Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
schangels
Description du blog :
Pour qui aime se prendre la tête et se remplir les oreilles tant que l'ensemble fonctionne.
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
25.12.2007
Dernière mise à jour :
13.10.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Blagounettes (3)
· Cinéma (9)
· Citation (23)
· Divers (40)
· Karaokons (7)
· Musique (11)
· Philosophie (41)
· Politique (9)
· Sport (33)
· Tops 5 (3)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or schangels
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Coups de pub: suite et non-fin
· Dépôt de bilan
· Par-dessus Board
· Citation du jour: qui a dit ...
· L'existentialisme est un anti-humanisme

· Après BHL, Pierre Desproges
· Citation du jour: qui a dit ... (12)
· Human League: "Don't You Want Me Baby"
· Visage: "Fade to Grey"
· Entre actes ...
· Petite Cure, en attendant ...
· Citation du jour: qui a dit ... (7)
· Un Elephant qui accouche d'une souris?
· "Isme" fétiche
· Ma langue au Katz? Pas encore!

Voir plus 

Statistiques 189 articles


Derniers commentaires

genau! toutes mes félicitations à notre soldat inconnu du jour, ce n'était pas évident ... ...
(Voir la suite)
Par Alfred+Leturc, le 22.10.2009

frances bean cobain...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 22.10.2009

je ne crois pas que la vraie question soit là pour nous, fred: la majorité des opineurs dissimulent leurs souv...
(Voir la suite)
Par Dédé Bonrototo, le 29.06.2009

la vraie question est : l'etat et l'eglise sont-ils vraiment séparés ? quand on voit notre calendrier, franche...
(Voir la suite)
Par Fred, le 29.06.2009

le baron, alias "mon héros rhétorique du goûter (ou de l'apéro, plutôt)" ... difficile de ne pas être en phas...
(Voir la suite)
Par Oh+my+Guesde, le 20.04.2009

voilà qui est amusant, ce billet fort bien senti à peine publié, voilà mme royal qui remet ça en s'excusant po...
(Voir la suite)
Par Le baron, le 20.04.2009

réponse à yurtdisi: non, pas de version shakespearienne de ce blog. on se contente de prendre racine, par ici ...
(Voir la suite)
Par Bernard Pivot, le 25.02.2009

english y at-il une version de ce site ?http://http://w ww.desk-egitim.c om/.centerblog.n et...
(Voir la suite)
Par yurtdisi egitim, le 25.02.2009

coucou je passe sur ton blog te souhaiter une trés bonne soirée !!! bizzzz a bientot !!!!lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par topine, le 29.01.2009

très sympa ce blog ! pour vous détendre, je vous invite vers le site de l'humour philosophique : http://critec...
(Voir la suite)
Par HippoDemo, le 28.01.2009

c'est bien!!!!!!!!!!!! !!!!!!!!!!!!!!!! !!!!!!!...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 22.01.2009

nein de nein! cela faisait des lustres que personne n'était passé sur ce billet version top 50 des années 20...
(Voir la suite)
Par Uhustic(k), le 16.01.2009

personnelement, ce n'est pas "poney part (part1) que je metterai uniquement mais c'est l'album dans son entièr...
(Voir la suite)
Par riwadanslalaine, le 16.01.2009

moi content de voir que la population nouvelle-vibe-qu i-roule kiffe trop sa race multicolore sur ma planète b...
(Voir la suite)
Par Johnny Binaire, le 13.01.2009

trop bien ta vidéo elle est cool refesen plein...
(Voir la suite)
Par vauthier laetitia, le 13.01.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Blogs et sites préférés

· Météluneté1staltwa
· Alessio Moretti (page personnelle)
· On s'fait une bouffe?
· Doriane Purple


Compliqué? La preuve

Publié le 10/02/2008 à 12:00 par schangels
Compliqué? La preuve
Puisque la foule en délire demande des détails sur le contenu de mon périple tout frais de Paname, je vais m'essayer à un résumé plus ou moins condensé des interventions de vendredi après-midi.

Le décor: l'Université Paris-Diderot, Paris 7 pour les intimes, par un temps bien ensoleillé et sec comme j'aime le sentir dans ma bonne Lorraine et ... mais je m'égare et la militante dissidente ne va pas aimer. Allons au fait, donc.

