citation
Publié le 09/02/2009 à 12:00 par schangels
Qui a dit:
"Le nucléaire? Je ne suis ni pour, ni contre; bien au contraire."
Indice, chez vous: bonnet blanc, blanc bonnet.
"Va savoir après ce qu'ils pensent, ces gens-là", a dit Coluche au sujet de cette citation étrange.
C'est bien le problème! La réaction naturelle face à cette formule est d'en pouffer de rire parce qu'elle ne semble pas avoir de sens. N'en a-t-elle vraiment pas et, si c'est le cas, pourquoi?
Pas si facile de deviner ce qui nous donne une raison de railler l'auteur de cette citation aux accents burlesques, et d'autant moins lorsque l'on sait le malin plaisir que prend tout Français moyen à moquer la corporation du gaillard en cause. De bonne guerre; à juste titre, ici?
Qui trouvera le "coupable"? N'hésitez pas non plus à donner votre propre sentiment sur l'absurdité présumée de la formule, sans oublier aussi et surtout de justifier votre point de vue. Je donnerai ma propre version dans un prochain billet, à condition que la bonne réponse soit trouvée d'ici là. Avec pour objectif charitable celui de montrer que la citation peut avoir un sens et n'est pas si absurde qu'il y paraît tout d'abord. Un problème d'interprétation de la négation, pour résumer ...
Interlude musical, d'ici là et pour insister tout en douceur sur le difficile art de manipuler les mots sous l'emprise de la pression qui populaire qui féminine.
Souvenirs, tendres souvenirs d'un âge d'innocence perdu au nom d'une raison impérieuse qui s'incruste entre-temps et à son propre titre ...
En bref: à vos claviers (injonction de fortune, pour la forme) et n'oubliez pas: l'avenir est pour demain!
F&H
Publié le 29/01/2009 à 12:00 par schangels
La citation est à la mode, par les temps qui courent. A défaut de temps ou d'inspiration, autant faire avec celle des autres ...
Ed Hifiant a un fils "spirituel": comment s'appelle-t-il?
Jugez-en par la nature de ses propos, dignes de Murielle Hoquent ...
Qui a dit:
"Il est frappant de constater que, en France, les veuves vivent plus longtemps que leur mari."
Indice, chez vous: cousin des papinades
Rien d'inventé ici, rien que de l'authentiquement vrai. Et tant pis pour son auteur, plutôt habitué du genre par la faiblesse de la tâche qiu l'incombait tristement au point de plier l'échine jusqu'à plus sol.
A la décharge de l'accusé ... pardon, de l'auteur: sans doute entendait-il par sa formule ubuesque qu'il y a plus de veuves en France que de veufs. La faute fatale à son utilisation du pronom possessif "leur", qui laisse entendre que les maris en question sont toujours les maris desdites veuves. Difficile de vivre plus longtemps que leur femme, par le fait ...
En d'autres termes et pour mieux couper les tiffes en 4²: soit V la relation de veuvage, et soit a et b les individus qui satisfont cette relation: une femme (génétiquement parlant) et un homme (peu importe lequel), ou une femme (maritalement parlant) et son mari (donc pas n'importe lequel)?
Pas clair.
Les ambiguïtés courantes de notre langue ont sans doute fait en sorte que le triste auteur voulût dire par V(a,b) que l'individu a est plus souvent une femme qu'un homme, mais sans pour autant que a soit la femme de b. Lorsque a est dans la relation V de veuvage par rapport à b, l'idée charitable serait que a est plus souvent un individu femelle qu'un individu mâle lorsque la relation V est vérifiée sur le modèle du territoire français. En termes formels, cela signifie que V(
f(b),b) est plus souvent vérifiée dans le modèle français que V(
g(a),a) (où
f(b) et
g(a) sont des fonctions qui décrivent la "femme de b" et le "mari de a").
Tout le monde suit, ou je recommence depuis le début?
Moralité: le ridicule de la formule vient selon moi de son apparence sombrement truismatique(!): "les veufs (indépendamment de leur sexe) vivent plus longtemps que leur conjoint" est une proposition logiquement vraie, car les veufs ne seraient pas tels dans le cas contraire. Soit > la relation de plus grande longévité; alors >(V(b),b)) correspond plus ou moins au sens prêté naturellement à la formule évidemment vraie ci-dessus. D'où le ridicule de sortie, qui n'est pas loin d'avoir tué son auteur et a atteint en tout cas sa réputation publique à défaut de son physique privé.
Mais nuance sensible il y a entre (1) V(
f(b),b) et (2) >(V(b),b). Que peut vouloir dire l'auteur, ici? Peut-être pas (2), ne serait-ce que pour le sauver du ridicule. Plutôt (1), qui signifie que les veufs sont plus souvent des femmes que des hommes. Formule maladroite, quoi qu'il en soit et dont le problème vient une fois encore de l'usage du possessif. Dire que "les veufs sont plus souvent des femmes que des hommes" serait bien moins choquant et plus raisonnable de la part de l'accusé de maladresse verbale ...
