les réponses ne fuseront pas. Défense du capital social oblige.

Concluons en queue de poison avec cette toute autre image de la philosophie comme logomachie; précisant toutefois que la réflexion ne permet jamais à la colère bouillonnante de prendre par trop le dessus sur ses idées froides, au risque de tomber dans le ridicule (dédicace à tous les Thrasymaque de la Terre, ceux à qui la toge "costard-cravate" de rigueur peut servir de cache-misère universitaire). On en sort grandi, et c'est tant mieux. Ouvrons quelque peu les vannes, malgré tout:

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Soyons franc: la symptôme typique du causeur frustré n'est pas tant d'avoir tort que de confondre sans cesse "avoir tort" et "subir un tort". Une question d'interprétation des intentions d'autrui, toujours et encore.
Qui nous entoure: anges, ou démons?
"Ni l'un ni l'autre, mon colonel. Pour survivre à la guerre (des mots), il faut devenir la guerre (des mots)."
Merci, Sylvestre.


F&H

Coup de pub à Le Baron

Posté le 04.01.2008 par schangels
On ne plaisante pas, on s'assied et on écoute:
Je me permets d'introduire dans mon blog (manquerait plus que le contraire) une annonce dithyrambique du divin Baron, j'ai nommé François Huppertheim von Tréhémont.
Eminent fonctionnaire de France mais aussi, et surtout, vieux camarade de lycée et de faculté, François le Baron est un disciple pour ou malgré lui du sensualisme de Condillac: tout phénomène est réductible à l'activié fondamentale d'un sens particulier, en l'occurrence le goût. Car l'Ami, que dis-je, le "Grossfreund von Stahlortsmosel" (traduira qui voudra), est grand amateur de vin et a toujours su s'attirer de vieux compères qui n'en pensent pas moins, n'en pansent pas moins et, par conséquent, n'en dépensent pas moins pour la dive amphore.
Je me tais deux minutes et vous laisse le commentaire officiel du fier Baron. Notez bien l'annonce indiquée de l'autre ami Meintz, carrément passé professionnel dans les affaires oenologiques.
Voila qui tombe très bien: l'autre ami Pidou aura bientôt droit à sa dédicace particulière, pour un blog qu'il a créé tout juste hier et concerne la bonne bouffe.
Baron + Pidou = l'addition, s'il vous plaît?!

Place soit donc faite au Baron, dont le commentaire peut être aperçu ci-contre mais qui méritait un médaillon grandeur nature:


"Cher Fabien, tout d'abord merci et bravo pour ton blog. Un blog qu'il est bien pour le lire et l'écouter!!!
Cependant un thème reste trop peu exploité à mon goût... Le pif (pas le chien brun et jaune qui a bercé notre enfance) mais la divine boisson issue du pressage et de la fermentation du raisin (remarquez au passage la similitude du mot "raisin" avec le mot "raison"; étonnant non...).
En effet, si la voiture a besoin d'essence pour se mouvoir, il est fort connu (confère les bringues monumentales de Socrate qui n'hésitait à payer de sa personne pour terminer les barriques de vin qui avaient eu raison depuis longtemps de ses camarades de logos) que le philosophe tire sa verve sans fond (pas de contrepèterie ici...désolé) de l'absorption du divin nectar (hein Fabien? j'ai dit du vin, pas du pastis...)
C'est pourquoi, et avec la permission du taulier, je me permets de faire de la pub pour un ami à moi : Monsieur Stéphane MEINTZER. Le brave homme a eu l'idée lumineuse de se lancer dans le commerce du vin. J'invite donc les visiteurs de ce blog à rendre une petite visite sur le site suivant :

http://stores.ebay.fr/Ame-du-Vin

Fin de la pub.Merci.
Et si le philosophe se sert du vin, le matheux se servait en veinard de son pi pour l'appliquer au cas du rond (là, y'en a...)
Avis aux amateurs: le service public diffuse dimanche soir "Les tontons flingueurs"
Au plaisir Fabien
Le Baron."


La lettre et l'esprit ... voila qui est dit!
Dédicace pour ta pomme (du Calvados, je présume), toi le Baron qui écuma les bars(Be-Q) de blues et essuya quelques défaites nécessaires pour mieux apprécier ta victoire présente: le p'tit Louis et ta blonde Latiatia.
En attendant que la descendance se brûle les tympans avec Feu Steve Ray Vaughan (qui apparaît dans un des clips ci-dessus, cherchez bien), ci-joint un intervalle admiratif pour un groupe que je cherchais à caser ici depuis le début. A tous ceux qui, comme moi, ont un faible pour les semelles de vent et souhaitent voir ailleurs s'ils y sont, i.e. voir ce qu'ils sont encore lorsqu'ils y sont (je me comprends):

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Et parce que Lynyrd Skynyrd fonctionne comme les témoins de Jeovah, un dernier et sublime hommage au ciel bleu de leur Alabama natal.

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Parce que, oui, on peut avoir les semelles crottées de son sol natal et pleines d'appels au vent. La contradiction n'existe là que pour les pseudo-universalistes bas du front et donneurs de leçons.
Et puis non: parce que jamais deux sans trois, finissons par un hymne à l'existence faite de conseils bien sentis et bienveillants. On vous aime, les mamans, sans le dire trop souvent (because effet anti-performatif au tournant, cf. Problème Philosophique n°5):

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Gros racistes sudistes, les dit-on? On ne peut pas être foncièrement mauvais lorsque l'on produit ce genre de nectar ... respect.


F&H




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