Première conférence: Dag Prawitz, de l'Université de Stockholm. Intitulé du sujet: "The validity of inference". Problème posé: comment garantir qu'une inférence est valide, c'est-à-dire qu'elle est menée correctement depuis sa ou ses prémisses jusqu'à sa conclusion et préserve la vérité de l'un à l'autre? Précision: Prawitz appartient à l'école de Stockholm ou suédoise, de tendance intuitionniste ou plutôt constructive et dont les réquisits pour décrire le processus d'une preuve sont plus contraignants que ceux des logiciens ou mathématiciens que l'on appelle "classiques".
Avant que tout le monde ne tombe dans le ravin de mes explications, je précise que le classique est à l'intuitionniste ce que le classicisme est à l'expressionnisme dans les beaux-arts. Ou à peu de choses près: les premiers recherchent la simplicité, l'harmonie et l'efficacité dans la conduite des travaux, tandis que les seconds veulent que la structure d'ensemble prenne en compte les conditions de travail de l'architecte, que celui-ci soit affairé à la construction d'une preuve ou d'un bâtiment.
"Et la vérité, dans tout ça?", me direz-vous naïvement et, donc, à juste titre? Prawitz ne conteste pas la validité de certaines inférences classiques, il admet à dire (vrai) la grande majorité d'entre elles. Alors pourquoi venir à Paris tailler le bout de gras sur des pécadilles ... c'est que la notion de vérité en jeu dépend plus ou moins du sujet constructeur, chez les partisans dont Prawitz est un membre attitré.
... prenons une inférence et sa forme générale, de type: A, donc B. Pour économiser le temps, l'encre ou les touches du clavier, on réduit ceci symboliquement sous la forme: A |- B, ou le "|-" s'appelle "turnstile" (ou "tourniquet") et représente la transformation d'une formule de départ en une formule d'arrivée qui est sa conclusion. Or classiques et intuitionnistes ne s'entendent pas tout à fait sur l'ensemble des valeurs de B partant de A. Exemples hyper-connu dans le milieu et sans cesse rebattus depuis le mathématicien pionnier de l'intuitionnisme, Luitzen Egbertus Jan Brouwer: le principe du tiers exclu, la réduction par l'absurde qui en découle, puis d'autres discussions fondamentales sur le rôle de l'axiome du choix dans le calcul des preuves dans un contexte d'informations de longueur indéfinie voire infinie. On en revient à Aristote et sa discussion centrale sur la nature de l'infini (réel? potentiel?) ...
... question de Prawitz: que doit-il se passer lorsque l'on passe de A à B, afin que la transformation lors de l'inférence soit considérée comme valable? Précision: l'inférence est l'ensemble de l'opération effectuée par celui qui prouve que B résulte de A, ou que de A il s'ensuit B. Retour à la case Lewis Carroll et son Paradoxe de la Tortue. Je parle bien ici du Carroll d'Alice au Pays des Merveilles car, pour ceux qui ne le savent pas, Charles Dodgson de son vrai nom était passionné de mathématiques et de logique. L'intéressé écrivit dans la revue "Mind" ce très fameux paradoxe dans lequel la tortue demande au lapin ce qui permet d'obtenir la conclusion dans un Modus Ponens. Référence: "What the Tortoise Said to Achilles, Mind 4, n°14 (April 1895), pp. 278-280. Désolé pour les barbarismes de circonstances ... Modus Ponens = si j'ai A, alors j'ai B; or j'ai A; donc j'ai B. Opération si simple qu'on se demande presque pour quelle raison la discuter. La tortue insiste: comment parviens-je de A à B, ici? Le lapin: si tu as A, et si tu sais que de A tu peux déduire B, alors tu sais que tu as B. La tortue: certes; mais comment sais-tu lorsque de A tu peux déduire B. Le lapin, légèrement gonflé par l'animal à carapace persistante: si tu sais que de A tu peux déduire B, alors si tu sais que tu as A et que de A tu peux déduire B, alors ... total: régression à l'infini, c'est-à-dire une chaîne sans fin d'étapes intermédiaires pour passer du simple A au simple B. Symboliquement, l'ensemble de la procédure apparemment si simple donne à peu près ceci:


A
--- (Inférence niveau 1)
B

A, A|-B (Inférence niveau 2)
----------
B

A, A|-B, (A,(A|-B))|- B (Inférence niveau 3)
--------------------------
B

............ ...............

A, A ... (A|-B)n (Inférence niveau n)
------------------
B


Pour des précisions sur Carroll et sa discussion sur l'inférence distincte du conditionnel, voir l'ami philosophard Amirouche Moktefi puisque celui-ci est devenu un spécialiste de l'oeuvre logique de Lewis Carroll (cf. billet précédent parmi mes "Coup de pub").

Conscient de la difficulté, Prawitz prétend qu'une reconstruction ou, plutôt, une reformulation symbolique du processus de la preuve doit être effectuée afin d'expliquer dans les détails les conditions dans lesquelles le passage de A à B est effectivement garanti. On obtient une logique dans laquelle le sujet qui opère a sa place au sein du symbolisme, contrairement à la logique classique ou non-constructive dans laquelle la construction ne se montre pas elle-même dans le symbolisme.
Clair? Un sujet assez subtil, qui demande plus de finesse et d'esprit que dans ce billet (désolé) et dont la problématique a été nettement traitée dans le Tractatus Logico-Philosophicus de Wittgenstein. Pour celui-ci: certaines choses se montrent et ne se disent pas, parmi nos opérations permanentes de la pensée. Traduction: impossible pour lui de décrire ce qui se passe lors d'une opération déductive, preuve ou inférence. La chose se fait, et c'est la reproduction inlassable de la même dérivation qui donne à l'ensemble de l'inférence sa certitude et sa garantie.
Transition intéressante puisque c'est de la certitude de ce qui rend une inférence vraie que le second conférencier a parlé après Prawitz. Mon big boss du moment, sur lequel je revendrai avec son accord très tacite.

Mais revenons et terminons avec Prawitz: le Suédois propose donc une autre symbolisation, un autre langage logique plus fourni afin de "montrer" les étapes de construction d'une preuve. Une relation R de forme R(P,I) s'effectue entre une personne P qui prouve et une inférence I à prouver; plus précisément, l'inférence réalisée par P consiste à effectuer une opération "Phi" (pas de lettre grecque dispo ici, on fera avec les abréviations) qui fait passer d'une première étape de la preuve G1 à une n-ième étape Gn: l'opération d'une inférence correspond donc au schéma général de forme Phi(G1,Gn), et le rôle du constructiviste est de mettre à jour toutes les caractéristiques qui, dans cette opération, garantissent la validité de l'ensemble. Ne rien laisser au hasard et entrer dans les détails, donc. Complications supposées nécessaires pour expliquer la véritable nature d'une connaissance mathématique, à l'opposé des classiques plus soucieux de simplicité dans les formes. Dans les beaux-arts comme dans les preuves formelles, s'entend.