"Charité bien ordonnée commence par soi-même", comme dirait l'autre moins soucieux de caricaturer ses adversaires que de balayer devant sa propre porte logique. A moins que l'auteur ne soit simplement débile et croit sincèrement que l'expression >(V(a),a) puisse être fausse. Impensable pour un QI même médiocre ...
Tout ça pour dire enfin et une fois pour toutes que les mots ont tout intérêt à être choisis avec précaution lorsqu'ils peuvent être sujets à caution. Très chère, celle-ci, au point de faire dans l'absurde involontaire.
Mieux vaut terminer par de l'absurde bien volontaire, celui-là, digne du baron Otto Derisoir: celui des Bloodhound Gang et leur réjouissant "Uhn Tiss" sur fond de sample bien feutré à souhait:
(Grimace d'anthologie au compteur 1:27)
Groupe fortement recommandé pour les amateurs du genre absurde et pas moins rythmé. Hm-hm-hm, baby. Ti-gili-gili-di-di ...
F&H
Publié le 08/01/2009 à 12:00 par schangels
Le dernier billet déposé laisse peu de ... doute quand au nombre ahurissant des réponses et autres sortes de commentaires qui le consécutent de plein fouet ... une foultitude de silence assourdissant peu étonnant, à vrai dire, lorsque l'on observe à la fois le thème abordé et la façon peu digeste de le présenter. Digestion difficile d'après-sacro-saints festoiements paillards oblige, peut-être ... mais j'en doute, et la boucle sera bouclée.
Une petite citation qui va bien sera plus à même de secouer le cocotier gelé, par les temps qui courent au ralenti verglaçant. La fée électricité a beau être sous la menace d'une surconsommation d'énergie doublée d'une menace post-spoutnik anti-ukrainienne, rien n'empêchera mes chers consommateurs dispendieux de chauffer leur clavier pour répondre à la question suivante.
Qui a dit:
"Les hommes qui savent n'agissent pas; les hommes qui agissent sont ceux qui ne savent pas"
Indice, chez vous: vieille Branche (mais pas trop)
D'une logique impeccable soucieuse de respecter la contraposition, cette formule revient à dire que l'on se soumet d'autant mieux à l'ordre des choses que l'on connaît cet ordre. A supposer qu'il existe, ou que le culte de l'action ne soit qu'une vaine débauche d'énergie tout juste bonne à oublier le laborieux quotidien qui traîne sa carcasse. Youpi, c'est donc la fête ... Reste bien sûr la solution libératrice du culte de l'action pour l'action, à défaut d'en trouver une raison qui vaille. Le poète choisit l'art pour l'art, et le hooligan l'action pour l'action. Même combat? Presque!
Une formule de fataliste, voire de pessimiste ou de vieux conservateur peu enclin à secouer la jeunesse enragée vers des lendemains meilleurs, en tout cas.
Peu importe la valeur de la formule: pas de jugements de valeurs sur ce blog, ou si peu qu'ils sont tout juste inconscients ...
... une autre question à votre adresse, chers lecteurs pas peu dispendieux d'interaction réciproque:
Que dire alors des hommes qui ne savent pas?
Réponse
a: qu'ils agissent
Réponse
b: qu'ils agissent, ou qu'ils n'agissent pas
Réponse
c: qu'ils n'agissent pas
Réponse
d: qu'ils agissent et qu'ils n'agissent pas
Il n'y a qu'une seule bonne réponse, pour information.
Résolution du jour (qui ne dure qu'un jour): peu importe la raison d'agir, tant qu'il y a le mouvement.
Pour la bonne peine, ci-joint un mouvement bien rythmé et facile à assimiler quant à la structure interne du refrain. Du binaire, donc du bon made in ... Stephan Eicher! Incroyable style coldwave venant de sa part, mais c'est pourtant de cette mouvance du début des années 80 que l'ami suisse d'en face a su tirer son épingle du jeu au sein de son premier groupe. Grauzone, ou la zone grise qui résume bien l'esprit d'une génération à l'humeur grisâtre (en compagnie de son petit frère Martin). Pour le plus grand bonheur de nos oreilles et par l'effet de cet éternel paradoxe, si bien formulé par Cioran le jeune vieux: "les pessimistes trouvent du bonheur dans leur malheur".
Il y a ma foi bien loin de son "Eisbär" ici présent (traduction littérale: ours des glaces = ours polaire, voire ours blanc) aux actuelles soupes impersonnelles de sa reconversion variétale. Par les temps froids et ultrapolarisés qui courent donc au ralenti sur fond de crise énergetique anti-ukrainienne, un peu d'exercice électro-industriel ne peut pas faire de mal. "Bewegung, na ja!!!"
J'attends (sage comme l'image ci-dessus) les deux réponses aux deux questions, si tant est qu'il faille le rappeler à ceux dont l'esprit alerte aura permis d'éviter jusqu'à ces lignes un quelconque endormissement subit sur le clavier et sous l'effet de mon écriture soporifique. Point, à la ligne.
D'avance, merci.
"Bonne année?" Si vous le dites ...
F&H
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par schangels
Petite parenthèse côté ballon rond, parmi tant d'autres mais qui a le mérite de distiller quelques grammes de douceur dans un monde de bourrins.
Qui a dit:
"Arriver dans la surface de réparation sans tirer au but, c'est comme danser avec sa soeur"
Indice: E.P.(D.)O.
Autant dire que l'intéressé ressentait une sacrée frustration à chaque occasion avortée.
Pour agrémenter ce court instant de vérité des surfaces de réparation, finissons par un coup de coeur sur un groupe de punk rock irlandais made in Boston. Une ambiance très "british" dans ce qui suit, qui rappelle l'ambiance surchauffée des enceintes de Old Trafford ou Anfield Road. Et pourtant: le groupe verdoyant voue un culte à leur équipe de ... base-ball locale des Red Sox de Boston. Cornemuse + riffs déchaînés = prise aux tripes garantie. Ambiance avec "For Boston" (2001), en l'honneur de leurs très chers.
Curieuse atmosphère prolétaire pour des supporters de base-ball, tout de même: est-ce là le type de chant que l'on est en droit d'attendre à l'intérieur des stades yankees? Impossible pour moi de répondre à ce possible faux-problème puisque je ne comprends strictement rien aux règles et à l'engouement suscités par ce sport de bases (au pluriel, pour précision).
Curieux appellation de groupe pour un groupe de supporters de la petite balle ... et du petit palet, puisque les bons boys soutiennent aussi l'équipe de hockey sur glace des Bruins de Boston. Et pour cause: "dropkick" signifie "donner un coup de pied tombé" et désigne le type de shoot typique des sports de rugby. Occidental ou australien, même combat pour un tir que les footeux qualifieraient de demi-volée (shooter le ballon dès qu'il touche le sol).
Honneur aux informateurs: merci Wikipédia, création semi-divine des temps modernes et quoi qu'on dise sur le problème de recoupement des sources.
Dernier détail: pour les amateurs du film "Les Infiltrés" (de Martin Scorcese, 2006: avec entre autres Jack Nicholson, Leonardo di Caprio, Matt Damon et Mark Wahlberg), la musique d'intro aux accents pure Irish est signée des mêmes Dropkick Murphys. Le titre: "Im shipping up to Boston".
Un choix on ne peut plus judicieux pour un film porté sur la pègre irlandaise de Boston.
"Let's-go-Mur-phys.. clap, clap, clap-clap-clap". Du lourd, du bon, du chaud, le tout sur fond de trèfles parfumés à l'Irish coffee. J'achète, et vous?
F&H
Publié le 17/05/2008 à 12:00 par schangels
(La photo: un T-Shirt provocant parce que pertinent, sur l'interprétation d'une même formule par les différentes religions du monde. La formule: "Shit happens". Une perle trouvée dans un magasin du vieux Montréal, où l'on sait rire grave et sans ambages)
Qui a dit:
"On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui"
Indice: avisé et sans visée
Pauvre jeu de mot final mais qui consacre le retour du Québecois provisoirement exilé sur ses terres fertiles de Lorraine. Pour d'autres billets fertiles en vue, si possible, et à commencer par cette formule d'autant plus remarquable qu'elle me semble très vraie et si prompte à démonter les barrières les plus coriaces du politiquement correct ...
... "politiquement correct": une expression qu'il serait toutefois bon de mettre dans sa poche et ne plus la prononcer si l'on veut encore en être digne, au point que le meilleur moyen de ne pas l'être serait finalement de le devenir. N'y a-t-il rien de plus conformiste aujourd'hui que de dire qu'on ne l'est pas? Ruse de la raison et mauvais jeu dialectique qui fait passer les guignols pour des sages et les sages pour des guignols. "Ne regarde pas ce que je dis" ... vous connaissez sans doute la suite. Dont acte, c'est le mot.
L'auteur de la citation du jour ne manquait pas de casser ces interdits de bon ton, et ce avec d'autant plus de droit qu'il n'a jamais joui de privilèges personnels sinon celui de cultiver le talent de la plume (avec de l'encre, celle-là).
D'autant plus vraie, disais-je, que l'effet perlocutoire (pouêt-pouêt) discours choquant dépend davantage de l'intention discursive du locuteur que du contenu propositionnel de son discours. En d'autres termes, plus simples et moins barbarisants: le scandale d'une parole dépend non seulement de son contenu mais aussi, et peut-être surtout, de la personne qui les prononce. On ne rit pas de la Shoah avec un ancien de la Waffen SS; on ne rit pas des fonctionnaires fainéants avec un partisan de Madelin, etc. En bref, la citation ci-dessous mériterait d'être apprise en boucle dans toutes les écoles de France et placardée, sinon taggée sur tous les murs fissurés des petites ruelles discrètes de nos villes et villages. Histoire de rappeler que le bon goût ou la signification d'une parole est avant tout l'effet d'une interaction à trois places entre un locuteur, un interlocuteur et un thème qui les relie.