Pour conclure, Prawitz propose un ensemble de règles de déduction naturelle, c'est-à-dire des symbolismes formels dans lesquels une preuve est détaillée sous ses multiples facettes, selon le A de départ et le B attendu à l'arrivée. D'autres scandinaves le suivent sur cette voie, parmi lesquels Per Martin-Löf et Göran Sundholm.
Ma question, avant de retourner dans mes bulles internes: qu'apprend-on réellement de plus lorsque l'on passe par la méthode constructiviste, et a-t-on besoin de ces détails supplémentaires pour saisir l'essentiel d'une preuve logique ou mathématique (la différence m'échappe encore et toujours dans ses détails)? Les constructivistes proposent d'autres manières de définir le passage de A à (AouB), le passage de (AetB) à A ... mais y gagne-t-on réellement en compréhension du processus de preuve? C'est là que le bât blesse, selon que l'on répond oui ou non à cette question méthodologique. En gros: pourquoi se fouler et compliquer la tâche si seul le résultat compte, c'est-à-dire le passage d'un point à un autre quel que soit le chemin emprunté?
C'est un problème qu'on dira "philosophique": est-il plus important de connaître le chemin menant de A à B, ou d'arpenter ce chemin par soi-même et dans des conditions qu'il faut prendre en compte afin de comprendre B? Morphéus, quand tu nous tiens, le ciné n'est plus très loin des spéculos ... mieux: le choix dans le chemin traversé pour aller de A à B peut-il modifier la nature de B? On aurait tendance à dire que non, puisqu'il très possible d'arriver à un même endroit par deux chemins distincts. Mais l'analogie a des vertus limitées: peut-on comparer des lieux spatio-temporels A et B à des arguments de preuve?

Je m'arrête là, insuffisamment instruit que je suis sur les travaux de Prawitz mais suffisamment intéressé pour avoir troué la tête de la militante dissidente à ce stade du billet. Du moins le crois-je. J'ai mes propres réticences face à l'approche constructiviste, concernant l'intérêt véritable de ces complications symboliques ou le rôle épistémologique qu'il prétend tenir pour ce qui est de mieux expliquer la nature d'une preuve en termes d'inférence (une preuve faite par quelqu'un sans qui preuve il n'y a pas). Mais il y a réticence et résistance, et sans doute ma résistance n'est-elle rien de plus que ce que Bachelard appelait un "obstacle épistémologique": une incapacité à comprendre la façon dont un autre fonctionne dans son raisonnement en raison de présupposés divergents et inaperçus. J'ai tenté de les mettre à jour dans une section de ma thèse, mais j'y reviens en vitesse plus bas.
Frege a dit que ce n'est pas le promeneur qui fait le chemin, car celui-ci existerait encore et déjà si le promeneur était resté chez lui boire une bière et mater Téléfoot. C'est ce qu'il a voulu faire comprendre à peu de choses près. C'est là une intuition profondément enracinée en nous mais que tout un courant réduit à un jeu de tiroirs rejetter sous l'appellation d'antiréalisme: l'idée selon laquelle la réalité est dépendante de ceux qui l'appréhendent sous quelque manière que ce soit (l'observation pour les preuves informelles de la vérité d'un fait, la démonstration pour le versant formel de cette vérité).
Je n'ai rien à redire contre ce fossé réalisme vs. antiréalisme; j'ai eu plus à dire dans la seconde partie de ma thèse, concernant les moyens proposés par les constructivites afin de donner une meilleure explication de la preuve: qu'est-ce que ce "Phi" dont on a parlé tout à l'heure, sinon un autre symbole que l'opérateur K de Hintikka mais dont les effets seraient les mêmes? Je m'explique: K signifie "je sais", donc le rôle essentiel de l'agent dans la conduite de la preuve dépend d'un agent dont la présence était manifesté dans la logique épistémique de Hintikka, autre scandinave (mais finlandais et non constructiviste, pour sa part). Peut-on remplacer Phi par K, et même le tourniquet "|-" par ce même K? Dans ce cas, quelle différence substantielle entre le formalisme des constructivistes et la logique modale, cette extension de la logique classique dans laquelle sont introduits de nouveaux opérateurs? Je ne saisis pas bien la fécondité et l'apport essentiel du formalisme constructiviste, face à la logique modale et ses constructions de type Kripke plus simples ... affaire à suivre, et pour plusieurs années parce que le sujet est si profond qu'il vaut la peine de prendre le casque de spéléo et s'engouffrer dans ces problèmes vite complexifiés. J'en connais d'autres qui parlent de faisabilité ou de limitations des ressources déductives pour décrire le champ des preuves garanties ou pas. Mais ces partisans de l'affaiblissement des logiques en vue de leur meilleure explication étaient absents pour des raisons de principe, ou plutôt de concurrence universitaire. Pas convaincu du rôle explicatif des logiques substructurelles dans la description de la preuve et des procédures déductives, mais c'est une autre histoire trop longue pour être revue en détail ici.

Passons aux souvenirs plus personnels d'une fin de rédaction de thèse, au cours desquels j'achevai la journée stressante par des tours de Pépinière (parc nancéien) et m'endormai comme une masse essoufflée plein de Korn à l'oreille. Des bons moments de stress et d'incertitude enrobés par de gros riffs salvateurs et purificateurs. Car le métal me sert de catharsis par temps de pensées brumeuses. Pour la bonne peine, voici le morceau que j'écoutai en boucle afin de poursuivre mes pseudo-méditations modales et constructivistes mêleées. "Twisted Transistor", dont le clip sans intérêt m'a donné une raison valable de préférer une autre adaptation:

Vidéo Youtube



Première piste d'un album qui, nouvelle coïncidence du genre, p
ortait comme titre "See You on the Other Side" et faisait référence au miroir à deux faces d'Alice au pays des merveilles. Comme quoi la tortue de Lewis Carroll et son Alice ont fait équipe bon grè mal gré durant ma fin de rédaction universitaire. Hasard? Avouez qu'il se passe des choses bizarres par ici.
Prochain billet possible: sur la controverse méthodologique entre Dedekind et Kronecker concernant la conduite d'une preuve. Même combat mais en termes différents et sur des thèmes plus mathématiques. J'hésite à m'aventurer sur ce terrain qui m'est très mal connu. Mais la dissidente niçoise en jugera ... heureuse?!!!


F&H


Voir Paris et rentrer

Publié le 08/02/2008 à 12:00 par schangels
Voir Paris et rentrer
Quelques futilités déposées ce matin, alors que je bulle encore dans la chambre surchauffée d'un hôtel de bon ton près de la gare de l'Est. De passage dans la capitale pour deux conférences majeures après une petite mineure, hier matin, des amis qui se reconnaîtront m'ont fait le plaisir de visiter quelques coins et recoins parisiens dont je n'aurais pas pu soupçonner l'existence, sinon par hypothèse charitable.

Après une conférence très moyenne, donc ("qu'est-ce que la logique? une théorie des inférences nécessaires. Quel est le sens de "nécessaire"? Eh bien voilà une question ma foi bien intéressante qui, par ailleurs, me conduit à ... bla-bla, et j'en passe des pas meilleures), j'ai vu Paris d'un angle bien plus intéressant que celui auxquels sont condamnés les touristes estudiantins pressés par le temps, à savoir bouches de métros qui sentent la pisse et boulevards hausmanniens dont on ne voit pas la fin des murs grisâtres colossaux. Souvenir colossal d'un préfet dont les lignes droites servaient de plus court chemin pour mater les séditieux et les empêcher de se cacher parmi les ruelles étroites du vieux Paris disparu ... ou presque, puisque j'en ai eu un bref mais bon aperçu hier après-midi.
Dans l'ordre: passage devant le Panthéon et ses grands hommes tous secs de l'intérieur; diversion dans des rues presque villageoises en direction de Montmartre: la Butte-aux-Cailles et son église de style romano-byzantin (après consultation), puis une ascension des fameuses marches du mont des martyrs (= Montmartre) pour une vue sublime du Paris nocturne. A ma gauche: un petit concert semi-improvisé à la guitare folk, sur des airs de Jim Morrison et des marches qui conduisent au Sacré Coeur; à ma droite: une Tour Eiffel illuminée de ses petites perles blanches clignotantes ... lorsque les lumières du soir s'imposent et font oublier les odeurs de la journée.
Tout ceci pour attendre cet après-midi deux conférences de deux conférenciers de haute facture sur des thèmes philosophico-mathématiques de haut vol. La recherche a du bon lorsqu'elle fait voir du pays, c'est bien le moins que je puisse dire.

Paris-Village(s) vaut bien un Metz, je n'en disconviens pas plus que tous ceux pour qui la question ne se pose même pas. En attendant un passage de principe sur Paris 7 et ses murs grisâtres, ses boulevards interminables et ses bouches de métro qui puent ... Voir Paris, et rentrer sur Nancy dans la soirée, avant un petit pélerinage de circonstance demin matin sur ma belle petite Messine, en compagnie de deux amis polonais toujours émerveillés devant le spectacle de la Cathédrale Saint-Etienne et sa place d'Armes. Rien de romano-byzantin, là-haut; rien que du très gothique, d'autant plus depuis que le portail monstrueusement néo-classique de Blondel a été heureusement remplacé par une architecture néo-gothique bien plus conforme à l'ensemble après l'annexion du conflit franco-prussien.
Comme quoi Paris est toujours l'occasion d'en revenir et de se replonger dans les particularités de son propre secteur. Merci aux deux amis couplés pour leur visite du coin de la capitale, qui se reconnaîtront puisque l'argument masculin de ladite paire vient souvent sur ce blog afin d'augmenter le nombre des visiteurs. En attendant leur visite de l'ancienne capitale austrasienne, terminons par une scène de circonstance, parisienne:

Vidéo Youtube



Fin de ma traversée parisienne en fin de journée. Retour à la case Lorraine et son style bien moins romano-byzantin. Comme quoi il aura été possible de placer ce mot composé trois fois dans un seul billet. N'est pas inspiré qui veut quand il veut, surtout dans une chambre d'hôtel surchauffée en pleine période de bullage interne.


F&H

Supercalifragilistique

Publié le 06/02/2008 à 12:00 par schangels
Supercalifragilistique
On aura beau tous finir dans le même trou ontologique; on peut bien faire montre de bonne volonté et dissimuler de bonnes intentions derrière des productions lamentables ... il reste que certaines choses énervent toujours assez pour en faire perdre le sang-froid et le sens de la mesure. Faisons avec.