La preuve en images, vestige d'une époque où l'on savait se pisser dessus avec des sujets graves. Cas numéro un, celui d'Albert Dupontel et son dégénéré de Bob:
J'avais pensé d'abord au sketch Hitachi des Nuls, avec un Alain Chabat déguisé en Hitler nostalgique de sa grande période d'invasion barbare. Introuvable, dommage.
Cas numéro deux, et pas des moindres, celui de Pierre Desproges (sous-titré). Impensable aujourd'hui, ce genre de discours acidulé:
Moralité: il est permis de se moquer tant que l'intention du moqueur n'est pas maligne. D'où des procès d'intention en série contre qui n'obtient pas ce droit. C'est si simple à comprendre et à admettre que l'on se demandera encore et toujours ce qui nous empêche de le retenir et nous oblige à relancer sans arrêt le thème du droit de rire de tout. Sinon pour combler les heures creuses de cet emPAFfé de "service" public, ou pour permettre aux quelques pistonnés du même emPAFfé de service de prétendre faire rire sans choquer personne mais avec la fausse intention de le faire parce que, tout de même, tout comique qui semble se respecter prétend "déranger" son voisin, ou plutôt sa voisine lorsqu'elle a dans les 80 piges et sent le conservatisme auvergnat depuis sa plus dure enfance.
Dédicace aux Dubosc, Axelle Lafont ou Cyril Hanouna, coquilles vides et dont le talent attribué tient à montrer son cul ou gloser sur son bulbe ou sa touffe devant des téléspectateurs repus et revenus de tout, ou à jouer sinon sur une fausse auto-dérision savamment calculée. Sûr que jouer sur les mots et ironiser sur nos maux n'est pas donné à qui ne serait pas suffisamment instruit pour la peine. Tout à l'inverse de l'auteur de cette citation, que vous aurez sans doute deviné à force de fréquenter ce blog.
Hypothèse de travail: qui se sent gêné par un discours culpabilisant est coupable ou n'a pas le "sens de l'humour", auquel cas contraire il ne se soucierait pas des conséquences d'un rire sinon bon enfant. Ou en d'entre termes: la personne en question prend la mauvaise blague au sérieux soit parce que ça ne le
fait pas rire, soit parce qu'elle ne
sait pas rire et s'avère incapable de distinguer la signification implicite d'un discours. Raciste de base ou cul serré, il n'y a alors pas de fumée sans feu. Problème: comment distinguer le rieur mal intentionné du rieur bien intentionné ... laissant de côté le non-rieur mal ou bien intentionné? Vous suivez toujours? Moi, oui.
Je m'explique encore: une blague raciste, cas d'école en la matière, sert à railler le trait d'un Autre et prête à faire rire si le contenu de l'affirmation est surprenant. Or la gêne implique que l'on prend cette affirmation au
premier degré, lorsque des rires pincés sont à demi lâchés dans les tribunes pour comiques. Pourquoi craindre les conséquences d'un rire qui n'est qu'une réaction à une affirmation de second degré? Parce que son voisin pourrait nous prêter des interprétations de premier degré ... et après? A moins d'être soucieux à l'excès de son image et des qu'en dira-t-on, on peut bien laisser dire et s'en dédire sans que la blague provocante ne soit jamais mal intentionnée et mal interprétée.
Conclusion: on n'a pas honte de ce dont nous sommes parfaitement irresponsables ou de ce que l'on n'interprète qu'au
second degré. Entre la signification
littérale d'une méchante blague de raciste et la signification
non-littérale d'une blague instructive de non-raciste, il y a un grouffre d'intentions distinctes allant de la rombière franchouillarde au Desproges misanthrope pour la bonne cause.
Pas étonnant, si?
F&H
Publié le 01/03/2008 à 12:00 par schangels
Qui a dit:
"Vouloir être dans le vent, c'est une ambition de feuille morte"
Indice: oeuf à la ... tard
J'ai entendu cette formule parlante lors d'une cérémonie de mariage, un jour où un vieux camarade pongiste passait bague au doigt à sa si douce, charmante et patiente complice d'infirmière. Qu'il doit être doux de se faire changer, à l'aube des 3e et 4e âge. Pas de chance, messieurs, elle s'occupe des baveux mais tendance nourrisson. Il restera le fantasme pour vous émoustiller ...
Que ne ferait-on pas pour enrober un rituel social de quelques formules spirituelles qui feront cogiter deux-trois secondes un ou deux enfants de choeur en retard. N'empêche: la formule vaut d'être retenue pour ce qu'elle dit sur les soucieux de leur image et du qu'en dira-t-on: ils sont déjà morts à vouloir être les plus beaux vivants, toujours dans les yeux des autres. Pas simple de rester vivace et de ne pas céder à la tentation des odeurs d'automne, non plus.