Rien de tel qu'une bonne mauvaise humeur pour sortir de la torpeur. Je n'aurai donc tenu ma main gauche en jachère qu'une petite journée silencieuse; la "faute" à cet autre Triboulet des Temps Modernes, côté rive gauche.
Pipi au lit ai-je failli faire hier matin ... non pas de peur ou d'excitation, mais de rire. Cali, ou la tête de saule pleureur au service d'une émotion d'écorchés du cortex: quand ''étreinte'' fait bien de rimer avec ''étron'' par le début. Le gentil militant des forces vives chante à la résistance dans son dernier chapelet de fonds de commerce et appelle à la révolte contre le parvenu présidentialisé. ''Ô le méchant président'', qui vend des centrales aux anciens mauvais élèves de la classe mondiale. Une première? Nain de nain, trop cultivé pour comprendre le sens de ''Rainbow Warrior'' et trop fin pour flairer le mot compte triple avec ''francisque''. Mieux vaut faire en sous-main que sous les yeux de toute la presse? Faire en catimini comme on passe les grosses commissions, à l'abri des regards indiscrets? Jolie morale de la mauvaise action en sourdine, moins mauvaise lorsqu'elle est dissimulée!
Comparaison non avenue entre l'ancien de Jarnac et le nouveau de Neuilly, suis-je bête: le gentil blogosphéreux a renié comme tant d'autres de son camp de laiteux concentrés la mémoire du Vieux, victime d'un de ces coups de Jarnac post-mortem: celui d'être dépossédé de son génie machiavélique pour céder la place à une gentille musiquette rosâtre. "Aimez-vous les uns les autres", nom d'un petit bonhomme aux cheveux gras travaillés. Et ta soeur, qui bat le beur pour mieux en tirer la crème par temps d'élections.
Cali pleure l'état de la France et plaint les générations futures. Tant mieux pour son producteur et son impresario. Tant pis pour le reste, dont je suis. Il y en a qui font voter les morts; Cali la pleurniche innove et fait voter les foetus. Respect à ce dernier rempart de la civilisation qui se respecte d'autant plus qu'il prend son nombril pour l'humanité. A quand un bouclier humain de la rue Solférino aux Champs Elysées? Dieu que l'on rigole jaunâtre en terre hexagonale.
Message à l'excité dégoulinant d'amour veau et de tendresse collante au point de laisser des traces sur les robes blanches de sa sainte nitouche pleine de fausse virginité: résiste celui qui subit une pression sur sa personne ou dont on attente à la vie, pour incompatibilité d'opinions ou d'humeurs. Ce qui revient souvent au même, et d'autant plus chez toi -permets-moi le tutoiement, t'es si sympa, voire cool- où le sentiment déborde à ce point que la joie incarne dans tes concerts de saltimbanques proprets ce que l'incontinence est au petit vieux de la maison de retraite des Lilas. Tes épanchements de souci de l'autre m'énervent à un point que j'en viendrais presque à plaider pour une misanthropie de salut public. De la contradiction naît la résistance, précisément, s'il s'agit de penser autrement et de ne pas enfoncer les portes ouvertes. On ne peut pas aimer tout le monde et tout le monde ne plaît pas à son voisin ... tu aimerais que le contraire soit vrai et je serais prêt à te démontrer qu'il n'y a rien de moins vrai.
Anti-performatif: plus on dit qu'on aime et moins on aime ... je le répète après un billet précédent (cf. Problème philosophique n°4). Rien de plus méprisable que ces débordements d'amour aussi mal maîtrisés que le caca par un sphincter usé.
Non pas que je cultive un faible pour les Rollex au poignet, les yachts à Bolloré et les gémissements de pin-up reconvertie un temps à la guitare sèche. C'est plutôt qu'à choisir entre le méchant décomplexé et le gentil complexant, mon choix porte sur la peste plutôt que le choléra. Le méchant ne donne pas de leçons ingrates, lui, qui profite de ce qu'il prend et n'a pas honte de ce qu'il donne faute d'avoir à donner.
Garde donc tes leçons de savoir-vivre pour tes groupies intermittentes, pleure sur ta voisine qui ne veut pas de toi et lâche la prise du politique si convenu qu'il parle à mon cul en raison d'une tête trop malade. Foutu lever matinal sur une nouvelle aussi consternante qu'insignifiante.
Voilà que mon fiel a fini son travail d'interaction réciproque. Je peux donc oublier les rots du gentil troubadour participatif et m'en retourner vers des souvenirs sonores bien plus salutaires. Passage du rose au rouge, de la gauche à l'extrême-gauche ...
... Les Thugs: non pas que j'apprécie beaucoup plus le gauchisme moralin; mais l'énergie était là, dans les mains brûlantes de ce groupe angevin tristement splitté. De bien bonnes mains surchauffées, de préférence à une gueule d'ange enfariné. Peu importe d'où le vent vient, tant qu'il sait rafraîchir la nuque. Le son plus que les paroles, l'impression plus que le sens souvent bien décevant et dont on se passe d'autant plus lorsqu'il éructe d'une face de cucul la praline.

Je conclurai en rappelant au souvenir pas trop ancien de mon billet sur le socialisme à quarante ans; dédicace au Cali quadra(dé)génaire. Je rappellerai aussi que la Jeanne d'Arc pleine de bravitude ne fait pas encore la pluie et le beau temps au pays de la rose et que d'autres cadres savent mettre de l'eau bien plus subtile dans une piquette de rigueur pour militants de base: je reconnais autrement plus de mérite aux Védrine et Moscovici qu'à l'illuminée du Poitou.
Finissons cette pantalonnade par une bonne note finale des Thugs: ''Allez les Filles'':

Vidéo Youtube



Bien d'accord sur le mot d'ordre, même s'il a de quoi sentir le convenu en période de parité de principe; dédicace à mes deux muses numériques de Nice et de Montréal, que je remercie pour leurs interventions qui pétaradantes qui cogitantes. Merci pour ta colle d'hier, Geneviève; pas encore trouvé la suite logique du videur, mais je ne dirai pas plus mon dernier mot ici que pour la logique directionnelle de Rogowski. Suis mon regard!
''C'est quand le bonheur?'' Et ta soeur, bis ... J'ai bien une idée sur la réponse, mais on la devine assez pour qu'elle se passe d'être dite. Réponse qui rêve tout bas de certains voeux de silence par matins de réveil difficile. La faute au paillasson larmoyant. Peut-on demander à une paillasse d'essuyer ses propres larmes?

F&H




Que faire? Que ne pas faire?

Publié le 03/02/2008 à 12:00 par schangels
Que faire? Que ne pas faire?
Photo: ce n'est pas le grand-père d'Eric Gerets, malgré les apparences

Non seulement je n'ai pas eu le temps d'écrire un bon gros billet bien senti ce week-end, mais il semble que le temps me manquera tout autant la semaine à venir.
Sans compter que des amis visiteurs aussi intempestifs qu'impétueux m'ont fait à plusieurs reprises le reproche tout amical d'écrire trop de billets en trop peu de temps pour tirer profit de précédents vite dépassés.
Comprends pas vraiment votre logique, chers visiteurs: pourquoi devoir suivre un rythme de croisière alors que vous avez tout loisir d'aller et venir entre les anciens et nouveaux billets?
De plus et pour finir, il vous reste encore de nombreuses citations à deviner, de nombreux problèmes philosophiques à creuser et l'ensemble des clips étalés à classer selon vos préférences ...

... vous roupillez, vous autres!!! Permettez-moi donc de faire la grève des billets pendant un temps, suffisamment raisonnable pour ne pas constituer une balle dans le pied et ne pas me couper l'herbe sous ce même pied rougi (par la balle, suivez un peu ...).

Pas de musique, pas de citation? Plus de blog?
Si, certes, mais avec la condition renforcée que vous autres soyez plus participatifs, plus interactifs, bref: plus actifs et moins passifs afin de ne pas me donner l'impression de pisser 3 fois sur 4 dans un violon.
Pour punition, je vous laisse avec un document consternant, peut-être incompréhensible pour le commun des mortels dont je suis mais qui a le moindre mérite de contenir une petite perle dynamitée de Pavement: "Serpentine Pad".

Vidéo Youtube



Rien de plus à dire. A vous de faire un peu plus, nom d'un chien. Pis y a du foot à la télé; autre raison de vous envoyer sur les roses. Là.
Et merde, c'est plus fort que moi ...
... question du jour: pourquoi ai-je choisi la photo ci-dessus pour illustrer ce billet?
Stop.

F&H

Me-ssi Me-ssin, Me-ssi Me-ssin, Meee-ssssiii!!

Publié le 02/02/2008 à 12:00 par schangels
Me-ssi Me-ssin, Me-ssi Me-ssin, Meee-ssssiii!!
L'événement est trop rare ces temps derniers pour ne pas être soulevé et porté jusque sur les toits de la cathédrale Notre Dame.
Hier soir en 16e de finale de la Coupe de France, mon club adoré de toujours, j'ai nommé le FC Metz, a retrouvé ses belles couleurs grenat sur le terrain voisin de la Meinau en corrigeant le RC Strasbourg par un joli 3-0 qui rappellera d'autres souvenirs à d'autres supporters.
Et de quelle manière! Un premier but chanceux, je ne le contesterai pas. Mais aussi et surtout de la gnaque, une bonne circulation du ballon, toujours (ou presque) deux joueurs messins sur le porteur du ballon alsako pour finir avec un dernier but de toute, vraiment, de toute beauté. Quelle classe, ce jeune Miralem Pjanic. 17 printemps seulement, pour rappeler tout le mérite de ce vaillant luxembourgo-bosniaque débarqué de par chez nous à l'âge de 14 ans. Raison de plus pour être écoeuré de le prévoir déjà sur d'autres berges que la Seille d'ici 6 mois, à peine. 4 ans au centre de formation, tout ça pour quel résultat en équipe une?
Oublions ces déboires permanents et revenons sur une bien belle soirée qui, faut-il l'espérer, en appellera d'autres d'ici le mois de mai et la fin des haricots. Une dernière fois pour la route: la promenade de Miralem en surface adverse.

Vidéo Youtube



J'en connais qui ont dû s'étouffer avec leurs bretzels, du côté de la Petite France. Notre bas du "rhin" a bien secoué côté Place d'Armes, merci pour nous. Pour une fois. Ne fanfaronnons pas pour autant, car le bilan est trop désastreux pour jouer aux amnésiques optimistes.
Bon vent aux deux voisins nancéiens et strasbourgeois, côté Ligue 1; quant à "nous", le vent ne pourra être que contraire et souffler vers une Ligue 2 déjà promise, mais il saura nous rafraîchir pour plus tard. On ne devient pas supporter d'une équipe selon les hauts et les bas ou les jeux financiers d'actionnaires intéressés; on l'est ou on ne l'est pas. L'avantage des petites équipes qui se rassemblent à coups de sandwichs Steinhoff ou de crêpes lorientaises en tout anonymat, mais avec le sentiment d'avoir quelque chose à porter sur le coeur. Un dragon de la Seille pour ma pomme, quel que soit le sens du vent.
"Ma Lo-rrai-ne est Gre-nat, et elle le res-te-raaaaaaa"

F&H

Crocodile dandy

Publié le 02/02/2008 à 12:00 par schangels
Crocodile dandy
Bonne nouvelle pour ma pomme: je viens d'être accepté comme conférencier à une future conférence cosmoplanétaire sur la paraconsistance.
Version originale: "2008 World Congress of Paraconsistency", qui se tiendra en juillet à Melbourne. L'@dresse de l'événement:
http://www.philosophy.unimelb.edu.au/wcp4/index.html
Est-ce la saga des truthmakers qui aurait mis la bonne puce à l'oreille et appelé les muses formelles à ma rescousse ...
... l'occasion de fêter en passant le passage au millier de visiteurs de ce blog, que je remercie pour leurs coups d'oeil furtifs, multiples et parfois intéressés au point de lâcher un bon commentaire sur la partie droite. A tous: merci, et que la fête cérébro-laryngologique continue tant que l'ensemble fonctionne!!!

Pour qui s'intéresse aux affaires de vérifacteurs et d'implication de la théorie de la vérité correspondance sur la logique paraconsistante, voici tout au moins le résumé de ma future intervention chirurgicale en terre aride:


***********************************************************************
Peut-il y avoir des "Véri&Falsifacteurs''?

L'article qui suit concerne l'ontologie dialéthéiste. En opposition à Priest, lequel a déclaré dans [4] que les propositions excédentaires (vraies et fausses à la fois) devraient être admises mais pas les propositions lacunaires (ni vraies ni fausses), il semble que ce soit le contraire dans une perspective ontologique: il a été dit dans [1] que les états de choses excédentaires constituent une idée saugrenue (p.108).
Nous étudierons les présupposés métaphysiques en faveur ou en défaveur de l'idée de vérifacteurs pour les propositions contradictoires, autrement dit: des véri&falsifacteurs.
Après un premier débat sur la manière de maintenir le principe du tiers exclu tout en renonçant à la bivalence, il a été dit dans [4] qu'un seul et même facteur ne peut pas être considéré à la fois comme un vérifacteur et un falsifacteur en raison de la Loi d'Incompatibilité, ainsi que dans [2] et [7]. Or les dialéthéistes pourraient aisément répondre que de tels fondements ontologiques des lois logiques sont injustifiés, ce que fit Priest dans [3].
En résumé, nous étudierons l'ensemble des présuppositions métaphysiques qui sous-tendent le rejet des véri&falsifacteurs:
(1) la loi d'incompatibilité, et ses prétendus "faits impossibles";
(2) la relation entre possibilité métaphysique et possibilité logique, ainsi que son impact sur la logique de l'imagination;
(3) la signification des valeurs de vérité dans un modèle, ainsi que la prétendue incompatibilité entre le dialéthéisme et la théorie de l'action (assertion négative contre dénégation, dans [6])
Un facteur inconsistant de ce genre devrait être acceptable si une distinction est établie entre vérifacteurs, falsifacteurs, et véri&falsifacteurs. Mais si tel est le cas, les dialéthéistes devraient accepter les faits généraux et rejeter l'atomisme logique s'ils veulent imposer le tableau ontologique de leur paraconsistance forte.