Question: comment gagner en profondeur ce que l'on perdra peut-être ou n'a jamais obtenu en longueur, comprenez: en apparence agréablement longiligne?
Réponse: les livres, la curiosité, le courage, la peur (pas l'un sans l'autre), le doute ...
Chacun cherchera midi à sa porte. Un réconfort pour les coquets et coquettes adeptes de la mortitude: midi peut arriver plus vite ou plus tard si l'on joue avec le temps institué et que l'on manipule les aiguilles de l'horloge. Mais qui joue avec les aiguilles fait donc dans la contrefaçon et néglige la véritable cadence du Grand Horloger. S'il y a.
Un peu de douceur, en attendant d'y voir plus clair et de régler le compte au tas de feuilles de mortes par un grand coup de pelle.
Si nous sommes des billes qui dévalons une grande piste grisâtre sans savoir ni d'où, ni vers où, ni comment, il reste le plaisir des couleurs et l'euphorie du mouvement. Comme toujours, et c'est tant mieux:
Les rêveurs sont bénis. Sans oublier toutefois que la beauté n'est pas tant dans la bille que dans l'oeil du spectateur bileux qui sait apprécier pour sa peine la trêve des balles de confiseurs. Nous voilà sauvés.
F&H
Publié le 23/02/2008 à 12:00 par schangels
Qui a dit:
"Je suis un père qui aime son fils, donc je n'ai pas à lui demander de faire ou je n'ai pas à lui interdire de faire. Chaque parent doit soutenir ses enfants mais les laisser décider ce qu'ils doivent faire."
Indice, chez vous: "Reason is Treason"
Pas d'une grande éloquence, ni d'une cohérence exemplaire; mais la formule est assez savoureuse pour la déposer sur ce blog, d'autant plus lorsque vous en connaîtrez l'auteur.
Une leçon d'amour filial pour tous les parents de tueurs en série, dictateurs en puissance et violeurs récidivistes? Laissez vivre, donc laissez faire ... on n'en sortira pas grandi, il suffit de vérifier par la taille de la personne citée. Toute la nuance est dans le "doit", comme toujours avec ces notions dont le sens reste à géométrie très, très variable.
Je profite de la photo ci-dessus pour diffuser quelques bandes d'un film raté: "Assassin(s)" (1997), dont j'ai aimé les prises de vue intimistes de l'auteur Kassovitz mais dont la morale générale tirait un peu trop sur la corde sociologique. Reste quoi qu'il en soit ce passage techno de Carter Burwell, "Total Eclipse", sombre et tonitruant:
"La télévision est la cause structurale d'une violence diffuse où chaque maillon est la victime non-responsable d'un stress collectif, etc." C'est pas moi, c'est "on", pour résumer. Une bonne idée de départ mais mal aboutie, faute de réflexion suffisante sur un thème relancé plus tard par Bourdieu (cf. son ouvrage "Sur la télévision") puis Michael Moore ("Bowling for Columbine"). Sans résultats plus probants, semble-t-il.
Mais jusqu'où ira-t-il (rapport à l'auteur de la citation ci-dessus)? Pas au Panthéon, en tout cas, ni même au Père Lachaise. Manque de talent pour ce faire.
F&H
Publié le 23/02/2008 à 12:00 par schangels
Note:
Comme quoi on ferait mieux de ne pas entrer dans le fichier source lorsqu'on y pige rien en programmation même sommaire; rapport aux deux publicités qui s'introduisent sournoisement depuis mon billet précédent. Encore que les motifs sont bien choisis: contrôle de l'audition pour mémés au beau milieu de pistes musicales ... autre coïncidence qui, décidément, a planté ses sardines sur ce blog.
Mais venons-en à l'essentiel, avant d'aller se pieuter et rehausser le ratio de mes billets/jour. Qui a dit:
"Je ne suis pas encore né. Je suis encore en plein effort. J'espère ne jamais être satisfait."
Indice, chez vous: "vas-y, Jo'!"
J'aurais aimé ressembler à cette personne, s'il fallait ressembler à quelqu'un d'autre que soi-même. Non content d'être admirable à plusieurs égards, cette personne dont je ne laisserai pas deviner le sexe a dit des choses dont j'ai apprécié autant la musique que le ton: qu'elle se construit souvent des images personnelles avant de jouer (mais de quoi? mystère), que la respiration et l'air sont des cadeaux précieux dont on ne mesure pas la saveur. Ajouté à une attitude très réservée et une gueule d'ange ... la personne rôdait déjà, pas loin de ce même billet mais je n'en dirai pas plus.
Dernière note: prière à l'aiglonne de ne pas cracher le morceau, à qui j'avais déjà cité ce passage de choix dans un entretien passé. Merci!
Second indice? La photo ci-dessus, par un rapport intermédiaire qui fait ... "mush".
Un dernier indice? Soyons fous, histoire de ne pas négliger la contribution sonore du billet. "I Wanna Be a Dog", des Stooges (1979). Le rapport? Fusionnel:
Rrrrhhh!!! Comprenne qui fulmine.
J'avais découvert cette bombe sonore au détour d'une scène de "Arnaques, Crimes et Botanique" de Guy "Rules" Ritchie, lorsque le personnage principal Eddy sort du ring de boxe où sa partie de poker l'a fait perdre cinq cent mille livres et le condamne à de sales moments à venir. Un superbe moment de ciné où le gaillard trimbale sa mince carcasse déchue au milieu de la rue, jusqu'à tomber sur son nouveau responsable des créances et dont l'ultimatum lui donne la gerbe. Un de mes parfaits instants sur pellicule.
F&H
Publié le 27/01/2008 à 12:00 par schangels
Qui a dit:
"Mes relations? Un tiers mondains, deux tiers mondistes"
Indice, chez vous: Niels0F
Il n'y a souvent qu'un pas entre mondanités et tiers monde, d'autant plus lorsque l'on passe par la case des Restos du Coeur. La cantine des laissés pour compte et sans comptes, susceptible de relancer la carrière d'un artiste dépassé ou aspiré par un vide d'inspiration sidéral.
Non pas que l'on ne puisse pas faire d'une pierre deux coups: relancer ses ventes de disques et la production de soupes réchauffantes pour SDF en mal de chaleur; mais l'amalgame est ainsi qu'il reste difficile d'être totalement admiratif devant la procédure globale. Tant mieux s'il faut écouter de la soupe pour financer de la soupe, tant qu'elle finit là où il faut. Mais jamais n'aurai-je sans doute le "courage" d'acheter un de ces albums gnangnans ou Goldman passe à Cabrel qui relance sur Calégero avant de conclure par Cali qui saute sur Ruiz. Je préférerais tant payer mon tribut national et faire patte blanche devant une juste imposition, comme le voulait la IVe République ... cette chère quatrième hyperinstable dont la Constitution prévoyait néanmoins un devoir d'assistance publique pour mendiants, clochards et SDF selon votre humeur taxinomique.
Une pièce ou deux représente si peu dans un jour, tandis que la multiplication du peu débouche parfois sur du beaucoup; et peu importe si le clochard (mon terme à moi) en use pour se caler la panse ou se remplir le gosier. Je serai toujours mal placé pour donner la leçon de morale, car le petit bourgeois locataire a ceci de pratique qu'il vit moyennement sans rien trop devoir à personne. Qu'il se dispense donc d'en imposer aux autres. A votre bon coeur messieurs dames ou, faute de mieux: à votre bon sens.
On fait comme on peut pour être un tant soi peu différent, le temps d'une vie; il y en a qiu se brûlent le dard et meurent très vite, puis d'autres qui misent sur la durée et s'emmerdent très tôt. Je situerai la troisième qui suit entre les deux: une sorte d'incarnation moderne des leçons de prudence et de morale doucereuse selon Horace, interprétée par une grande sauterelle qui me plaît autant par le physique que par ses mots d'esprit légers et pertinents. Sans jamais frapper fort ni faire mal, puisque l'intéressée se donne un rôle de défenseur de la classe moyenne progressiste adaptée à son milieu ambiant et respectueuse de la loi du milieu.
Je veux parler ici de Zazie: un grand bout de femme qui me plaît mais dont je n'achèterais pas les albums pour autant, car faut pas pousser pépé dans les orties. Pas assez de riffs, pour le moins, pas assez de rythmiques samplées et pas assez de distorsions musicales pour ne laisser place qu'à des accompagnements en instruments à vent et pianio de salon. Trop de voix, trop peu de sons. Pas pour moi, ce style rattaché au style variété. Je retiendrai cela dit quelques titres accrocheurs: "Tout le monde", "Des rails" et le "Rodéo" que voici, où j'ai apprécié les contre-temps de la boîte à rythme. Un détail de l'accompagnement, mais auquel j'attache le plus d'importance au final.
La morale est très convenue: les mâles flambeurs sont des salauds qui ne respectent pas l'intégrité morale et physique de la gent féminine + la drogue c'est pas bien et ça tue à petit feu. Qui a dit qu'harmonie et longueur allaient de soi ici-bas. Bref ...
Là n'est pas l'essentiel, que je situerai plutôt dans l'art consommé par la chanteuse de sauter d'une rime à un jeu de mots en toute légèreté. J'applaudis, en toute discrétion.