Références citées:
[1] Armstrong, D.M.: Truth and Truthmakers, Cambridge Studies in Philosophy (2004).
[2] Demos, R.: "A Discussion of a Certain Type of Negative Proposition", Mind 26(102) (1917), 188-196.
[3] Priest, G.: In Contradiction, Dordrecht: Martinus Nijhoff (1987).
[4] Priest, G.: "To Be and Not to Be - That is the Answer. On Aristotle on the Law of Non-
Contradiction", Philosophiegeschichte und Logische Analyse 1(1998), 91-130.
[5] Schang, F.: "On how Truthmaking Negative Propositions", The Reasoner, soumis.
[6] Parsons, T.: ''On True Contradictions'', Canadian Journal of Philosophy 20(3) (1990), 335-354.
[7] Wittgenstein, L.: Tractatus Logico-Philosophicus (1921), en part. §6.3751

***********************************************************************

Comment finir un tel billet? Vous le savez aussi bien que moi: en musique, australienne de surcroît et de bon ton.
J'ai bien quelques noms de groupes australiens en tête, parmi les plus connus: ACDC, INXS, Midnight Oil, Silverchair ... je retiendrai deux morceaux parmi ceux-là.

ACDC, pour commencer: inévitable groupe branché sur un courant paradoxalement alternatif, parce que basé tel le bloc erratique sur un indémodable hard-blues criard. Ce fut, c'est, ce sera bon. Le morceau en question (un foutu choix en perspective, difficile de trancher sans sacrifier): mon préféré tout personnel, "Thunderstruck" (1990).

Vidéo Youtube



INXS, pour terminer: moins transcendant et plus feutré que le précédent, ça va sans dire même si je viens de le dire ... un groupe qui a accompagné mes errements de lycéen pendant une courte période, mais suffisante pour avoir acheté plusieurs albums de leur pomme et dans lequel j'avais retenu le morceau suivant: "Just Keep Walking" (1980). Admirez le minois de jeunot punkie (tendance Punkie Brewster, s'entend) et les mouvements plutôt empruntés de Feu Michael Hutchence. Ca sent le rock de trop bon ton pour être vrai, mais le son passe bien et c'est bien là mon essentiel.

Vidéo Youtube



C'est bon, le crocodile? L'occasion de rappeler une de ces formules bien senties du Coluche des sentiers non balisés:
"Quand je vois un chômeur voter, ça me fait penser à un crocodile qui va chez le maroquinier".

A nous deux, Australie terre d'inconsistance!!! Pas besoin de pull en juillet, donc je prendrai des pulls en juillet. Logique.


F&H

Car le temps passe ...

Publié le 01/02/2008 à 12:00 par schangels
Car le temps passe ...
Une colle pour les connaisseurs et historiens de la région (lorraine, s'entend):
A quelle famille appartient cet emblème sur la photo ci-dessus?
Dédicace au temps qui passe et au souci de bien faire entre-temps, probablement ...
A supposer que ce que nous faisons ici-bas résonne pour l'éternité, pour reprendre les termes de Maximus.
"Seize the day", "profite de l'instant présent", "cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie" ... le présent pris en sandwich entre un passé révolu et un futur dévolu. Que dois-je faire maintenant pour m'excuser d'hier et me préparer à demain?
Il est pénible de se rappeler aux mauvais souvenirs de ce que avons eu le tort de faire ou ne pas faire; il est pénible de se rappeler au devoir de ce que nous aurons à faire ou ne pas faire. Il est préférable de songer à ce que nous faisons, maintenant et sans spéculer sur l'avenir ni le passé. Question d'économie de moyens, rien de plus. Question d'avancer plus vite que la flèche de Zénon, aussi et surtout.
Parce que le temps file en proportion de l'âge de nos neurones; parce que le temps présent donne souvent envie de passer directement à l'avenir ou de retourner loin dans le passé; parce que ce genre de réflexions conduisent rarement à des résultats probants; parce que le souci de vivre le moment présent revient plus souvent à griller celui-ci qu'à en profiter vraiment ... et parce que je cherche depuis longtemps un moyen de passer ce morceau qui me restitue chaque fois la patate (pas ensembliste, celle-là) dans son intégralité, je dis: musique.

Vidéo Youtube



Il n'y a qu'un pas, du doigt tendu à la faucheuse; du moins lorsque l'on en assume les conséquences, ce qui est loin d'être le cas de tous les rebelles saeziens de 15 à 22 ans. Que le feu vive en nous, plutôt que dans les poubelles. Histoire de gagner une moindre bataille dans notre guerre déjà perdue contre le temps qui passe. Ouuuhhhh ...


F&H

Souriez, vous êtes filmés

Publié le 31/01/2008 à 12:00 par schangels
Souriez, vous êtes filmés
Simple annonce concise et brève (possible, ici?) entre deux mails administratifs.

Pour les Lorrains câblés sur France 3: annonce ce soir d'un reportage sur les Archives Poincaré, un laboratoire de recherche en histoire des sciences et philosophie dont je ne donnerai pas davantage les coordonnées puisque:
- telle n'est pas la mission de ce blog
- tel ne serait sans doute pas le souhait de son directeur que de voir la serviette mêlée au torchon
- te...le...vi...sionnnnn ... rules ... the ... na...tionnnnnn!!!