Ce n'est pas toujours dans le chant anglophone et les sonorités de son de cave que l'on trouve de quoi se remplir les oreilles. Il aura été dit que la grande pensionnaire des Enfoirés me tape souvent dans l'oeil. L'exception qui confirme la règle, en somme: tout antisémite a son Juif, tout anticlérical a son curé ... tout anti-mouches à merde à sa sauterelle, dira-t-on pour ce billet dont la principale revendication serait l'imposition sur les ménages moyens pour le droit à l'assistance publique. De quel droit, et à quel titre: pourquoi payer pour des clodos qui n'en fichent pas une rame, pourquoi débourser pour des assistés qui refusent sciemment de retourner au travail ... Argument choquant, mais pas totalement invalide et c'est là que la bonne conscience devrait prendre congé pour régler ses comptes une fois pour toutes. Il y a des cas trop désespérés pour remonter la pente seul, mais il y en d'autres aussi qui ne demandent que la paix sauvage et une bonne soupe par temps froid. Pas de règles, pas de tout fainéant et de tout martyre. Pas plus qu'il n'y a de législation parfaite, de toute façon. Qu'importe: tout le monde accordera qu'il y a des morts de froid difficiles à justifier par le goût du travail et la civilisation de l'effort. La vertu peut bien s'accorder deux-trois écarts et gérer quelques contradictions au nom de ceux qui la récusent. On est humanistes, ou on ne l'est pas humanistes. Nous aimons nos prochains? Alors montrons-le monnaie sonnante et trébuchante. Une assistance financée, des repas offerts par les soins de l'Etat ponctionnaire et des consciences qui se soulagent sans avoir à supporter les bras dessus bras dessous de chanteurs désengageants. Que la solidarité fasse son boulot dans la discrétion des feuilles d'impôt, sans chichi et sans prime-times sur TF1; ou qu'elle ferme sa gueule pour de bon et que l'on cesse de prendre la France pour ce qu'elle n'est pas. Tapez 1 ou 2, selon vos affinités électives; le mien est signé puis cacheté stampel en main, la tête de Marianne en haut à droite plutôt que la face de Cali en bas à gauche. Question de méthode et de cohérence, somme toute.
Pour un service de salubrité publique, enfin: supprimer les albums sans goût d'artistes sans inspiration. Enfin moi c'que j'en dis: que peu n'importe le flacon que lorsqu'il y a l'ivresse. Pas dans ce pudding télévisuel chanté par des comiques au coeur sensible mais à la voix de routier fumeur de Gitanes maïs.
La reconnaissance du ventre devrait avoir ses limites artistiques, non? Pour que l'on en sorte grandis plutôt que grossis.
F&H
Publié le 25/01/2008 à 12:00 par schangels
Qui a dit:
''Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme; le syndicalisme, c'est le contraire''
Indice, chez vous: je ne sais ni ...
Cette formule est d'autant plus remarquable lorsque l'on cogite quelques secondes sur l'origine de la chatouille. Je ne vais pas refaire le sketch des Guignols sur l'audition d'Alain de Greff devant un CSA médusé par une blague sur l'enculage des moutons par Michael Kael. Encore que je vais procéder comme tel, histoire de comprendre ce qui suscite l'excitation des zygomatiques dans cette formule.
Pourquoi est-elle drôle? Parce qu'elle surprend, comme la plupart des blagues; mais aussi et surtout parce qu'elle détend en étonnant. Etonnement = protreptique, chez Aristote, c'est-à-dire l'art d'étonner le locuteur et de lui donner l'envie d'en savoir plus sur un problème. Le problème, ici, c'est celui de comprendre ce qui rend cette formule absurde et donc hilarante.
Mon avis: qu'à la différence de la surenchère qui finit par ne plus faire rire personne, témoin le trop-plein de n'importe quoi étalé par les Robins des Bois il y a quelques années de cela sur Canal +, cette citation cultive l'art de produire de l'absurde ou du paradoxal dans un contexte d'abord très sérieux. Qui baigne dans le 12e degré du début à la fin de son sketch ne fait rire que sa mère ou son neveu neuneu, et le mérite revient aux grands comiques de glisser subrepticement d'un degré à un autre pour être d'abord pris au sérieux avant de partir en sucette: De Funès, Jean Yanne, Dupontel ... qui continuent de simuler le 1er degré lorsque tout le monde les interprète au 12e. Pas donné à tout le monde de maintenir l'impression du contraire. C'est là le fameux principe du
décalage entre les degrés de signification (littérale pour le comique, non-littérale pour le spectateur) dans nos actes de langage, comme l'avait bafouillé la marionnette d'Alain De Greff: le contraste produit n'est pas prévu par le spectateur et le fait rire. Pour ceux qui ont oublié la scène mythique en question, petite cure de rappel afin de ne pas mourir bête:
Pause: le paradoxe du menteur ou d'Epiménide le Crétois, le paradoxe du barbier de Russell, le paradoxe de Moore ne font pas franchement pisser de rire, sauf les Quakers ou Mormons tant habitués à une vie de chien qu'un rien amuse.
Reprise: la différence vient de ce que l'absurde de la formule ci-dessus porte autant sur la conclusion que sur celui qui la prononce, et faire du second degré suppose que le locuteur joue avec la signification littérale des mots pour bluffer son interlocuteur; rien de tel en philosophie. Epiménide n'est pas ridicule lorsqu'il prononce sa fameuse phrase paradoxale ''cet énoncé est faux'', qui est donc vrai s'il est faux et faux s'il est vrai. Aucun risque de coulante devant un tel paradoxe littéralement littéral. Une grande amie (qui se reconnaîtra, je suppose) a un jour félicité mon frère l'écrivain pour sa ''verge'' ... avec l'intention de parler de la verve de sa plume, mais le quiproquo avait de quoi la faire rougir. Conclusion: ce qu'elle a dit était ridicule et porta sur sa personne; elle eut honte; rire.
Pourquoi l'auteur de la citation ci-dessus serait-il ridicule s'il la prononçait au premier degré? Parce qu'il obtiendrait évidemment l'effet contraire (c'est le mot) de ce qu'il cherche à obtenir ou faire comprendre sur sa caisse en bois en pleine harangue militante: le syndicaliste n'est pas un libérateur s'il représente le contraire de l'homme exploitant l'homme, et c'est pour ne pas maîtriser les règles d'opposition conceptuelle qu'il fait pitié à entendre puisqu'il ne risque pas de convaincre un seul et ses auditeurs.
Explication. Le contraire de l'exploitation, c'est la libération; mais là n'est pas le problème. Le contraire de l''exploitation de l'homme par la femme, c'est l'exploitation de la femme par l'homme. Donc le contraire revient à
inverser les termes d'une relation à deux places, où les deux arguments sont reliés par une relation d'exploitation; les deux arguments sont un seul et même ici, l'homme symbolisé par ''h'', et l'on obtient donc la formule logique E(h,h) pour symboliser l'exploitation de l'homme par l'homme. Plus clair, mais vraiment pas plus drôle et sans doute triste à mourir pour certains lecteurs déjà retournés à un site de bricolage. Il y a des blagues qu'il vaut mieux ne pas expliquer pour ne pas casser l'ambiance.
Je continue pour les autres, toutefois: comment inverser le couple (h,h) sans retomber sur le couple (h,h) de départ? Pas possible, donc le tribun est ridicule parce qu'il cherchait à faire effet par une formule choc et qu'il se prend les concepts dans le tapis de la contrariété. Si le syndicaliste est aussi pourri que le capitaliste ennemi, alors pourquoi militer sur une caisse en bois plus longtemps? En effet, et l'auteur de la citation que je vous soumets ici n'en pensait pas moins sur la logique du jeu de dupes syndical entre des ouvriers de base qui cotisent et des chefs de cellule qui encaissent.
Sûr que la citation fait beaucoup moins rire après les deux paragraphes ratiocinants qui précèdent; mais ils m'ont servi à introduire un thème qui me tient à coeur et que j'aborderais dans un très prochain billet: la
théorie des oppositions, et l'étude des relations d'
incompatibilité parmi une pléthore de concepts quotidiens. Pas si simple de définir clairement la signification du concept de contrariété, souvent confondu avec celui de
contradiction. La contradiction de E(h,h) n'est pas E(h,h) mais la négation de E(h,h), c'est-à-dire l'idée que l'homme n'exploite pas l'homme. Plus rien de ridicule, ici, mais plus rien de drôle non plus si l'on conseille au piteux tribun de remplacer ''le contraire'' final par ''la contradictoire''.
C'est ce genre de distinctions entre plusieurs formes d'opposition qu'Aristote a introduites au sein de sa compilation logique, l'Organon et en particulier son
Peri Hermeneais (
De l'Interpretation, pour les francophones). C'est ce genre d'oppositions que le philo-gicien Robert Blanché a retrouvées dans un grand nombre de champs lexicaux: pas simplement les quantités, comme chez Aristote, mais aussi les couleurs, les relations de grandeur, les modalités, les connecteurs logiques, autant dire: aussi bien des prédicats que des opérateurs, des verbes que des noms, des propositions entières ou des termes généraux. Pour résumer: deux choses sont contraires si elles ne peuvent pas être vraies en même temps mais peuvent être fausses ensemble: ce ne pouvait pas être le cas de l'exploitation de l'homme par l'homme, vu que son prétendu contraire est tout aussi vrai que lui. Donc "l'exploitation de l'homme par l'homme" n'a pas de contraire. Donc humour.
Jusqu'où peut-on enrégimenter le discours ordinaire et expliquer ce qui peut être ou ne pas être
vrai en même temps? C'est la question que mon camarade philosophard Alessio Moretti (a.k.a. ''Vertices de Nice'') s'est posé dans sa thèse en prochaine gestation finale (voir le billet ''Coups de pub: ça continue''), avec en prime un vaste arsenal logico-mathématique qui fait passer le travail d'Aristote pour simple goutte d'eau dans la mer. Chapeau, moussaillon. Gros plan sur ton boulot pour très bientôt.
N'oubliez pas de rire entre deux échauffements cérébraux; on dénature les choses à force de vouloir les analyser et les comprendre en profondeur; je l'avais dit dans le billet suivant, je l'ai démontré dans celui-ci. ''Désolé'', comme disait l'autre tête de turc des Guignols à l'époque où leurs auteurs ne se prenaient pas encore au sérieux.
F&H