Vidéo Youtube



Le reportage passera donc tout à l'heure (dans un quart d'heure, à vrai dire et c'est pas peu dire que c'est pas trop tôt pour le dire) lors du décrochage régional quotidien de Soir 3, sans doute entre 18h55 et 19h.
Vous y apercevrez les big boss du labo, tandis que je sirotais peinard un café crème juste à côté afin de faire mieux passer le Glaireux et les 5 Picon de la veille. C'est que la journée en question méritait d'être arrosée en beauté, rapport à l'événement qui l'avait couronné à partir de 17h. Je déblatère par énigme, certes, mais c'est pour mieux ne pas éveiller les esprits qui s'en cognent et rappeler au souvenir d'une époque où la télé prétendait encore remuer les neurones, éveiller les consciences ou instruire les bonnes gens dont nous sommes. Un autre temps, voire un temps X si l'on en juge par les temps qui courent.
Mais voila que je m'égare encore, tel le cow boy joliment moustachu des frères Coen et ... l'annonce est passée, en interne archivé comme en externe bloggé.
Pour les retardataires intéressés: l'interview sera disponible en ligne demain. Pour les lecteurs de l'Est Répu: voir aujourd'hui page 2 ("Evénement"; tu m'étonnes)
Ce qu'on ne ferait pas pour prétexter la diffusion d'un bon Daft Punk, tout de même ...


F&H

Ma langue au Katz? Pas encore!

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par schangels
Ma langue au Katz? Pas encore!
Le nouveau fameux Allis Ubo m'a retourné le cerveau avec sa dernière colle sur les euros: comment reconnaître le sac des faux euros de 9g chacun si une seule pesée est autorisée? Comment reconnaître la fausse pièce si le poids obtenu ne peut pas distinguer entre les 4 pièces ou 4 sacs accumulés sur la balance?
De deux choses l'une: ou je suis bas du front, et je n'ai plus qu'à me louer le dernier Vercingétorix de Christophe Lambert pour le week-end; soit l'astuce consiste à ne pas s'embarquer dans des tergiversations arithmétiques et à trouver l'astuce ailleurs. C'est le cas de ces nombreuses devinettes vicieuses où la solution est partout sauf là où l'on attend, c'est-à-dire n'importe où sauf dans le domaine décrit par le libellé. Les sacs seraient-ils de couleur différente selon le poids de leurs pièces?
Nikamouk; je trouverais bien une parade en expliquant plus tard les raisons pour lesquelles je ne pouvais pas trouver la bonne réponse. Ruse de la raison en guise de "salut", donc.
Une "belle" solution, dit Allis (a.k.a. Ramone, wahr nicht? j'ai mes sources québecoises à ce sujet)? Traduction: une solution qui n'a rien de l'aridité algébrique ou du froid calcul arithmétique?
Je ne sais pas! Je tirerai mon épingle du sac en prétendant tout au moins que je sais que je ne sais pas; ce qui me fait une belle jambe mais rappellera quelques souvenirs de prises de bec convenues avec le fameux Allis, ces journées d'Archivistes où nous partions ensemble béqueter au RU avec les autres compagnons de la raison raisonnante ... bon vent (des Açores) à toi, Ramoneur des Contextes relativement opaques! Et n'hésite pas à me relancer sur d'autres énigmes, en attendant de trouver la solution à celle-ci.
Merci de ne pas me faire ravaler ma langue trop tôt; cogiter encore un peu je vais, avant la grande leçon inaugurale de ce soir 17h pétantes. Les intéressés comprendront. Pour les autres ... cherchez encore!
La musique adoucit les moeurs, dit-on; voire. Gageons au moins qu'elle fortifiera les synapses. Quoi de mieux qu'un bon "Headhunter" des Front 242 pour poursuivre la ... chasse aux pièces tronquées? Let's go, you proud Belgians. YYaaaa!!!

Vidéo Youtube



Patience avant la solution finale, donc. Que disent les autres? On est peu de choses, parfois et même souvent ...


F&H

Entre actes ...

Publié le 28/01/2008 à 12:00 par schangels
Entre actes ...
Impossible de glisser aujourd'hui un billet consistant et de bonne portée. Trop d'obligations administratives à satisfaire, de coups de fil à passer, de documents à transmettre, de courriers à remplir ... de neurones à user en perte certes utile mais usante.
Comme j'ai besoin de ma dose d'interrogations quotidienne et ma banderille musicale de principe, je ferai coup double mais en coup en vent.
Une devinette, pour commencer. Je l'ai déjà posée à mon entourage proche et affectionné, donc merci à eux de ne pas vendre la mèche s'ils se reconnaissent. Pour les autres, donc ...

Mais qu'est-ce donc, mhh?
C'est meilleur que Dieu.
C'est pire que le diable.
Les pauvres en ont.
Les riches en manquent.
...

Un jambon à l'os virtuel pour celui qui trouve, mais surtout un gage comme à l'accoutumée. A vous de jouer.

Un indice? Disons que les Dire Straits en parlèrent dans un de leurs morceaux phares.
Autre indice? Le personnage en photo ci-dessus aurait refusé aussi bien d'en parler que d'en parler ainsi. Question de principe.

Une banderille, pour finir. Je ne sais pas comment introduire ou lier ce qui suit à une thématique de ce blog, mais une seule chose est sûre: j'ai écouté et regardé les images de ce morceau en boucle pendant des mois, perplexe devant les traits humains saisissants du petit bonhomme en action, dans le clip "Evil" qui suit de Interpol. Toujours ce rythme saccadé et ce mélange de basses-guitare qui donne un son à la fois agressif et reposant. Une contradiction qui fait du bien à mes oreilles, en tout cas.
Un bon mélange de rock répétitif et de voix hautes qui rappellent en vrac celle des Doors, de Joy Division et de Divine Comedy.

Vidéo Youtube



Il était temps que je dépose une vague ondulatoire de ce groupe, dont j'avais écouté le morceau qui précède en boucle lors d'une descente universitaire à Aix-en-Provence. Si je dis: camembert, essuie-glaces, Cassis, calanques et "tu bluffes, Marconi", les anciens protagonistes de ce voyage de conférenciers comprendront le rapport ...


F&H